Diane Delisle

Le ePortfolio d'une Professionnelle à la Pédagogie au Primaire

Je partage

10 avril 2010

Conférence de Britt-Mari Barth


Quel privilège d'avoir rencontré cette grande dame suédoise!

Une partie de son inspiration: Jérôme Bruner.

D'entrée de jeu, elle nous a demandé notre aide afin de réussir à trouver le mot le plus juste pour définir «apprendre». Pour moi: construire, expérimenter, s'ouvrir.

De là toute l'importance de mettre des mots sur un concept.

Une définition du concept? «En philosophie, nous a-t-elle dit, un concept est défini comme: une pensée abstraite désignée par un (des) mot(s) qui se réfère(nt) à un ensemble de caractéristiques qui sont communes à une pluralité d'exemples ou de cas réels.»

Pour parler d'un concept, il faut 3 éléments en interrelation: pouvoir le définir avec des mots, lui attribuer des caractéristiques et fournir des exemples ou des situations qui démontrent ce concept.

La façon de faire avec les exemples oui et les exemples non:

- Les exemples oui: tout ce qu'il faut pour comprendre. Il faut comparer les exemples oui pour trouver ce qu'ils ont en commun.

- Les exemples non: ils nous aident à délimiter le sens.

Dans l'exemple du primaire visionné au MELS, des enfants nomment parfois des caractéristiques qui ne mènent nulle part. L'enseignant les accueille et les note. Nul besoin d'avoir peur de se tromper. À force d'observer les exemples, on en viendra qu'à biffer les faussetés. J'aime bien cette façon de faire qui protège le SEP (sentiment d'efficacité personnelle) et qui permet le risque (formation de Barrie Benneth).

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23 juin 2009

La gestion du temps


Le site de la vidéo que j'ai écoutée sur la gestion du temps de Randy Pausch
http://video.google.com/videoplay?docid=-5784740380335567758

Connaissez-vous Randy Pausch ?

Il s’agit d’un informaticien qui est décédé d’un cancer du pancréas en juillet dernier alors qu'on lui donnait 3 à 6 mois à vivre en août 2007. Il a travaillé pour Disney ainsi que pour Google. Sa conférence « Really achieving your childhood dreams » (Sept 2007) qu’il a donnée à la Carnegie-Mellon University de Pittsburg a fait le tour du monde. Sa dernière conférence « Time Management » (Nov. 2007) donne plein de pistes intéressantes pour la gestion du temps.

La vidéo dure 1h26 environ.

Documents en lien :
- http://www.cs.virginia.edu/~robins/Randy_Time_Management_UVa_2007_slides.html (version PPT)
- http://www.cs.virginia.edu/~robins/Randy/RandyPauschTimeManagement2007.pdf (version PDF)

Ce que je veux en retenir et mettre en application :

- Faire les choses bien ou faire les bonnes choses
- Ne pas planifier équivaut à planifier l’échec
- Ma boîte de courriels n’est pas une «to do list» ( Elle devrait contenir moins de 20 items)
- Garder son bureau propre et focusser sur une chose à la fois
- Toucher une seule fois un papier ou ouvrir une seule fois un courriel (pour les éléments simples à mon avis… Et je préfère la technique du fromage suisse pour les plus gros projets: un trou à la fois mais toujours plus de trous… Ça avance.)
- Gérer son temps avec un agenda libère de l’espace dans le cerveau : on n’a pas besoin de s’en rappeler, c’est inscrit.
- Écrire des notes de remerciements souvent. Pas en courriel. Cartes accessibles facilement à la maison, au travail…
- Tu n’as pas à chercher du temps pour les choses importantes, tu as à les faire.
- Fermer la boîte de courriels pour ne pas être dérangé. Les regarder en fin de journée.
- Me demander si quelqu’un d’autre peut faire ce que je dois faire. Déléguer. Garder le plus difficile ou le plus plate. Donner précisément les consignes et les délais. Pas le comment mais le quoi faire. Remercier. Apprécier.
- La procrastination est un voleur de temps.
- Les échéances sont importantes : établissons-les nous-mêmes.
- Si tu n’as pas le temps de le faire bien, tu n’as pas le temps de le faire mal.
- Le temps est tout ce qu’on a et on en a moins qu’on pense.
- Réévaluer dans 30 jours pour voir ce que j’ai changé.

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24 mai 2009

Les mains


C'était le 25e anniversaire de prêtrise de mon ami. Il a profité d'une messe Haydn-Haendel chantée par le choeur du Vallon (dont il fait partie) pour célébrer. Que de souvenirs à l'entendre présider cette messe! Il m'avait tellement fait vivre des moments intenses de vie communautaire pendant 10 ans. Je me reconnectais à cet enthousiasme, à cette foi inébranlable.

Il me semblait que je retrouvais une partie de moi. Cet espace si difficile à nourrir aujourd'hui.

