Je viens d'écouter Second Regard. Alain Crevier s'est rendu à l'Arche en France pour y rencontrer Jean Vanier. Je suis déjà allée l'écouter en conférence et je buvais ses paroles de sage. Je ne voulais pas rater une occasion de le réentendre, d'autant plus que je prépare une activité sur la réalisation de soi pendant laquelle je veux faire découvrir différents personnes qui se sont réalisées et qui peuvent être des modèles. Voici ce que je veux retenir de ses propos d'aujoourd'hui.
Des paroles qui font du bien et qui font réfléchir
- Le plus important dans nos foyers est de dire «Je suis content que tu existes!»
- La faiblesse c’est le ciment de la relation. Alain Crevier : C’est par la faiblesse que s’exprime Dieu.
- «Ce n’est pas moi qui a besoin de Dieu c’est Dieu qui a besoin de moi.» a dit une femme d’Auschwitz. Tellement aimant, Dieu ne peut pas obliger, violenter… Il ne peut qu’offrir.
- Comment Dieu peut-il exister alors qu’il y a tellement de souffrance dans le monde? Jean Vanier répond : c’est parce que Dieu veut que toi tu agisses. Il ne veut pas nous traiter comme des petits enfants pour lesquels papa fera ce qu'il faut afin d'enrayer les difficultés. Il a BESOIN de nous.
- L’amour est toujours libérant. L’amour te permet d’être libre, d’être toi, de découvrir tes forces pour faire un monde meilleur.
- On a peur de mourir parce qu’on a peur de ne pas s’être totalement réalisé. On se sent coupable parce qu’on ne sait pas aimer. Avant, on vivait avec des certitudes imposées. Aujourd’hui, il faut pousser les jeunes dans leur recherche de sens. Il faut découvrir qu’on peut donner la vie aux autres, transmettre une espérance.
- Les handicapés sont libres. Ils ne sont pas coincés. M. Vanier dit qu’ils ont réveillé en lui l’enfant. On est hors des conflits et des rivalités avec eux. On est une communauté, il y a une appartenance les uns envers les autres. Chacun cherche à être lui-même et libre.
- La confiance a été remplacée par la rivalité et l’importance de se prouver entre nous que nous avons de la valeur. Les handicapés, eux, sont dans le monde de la confiance. Le monde de l’individualisme, au contraire, amène la compétition et l’angoisse de ne pas réussir.
- Il n’y a pas de loi ici à l'Arche, sauf celle de la personne : aider chacun à être lui-même.
- On a besoin de très peu de choses pour vivre. La publicité nous fait croire autre chose. Rien de superficiel, rien de luxueux, rien de trop dans sa maison.
Revoir le reportage
Livre : Jean Vanier et l’arche, une communion dans l’amour de Kathrin Spink