Mon ami a un charisme unique, un don très particulier de communicateur et une foi immense. Ce matin, il a raconté une histoire que je l'avais déjà entendu raconter là où j'habitais avant. J'en écris ici les grandes lignes.

Après un grand bouleversement qui a fait beaucoup de dommages dans un village, les citoyens sortent de leurs maisons et constatent les dégâts. Ils retrouvent une statue de Jésus en miettes. Ils décident de la reconstituer. Ils cherchent tant bien que mal les morceaux de l'oeuvre et la remettent sur son socle. Mais ils ont beau explorer, ils ne retrouvent pas les mains. Ils décident de la laisser ainsi. De retour près de la statue le lendemain, ils remarquent que quelqu'un avait placé un immense écriteau sur la statue. On pouvait y lire: «Je n'ai pour seules mains que les vôtres».

À la fin de l'année, lorsque j'enseignais l'enseignement religieux, je racontais toujours cette histoire à mes élèves. Je voulais leur expliquer que c'était à leur tour de faire en sorte que le monde soit meilleur, qu'ils étaient les mains de Dieu.

Ce matin, mon ami a fait tourner toute la messe autour du concept des mains. Il nous a raconté toutes ces mains qu'il avait vues venir communier. Celles qui l'émouvaient le plus en paroisse étaient les mains des gens âgés, tremblantes. Et aujourd'hui, devenu aumônier dans un hôpital, ce sont celles des malades qu'il accueille, parfois amaigries, ayant peine à s'ouvrir...

Avant d'être prêtre, il était infirmier. Puis, il a senti un appel et est entré au Grand Séminaire. Pour en ressortir. Pas ce qu'il voulait. Il est retourné à l'hôpital. Pour ensuite ressentir à nouveau un appel et y répondre. Il est de ces prêtres jeunes tellement connectés à l'essentiel, si ouvert et tourné vers ce Dieu qu'il nous fait comprendre comme étant Amour. Juste ça. Tout ça. Que ça! Et qui que nous soyons, tels que nous sommes vraiment, nous sommes aimés, choyés, uniques.

Je suis si heureuse de connaître une personne telle que lui. Il ne sait pas le chemin de foi qu'il a pu me faire faire. Ou il le sait si peu. J'étais très émue d'être là aujourd'hui. Je sais que les malades et les familles qu'il rencontre sont sans aucun doute touchés par lui. Et je sais qu'il met en pratique ce qu'il nous lançait comme appel ce matin: que nos mains soient empreintes d'humilité et de douceur...

...

«Grâce et bonheur m'accompagnent
tous les jours de ma vie...

Le Seigneur est mon berger
Rien ne saurait me manquer...»

Nous avions lu ça lors de mon mariage...
C'était aussi le psaume de son entrée comme prêtre.

Bien des événements ont été traversés. Pour lui. Pour moi.
Mais cette phrase demeurera toujours vivante.

Merci...

Ajout du 2 juin 2009: son homélie. Merci!

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4 octobre 2008

Partager, découvrir, oser


J'ai participé à la préparation de la conférence d'ouverture du colloque des enseignants de la Commission scolaire des Premières-Seigneuries. Nous avons réussi à toucher les gens d'une manière particulière.

Au départ, nous cherchions un conférencier de haut niveau qui pourrait nous entretenir sur le thème Partager, découvrir, oser. Pas facile de dénicher quelqu'un qui pouvait se rendre disponible pour la date prévue.

Comme c'était le 10e anniversaire de la commission, nous avons pensé qu'il serait intéressant de se tourner vers d'anciens élèves qui se démarquent aujourd'hui dans un domaine ou l'autre. À partir de cette idée, nous avons créé un petit scénario de présentation. En voici l'essentiel.

Des enfants entrent les uns après les autres dans l'auditorium. Ils représentent chacun un de nos panellistes. Chaque enfant se déplace et dit quelques mots avec une façon d'être qui ressemble à ce que chaque ancien élève est devenu. Quel plaisir j'ai en coulisses à percevoir les sourires ou à entendre les rires de ces enfants devenus grands qui se reconnaissent!

Puis, chaque enfant arrive sur scène dans un décor de classe reconstituée et se présente à son prof. «Allons-nous faire un conseil de coopération?», dit celle qui deviendra avocate et qui se rendra au Darfour avec Louise Arbour pour défendre les droits humains. «Allons-nous faire des expériences scientifiques?», demande le futur électricien. «Allez-vous nous permettre de jouer à des jeux de rôles médiévaux?», s'exclame celui qui allait créer un centre récréotouristique.

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28 mai 2008

Richesse du coeur


Je cherchais une référence en lien avec un de mes anciens profs d'université. J'ai eu bien peu de profs inspirants à l'époque. Et je suis tombée sur ce texte: Être là, d'André Paré: http://www.scom.ulaval.ca/Au.fil.des.evenements/1998/12.10/idees.html

André est un être à part qui m'a beaucoup influencée à l'époque avec la psychosynthèse. J'avais commencé des cours de 2e cycle avec lui et je trouvais que nous parlions d'éducation mais davantage de l'humain qui apprend. Je ne savais pas que c'était les débuts de son parcours en psychosynthèse...

Je vois qu'on lui a rendu hommage en 98 et j'en suis très heureuse. Il est de ces êtres à part qui influencent la vie des autres, qui les rendent meilleurs.

Merci André pour ce que tu es! Je te reconnais bien dans ce message que tu as livré et encore une fois, tu élèves mon âme. Merci à toi!

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13 avril 2008

Ce qu'il reste de nous


J'avais déjà vu ce film. Dernièrement, je le décrivais comme un film que j'avais beaucoup aimé, qui m'avait bouleversée. Je viens déposer ici ce que je ne veux pas oublier.

À l'époque de mon 1er visionnement, j'enseignais en 4e et nous parlions du bouddhisme. Je trouvais cette religion très inspirante. De plus, je faisais beaucoup de yoga à ce moment-là, avec une québécoise bouddhiste. Ce dont elle nous entretenait, de manière très respectueuse, me faisait grandir. Je rappelais fréquemment à mes élèves qu'on y prônait la Voie du milieu. Ni trop, ni trop peu. L'équilibre.

Une autre phrase-clé du film vient d'un moine: l'important pour nous, disait-il, est de ne pas nuire. Puissant! À quelques occasions dans le film, on fait allusion à Ganhdi, à sa lutte par la non-violence. On nous montre des extraits de vrais reportages qui nous confirme cette façon de lutter.

La paix, la non-violence, l'espoir: tout ça est tellement présent, tellement souhaitable pour le Tibet. Mais ô combien difficile pour ce peuple brisé depuis 1950, qui perd peu à peu sa langue et son identité, qui est ensevelie par la Chine.

Je veux bien comprendre les efforts des athlètes qui ,comme le disait Louis Garneau, s'entraînent depuis 4 ans en vue des Jeux. Mais malgré toute l'empathie que je peux avoir face aux sacrifices qu'ils doivent faire, je ne peux prioriser cela quand on pense à tout un peuple opprimé qu'on est en train de faire disparaître. Il n'y a aucune commune mesure entre les deux.

Je me souviens d'une religieuse maintenant âgée que je connais depuis plus d'une vingtaine d'années. Sa sagesse est immense. Un soir, elle relatait les nouvelles du jour en soulignant que la vérité venait du peuple. Que les changements importants venaient de la population. Je pense à elle à chaque fois qu'un peuple réussit à poser un nouveau pas vers plus de paix.

Le film nous montre tous les papiers classés à l'ONU... Qu'avons-nous fait depuis 1950, dit la voix de celle qui voulait voir ce qu'il restait de son pays d'origine, de là où elle est née? Que ferons-nous pour eux? Il faut absolument en parler, au moins. La Chine ne peut pas continuer à opprimer un si beau peuple. Les Olympiques sont vraiment un beau lieu pour que le peuple mondial s'implique.

On dit aussi qu'acheter c'est voter. On peut lutter par notre pouvoir d'achat. Les consciences s'éveillent. Les Waridel et Pinard nous aident à devenir conscients des choix économiques que nous faisons. Merci à eux et ajoutons nos voix aux leurs afin que la population se lève et agisse. Ajoutons notre drapeau de prière à ceux du Tibet. Que le vent l'agite bien haut et fort afin que les Tibétains gardent espoir.

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12 février 2008

Coup de coeur pour Yves Nadon


Je l'avais un peu prévu...

J'avais entendu parler de lui avec passion par Anick, orthopédagogue, il y a quelques années.

Comme j'ai quelques demandes d'enseignants en lien avec la lecture ces temps-ci, j'ai voulu m'alimenter un peu plus avec de nouvelles lectures. J'avais lu La lecture De la théorie à la pratique de Jocelyne Giasson, un incontournable. J'ai acheté Lire et écrire en première année... et pour le reste de sa vie d'Yves Nadon .

Je suis vraiment comme ma plus vieille qui veut toujours tout essayer. J'aurais le goût d'aller au 1er cycle pour actualiser ce que j'y trouve. Enseigner avec passion à partir des livres de littérature jeunesse et non pas des manuels scolaires. J'ai toujours eu un amour fou des livres pour enfants au point que mes propres enfants sont toujours étonnées de me voir revenir d'une librairie avec des albums à mon âge...

Comme il doit être stimulant de recevoir un anneau de douche (!) dès la 2e journée d'école afin d'y glisser un mot nouveau chaque jour écrit sur un petit carton perforé, analysé avec le professeur et illustré par l'enfant au verso. On ressort l'anneau à la fin de la semaine pour voir si on peut lire les mots. Les bons sont gardés dans une boîte identifiée au nom de l'enfant. Les autres, jetés. On repart en neuf. On n'accumule pas une quantité de mots indigeste. On repart en neuf chaque lundi.

Puis, on remplace l'anneau de mots par un dictionnaire personnel. Chaque semaine, on ajoute 2 mots.

Il y a aussi le sondage matinal. On répond avec des petits cubes de couleur qui glissent dans un «tube-réponse» et forment automatiquement un beau diagramme en 3D.

Tout au long de la journée, il y a une alternance de lecture partagée, de lecture du sac et de lecture guidée.

La lecture partagée

Avec un texte que tous peuvent voir. On lit en groupe. Le prof aborde des stratégies de lecture importantes.

La lecture guidée

En rencontre individuelle avec le prof pour analyser les méprises selon le système d'analyse de la chercheuse australienne Marie Clay. On y décèle les stratégies utilisées, surutilisées et non utilisées. Une explication détaillée est fournie. La technique semble simple à utiliser après quelques essais. Le fruit de ces rencontres amène une mine d'or de renseignements pour l'enseignant. Il saura ensuite comment regrouper les élèves afin de leur enseigner une nouvelle stratégie.

Mais quand enseigner justement?

Pendant une vingtaine de minutes, au moment de la lecture du sac. M. Nadon prépare des sacs de lecture personnalisés pour chaque enfant selon son degré d'aisance à lire. Les livres sont classés en 4 niveaux de développement avec 3 degrés de difficulté par niveau. Dans chaque sac, il y a quelques livres (il enseigne aux petits) et un carnet des rencontres avec le prof sur lequel ce dernier note un rappel daté de ce qu'il est convenu de pratiquer. À la fin de cette période, une question revient toujours: Qui a eu de la difficulté à lire un mot et qui aimerait expliquer aux autres comment il a réussi à le lire? Le prof note le mot et aide à clarifier la démarche.

M. Nadon utilise ce qu'il nomme des annuaires pour que les enfants notent les titres des livres lus. Ils permettent de voir le nombre de livres lus et de voir les enfants évoluer comme scripteurs. Il y a aussi les rapports de lecture à la maison. Les parents sont très fortement encouragés à s'impliquer.

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10 février 2008

Conférence de Luc Prud'homme


C'est un réel plaisir de découvrir que le Récit a fait un résumé de cette magnifique conférence à laquelle j'ai assisté à l'automne au congrès de l'ACSQ. Je vous mets le lien afin que vous puissiez vous aussi vous en imprégner. Comme cet auteur, j'ai été touchée par le contenu Et par l'authenticité du formateur.

De notre côté, à la commission scolaire, nous sommes à réfléchir sur le processus de changement avec une autre grille de lecture: celle de Céline Bareil. Elle nous amène à classer les différentes attitudes face aux changements:

- les réfractaires
- les hésitants
- les observateurs
- les apprentis
- les collaborateurs
- les initiateurs

Nous sommes à nous organiser afin de répondre le mieux possible aux besoins de chaque groupe de personnes.

Comment répondre adéquatement aux collaborateurs et aux initiateurs afin qu'ils se sentent valorisés et que les défis soient à leur mesure? Leur permettre d'être des créateurs, des producteurs, des diffuseurs, d'avoir du rayonnement dans leur milieu. Leur donner des opportunités pour relever des défis.

Que fait-on avec les apprentis – observateurs – collaborateurs?
Le groupe de développement est une modalité intéressante pour eux. Ils se rencontrent plusieurs fois dans l'année afin de progresser ensemble dans un domaine spécifique qui les attirent. Ils expérimentent, partagent leurs bons coups et leurs difficultés, créent du matériel, le diffusent. Il est toutefois important d’avoir le souci que des hésitants puissent faire partie de ces groupes. Il s’agit de s’assurer de différencier.

Et comment intervenir auprès de nos hésitants et de nos réfractaires?
Comment ébranler les croyances? Dans plusieurs cas, il sera préférable de les voir en individuel ou en petites équipes. Il est important de les accueillir, de leur faire des offres qui s’inscrivent dans notre modèle d'accompagnement qui inclut formation, expérimentation et retour sur l'expérimentation. Viser toujours les petits pas. Nous réfléchissons à l'importance de clarifier les besoins ou de faire émerger des besoins.

Mise à jour du 17 avril 08: Je viens de trouver un article qui ajoute des informations pertinentes à propos des travaux de Luc Prud'homme. Voici: http://recit.qc.ca/spip.php?article317//

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20 janvier 2008

L'effet Pygmalion


En lisant Nadia Gagnier ce matin dans le Soleil, j'ai été très intéressée par son article nommé Être à la hauteur des attentes. Elle y parle de l'effet Pygmalion ou encore de la phophétie autoréalisante, parce que dit-elle, les prédictions qui sont faites par rapport à un comportement se réalisent souvent.

J'ai pu bénéficier de ce genre d'attitude envers moi. J'en avais parlé avec cette personne qui m'embellissait par rapport à ce que je réalisais en classe. J'avais même utilisé un passage d'Alexandre Jardin pour expliquer ce que je ressentais. En parlant à une de ses amantes, il lui avait mentionné qu'elle lui faisait le privilège de le faire se sentir meilleur qu'il ne l'était en réalité. De mon côté, j'avais même un peu peur de la déception que je pourrais provoquer étant donné l'image embellie qu'on me reflétait de moi.

En fait, j'ai tant progressé grâce à cette attitude! Je sentais que j'avais des ailes parce qu'on me donnait de la crédibilité, parce qu'on croyait en moi.

Alors imaginons un peu les enfants de nos classes. Si, tel que le mentionnait l'étude, «les individus peuvent souvent se comporter de la manière attendue par une personne significative», les enseignants ont une réelle influence sur les enfants. Négative ou positive. De même pour les parents et leurs enfants. Soyons conscients de ce pouvoir extraordinaire.

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Image tirée de http://recitpresco.qc.ca

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3 janvier 2008

Lettre à Mme Jacqueline Caron


Je suis dans le monde de l’enseignement depuis 23 ans. J’ai enseigné 3 ans au secondaire puis je me suis retrouvée au primaire tel que je le voulais ardemment. C’est au début de mes années à l’Institut que je vous ai rencontrée. Vous donniez des formations sur la gestion participative. Wow! En plein dans le mille! J’étais comme un poisson dans l’eau. Cela correspondait tellement à mes valeurs. J’ai lu avec appétit vos 2 premiers livres et je m’en suis grandement inspirée.

Sans le savoir, vous avez été mon principal mentor tout au long de ma carrière. Je suis allée à votre auberge à quelques occasions. La réforme, la différenciation. Encore là, je me suis laissé brasser et je suis revenue chez moi avec l’enthousiasme des changements. Mon leitmotiv toujours : le bien-être et les apprentissages signifiants de mes élèves. Ma difficulté : planifier ces changements. Une amie m’avait suggéré de me fixer des objectifs annuels car j’avais beaucoup de difficulté à m’arrêter. Quand je découvrais une nouvelle avenue qui pouvait enrichir le vécu de ma classe, je me lançais… Elle avait raison cette amie. Je manquais de cadre de référence, de planification à long terme afin de mieux orienter mes efforts. Je m’éparpillais sans doute. Mais j’avais tout de même la réelle satisfaction de mieux servir les enfants. Par contre, je me suis brûlée. J’ai dû prendre une petite pause juste au moment où votre fils venait en stage dans ma classe. Mais la passion et l’ouverture de celle qui a pris ma place l’ont grandement servi.

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Je réfléchis

10 avril 2010

Ne pas oublier


«Dis-le moi et j'oublierai,
Montre-le moi et je me souviendrai,
Implique-moi et je comprendrai.»

Confucius

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26 octobre 2007

Mme Courchesne à l'AQPF


Nous l'avons rencontrée. Nous étant les profs de français réunis au congrès de l'AQPF à St-Hyacinthe. Ça ne s'était jamais vu selon le groupe de responsables de Québec. Elle était dans ses petits souliers, visiblement ébranlée par le montage fait par Télé-Québec. Vrai? Faux? Je ne saurais dire. Ça semblait véridique. Mais elle ne peut effacer ce qu'elle a dit. C'était tellement gros.

Elle se rend compte que nous faisons fausse route quand on se positionne pour ou contre la réforme. Elle suggère dorénavant d'aller dans la même direction. Elle affirme qu'il y a deux correctifs principaux à apporter. Le 1er par rapport à l'intégration des enfants en difficulté. Le second concerne la qualité du français. L'objectif: nous donner de meilleurs outils. Selon elle, les difficultés ne correspondent pas à la réforme, sans élaborer. Elle dit qu'il faudra se donner du temps. Elle semblait pourtant bien pressée aux Francs-Tireurs. J'ai bien hâte de voir où elle aboutira.

Elle ajuste le tir aussi en mentionnant que les approches qui suscitent le transfert sont une bonne chose. Changement de discours encore.

Elle revient sans trop de préambule sur sa semaine: elle «admet qu'on est souvent happé par les médias». Qu'elle a fait des apprentissages cette semaine. Qu'ils ont coupé les morceaux d'émission où elle a parlé des bons coups de la réforme. Elle en tire une leçon et annonce, très politicienne, qu'il faut commencer par parler des bons coups. Qu'elle en fera le message aux ministres. Je ne suis pas certaine de la croire. On verra la suite.

Et elle nous demande de faire équipe. Tout dépend à quel prix à mon avis. On n'est pas fous!

Mme Pilote de l'AQPF recadre bien lors de ses remerciements en mentionnant que nous ferons équipe dans la mesure où nous serons écoutés. Que les gouvernements passent mais que les profs de français demeurent. Bien dit!

Et c'est Patrick Sénécal, auteur et prof de CEGEP qui a enchaîné en rigolant à propos du fait qu'une ministre vienne parler lors d'un congrès qui a comme thème ... Mythes et réalités... C'est comique non?

nouv_orthogr.png Je n'ai rien trouvé à transformer ici. Pas si mal, non?

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25 octobre 2007

Mme Courchesne aux Francs-Tireurs


Je suis absolument scandalisée. Je suis à St-Hyacinthe au congrès de l'AQPF. On nous a appris que Mme Courchesne sera présente demain matin. Ce n'était pas prévu. En lisant mes courriels, des collègues relatent les propos de Mme tenus aux Francs-Tireurs. Oh... N'importe quoi. On y mêle tellement de choses!

Voici ce qui me donne la frousse ou me scandalise:

- Elle se dit une femme de changement mais elle ne passe pas à travers...

- Pourquoi blâmez ceux du départ alors que les fondements de la réforme avaient été longuement analysés.

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30 septembre 2007

Les changements font du bien


Bercée par des notes qui m'enchantent le coeur, je reviens d'une marche qui m'a bien oxygéné le cerveau. Inspirée par ce que je viens d'entendre, je vais me promener sur le site d'une chanteuse que j'apprécie beaucoup pour voir si elle a concocté un nouveau cd. Belle surprise! Silje Neergaard a sorti un cd en Europe au printemps. Nous avons même la chance d'entendre quelques extraits sur son site.

Des mots me touchent particulièrement dans sa présentation. Elle a vécu des moments de changements choisis, comme moi.

«After 6 great years with my old band, I realized I had to make changes in my musical direction. I've learned a lot from the last years of recording and travelling around the world with such gifted musicians. But, I was ripe for trying something new. Sometimes it is essential to leave the places where you feel more safe and dive into deeper water. I wanted to explore my musical universe, to develop other sides of myself. I needed a new challenge.»

J'ai souvent répété que je me sentais sur le point de plonger, les orteils enveloppant le bout du plongeon. Je suis encore là, mais l'horizon s'est clarifié. Je vois mieux ce qu'on attend de moi. J'explore, j'apprivoise, j'apprécie, j'anticipe. Je plongerai sous peu car les rendez-vous se précisent.

J'étais bien avec mon équipe de profs à l'école. J'étais confortable dans ce trio de Démocra-TIC. Et heureuse. Quoique je trouvais la tâche très lourde. Et comme Silje, j'avais besoin de défis nouveaux. J'ai choisi de vivre un changement. J'avance. Ça fait du bien. Je fais de telles découvertes!

Un ami m'avait déjà parlé de sa théorie du déséquilibre. Il est serbo-croate, vit à Québec avec une Française, donne des cours de cuisine thaïe, ne lit jamais le même journal, a joué du dijelidou (instrument africain) sur le bord de la Rivière Sainte-Marguerite avec nous, se lançait en parachute du haut d'édifices français, y a même perdu un ami... Il fait tout en son pouvoir pour créer des changements réguliers afin de ne pas se retrouver dans une routine, un quotidien qui le tuerait à petits feux. J'apprécie beaucoup son enthousiasme et sa façon de créer la vie autour de lui, même s'il doit être drôlement essoufflant de vivre au quotidien avec lui. Il fait du bien. Il fait réfléchir.

Je rencontre des enseignants demain. Ils veulent vivre des expériences de décloisonnement. Je me suis bien préparée. Ça y est. Je plonge! On verra bien!

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7 septembre 2007

Avis du Conseil supérieur de l'éducation à propos du régime pédagogique (évaluation)


Comme cette lecture (résumé) m'a fait du bien! J'étais plutôt découragée à l'annonce du retour aux notes et aux moyennes. Quand ensuite on m'a expliqué de quoi il en retournait, j'ai plutôt rigolé! Mais pour qui nous prennent-ils? Quelle est cette farce? Où s'en va-t-on? Le Conseil supérieur de l'éducation a donné son opinion et je suis tout à fait en accord: - écrire un bulletin dans des mots clairs pour les parents: ok - laisser une trace pour les transversales: absolument! - traduire l'état du développement d'une compétence en %: non! Quand dira-t-on qu'un enfant arrive à lire des textes variés à 74% Qu'est-ce que ça dit à propos d'une compétence? Vivement la cote, accompagnée du portfolio qui montre des traces traduisant l'état de développement de la compétence. - revenir aux moyennes de groupe: est-ce une farce? Depuis quand peut-on mettre les cactus et les violettes africaines dans le même pot et les arroser de la même façon? Quel est ce repère rassurant pour les parents? Et si le groupe est fort? Vivement la différenciation!!! - les parents ne doivent pas encore savoir qu'il y aura des tables de conversion pour traduire les cotes en notes. Quelle différence? Mis à part que les profs devront s'organiser pour avoir de bonnes moyennes... Et quel recul par rapport à tous les efforts qui ont été mis! - C'est pour quand les temps d'appropriation avant la mise en vigueur? On peut bien rire de nous parfois! Finalement, il y a bien du boulot sur la table de travail. J'ai hâte de voir arriver la tâche liée à la production du premier bulletin. Hâte? C'est beaucoup dire... Je tenterai d'accompagner les équipes au mieux. La clé de la réussite demeure à mon avis dans la différenciation. Sans pour autant abaisser les critères d'évaluation.

 

Ajout du 14 septembre: voici l'article de Violaine Léger (dans Vie pédagogique) traitant du tri social: http://www.viepedagogique.gouv.qc.ca/numeros/120/vp120_42-48.pdf

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7 juin 2007

Le bulletin... que dire?


J'avoue être vraiment très fière des pas que nous avons faits cette année afin de bien informer les parents à propos de la progression de leur enfant. Je trouvais que notre bulletin avait l'avantage de laisser bien de la place pour les commentaires, ce qui éclairait les parents à propos d'une compétence ou d'une autre.

Nous avons fourni beaucoup d'effort depuis que nous avons été école ciblée. Notre portfolio s'est raffiné. Il est aussi en construction progressive afin d'être de plus en plus un bon outil de réflexion pour l'enfant et d'information pour le parent.

Hier, nous regardions la grille d'évaluation du poème que nous avions complétée pour chaque enfant lors de la dernière composition. En collant cette évaluation sur la plus grande grille de l'étape, et avec la possibilité de consulter les 2 autres grilles d'étapes, nous avions un fichu de bon portrait de l'enfant, très personnalisé. Nous avons rencontré chacun avant l'examen d'écriture afin de constater s'il voyait bien les défis qu'il avait à relever et les moyens à utiliser pour y arriver. Il pouvait aussi lire les forces que nous avions reconnues dans son poème. Quelle fierté pour nous de différencier autant! Je trouvais que ce retour était tellement bénéfique pour chaque enfant!

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26 mars 2007

Rester vigilente en lisant les blogs d'élèves


Je suis une enseignante qui lit tous les billets et commentaires publiés par les élèves dont elle est responsable. C'est une grosse tâche, il va sans dire, mais qui permet de vivre la communauté d'apprentissage en restant vigilente au cas où un appel à l'aide ou un mauvais commentaire apparaîtrait. Je viens de lire ce billet de M. Guité et je le trouve très intéressant. Je veux garder cette liste d'interventions en mémoire afin d'y référer. Pour des enfants du primaire, l'intervention auprès des parents vient probablement un peu plus tôt que pour des élèves plus âgés. Malgré que les autres interventions peuvent se faire dans un court délai.

Je ne me passerais pas de mon agrégateur. Il nous permet, profs, élèves, famille, monde,... d'être liés en réseau. Je suis étonnée de constater que les élèves doivent encore voir les avantages de cet outil. Il faudra y revenir. Je me sens privilégiée de lire ainsi mes élèves quotidiennement. Leurs écrits sont une porte d'entrée très intéressante qui amènent à les connaître autrement. On se dévoile souvent de façon différente grâce à un outil comme le blog. Ce billet libre en est un bel exemple. J'étais très heureuse de lire sa maman dans les commentaires. Cette enfant dévoilait une facette plus intime de son vécu.

Nous devons nous préoccuper des écrits où les enfants s'expriment plus librement. J'aimerais arriver à convaincre davantage les parents et la famille élargie afin qu'ils lisent et commentent fréquemment les billets de leurs enfants. Il n'y a rien de plus convaincant pour démontrer aux élèves que le blog est un outil puissant que de les savoir lus et commentés.

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26 avril 2006

Bilan de la 2e étape


Suite de mon bilan de 1re étape:

Je suis bien contente d’avoir proposé la Banque de travaux différenciés aux jeunes de la classe. Je n’ai pas vu beaucoup de présentations de travaux mais je sais que plusieurs aiment aller sur le site de CAMI, jouer aux échecs ou lire. Comme il y a une foule d’activités proposées, je crois qu’il y en a pour tous les goûts. J'aimerais en reparler avec les élèves afin qu'ils me donnent de bonnes pistes de raffinement de cet outil.

À la fin de la 2e étape, je constate que nous avons donné vie à de bien beaux moments. Le projet d’univers social aboutissant à la pièce de théâtre a été un temps fort de l’année. Nous avons réussi à mieux planifier nos périodes communes Charles et moi et il m’a fait plaisir d’enseigner un peu de français. Je m’ennuie de nos ateliers d’écriture qui ont fait place aux temps de préparation de la pièce. J’ai très hâte de retrouver mon petit groupe et de parler d’écriture.

D’ici à la fin du mois de juin, je vivrai les derniers mois de nos grands qui quittent pour le secondaire. J’ai compris que l’humour est un atout précieux que je devrai utiliser fréquemment. J’en fais mon défi. Je veux conserver mon lien affectif avec ces élèves que j’aime beaucoup. Je sais aussi qu’ils voudront se rapprocher entre eux afin de se protéger de la séparation imminente. Je devrai apprendre à respecter leur bulle.

Je nous souhaite une 3e étape sous le signe de la joie et du plaisir de vivre ensemble. Il y a vraiment une multitude de projets en vue qui me tiendront sans aucun doute très active.

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13 avril 2006

Réflexions à la suite de ma présentation sur le E-portfolio


J'ai vécu une belle expérience hier. J'ai fait une présentation de notre cybercarnet à la Conférence internationale sur le portfolio numérique. J'avais bien senti la veille qu'il y avait un besoin de voir des expériences concrètes avec cet outil.

Je partagerai ce retour en deux billets:
1- Les réactions à partir de ma présentation
2- Mon expérience de présentatrice

1. Les réactions à partir de ma présentation

Nous étions deux enseignantes à présenter chacune des portfolios différents. Marie-Josée Laventure, en sciences, 5e secondaire et moi, du primaire. Après nos partages, M. Bruno Devauchelle (Centre d'études Pédagogiques pour l'Expérimentation et le Conseil, France) et M. Jean-François Cerisier (Université de Poitiers en France) commentaient ce qu'ils avaient vu.

Voici des commentaires qu'ils nous ont faits:

- Il est essentiel de partir d'un besoin.
- Cette approche de portfolio est axée sur une pédagogie de la réussite.
- La p.p.p. est essentielle: pédagogie des petits pas.
- Que veut voir l'enseignant dans le portfolio de ses élèves? Que ne veut-il pas y voir?
Je crois que nous sommes très ouverts et que nous incitons les enfants à écrire des billets libres. Ce qui est plus difficile à tolérer, c'est lorsqu'un enfant ne se donne pas la peine de respecter notre Credo afin de s'assurer de la qualité du français ou pire encore, lorsqu'un enfant écrirait un billet ou un commentaire non respectueux. À ces moments-là, le prof a les droits administratifs pour mettre le billet en brouillon ou pour carrément le supprimer.
- Le réseau est important, l'agrégateur essentiel.
- Apprendre et réfléchir passe avant le fait de couvrir un programme entier absolument.
- Bravo pour le souci de la qualité du français et ce tampon qui permet de montrer qu'un texte est en construction!

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24 février 2006

Comment faire pour permettre une plus grande réussite?


À la suite de la lecture de Tout élève peut réussir de Glasser, j'aimerais arriver à un changement de pratique, une évolution. Je sais que je le ferai par petits pas.

Ces 7 habitudes nocives: critiquer, blâmer, se plaindre de, harceler, menacer, punir et récompenser dans le but de contrôler nous empêchent de vivre des relations harmonieuses avec nos jeunes (et moins jeunes). Qu'est-ce que je peux faire maintenant pour m'améliorer?

Je comprends que ma conscience est plus éveillée et que je pose un regard différent sur mes attitudes. J'identifie quand je suis dans le «nocif». C'est déjà ça. Mais évidemment, je veux agir. J'ai vécu hier une rencontre avec les parents d'un élève que j'appellerai Bob. Ce fut une très belle mise au point. Nous avons vraiment orienté nos propos vers une vision de progrès. Que pouvons-nous faire pour permettre à Bob de vivre mieux avec ses difficultés d'attention?

Des problèmes sérieux à apprendre les tables de divisions? Les multiplications ne sont pas acquises, commençons par reprendre celles-là. Je prête mes cartes de Disney-multiplications. À chaque semaine, je reprendrai une série de cartes en vérifiant les acquis. Bob gardera les cartes qui lui causent des problèmes. Nous verrons si un test oral est préférable.

Le sac est incomplet car il dit manquer de temps. Comme Bob ne part pas tout de suite après l'école, il pourra s'assurer que son sac est complet plutôt que de tout mettre dedans. Bob s'engage aussi à ajouter la liste du matériel nécessaire quand il fait sa planification et à rester concentré au moment de faire son sac.

Les retards sont nombreux? Pourquoi? Les devoirs sont faits mais non remis. Pour aider Bob temporairement dans ses difficultés d'organisation, il déposera tous ses travaux dans mon casier en arrivant le matin.

Je crois que ces différentes interventions aideront un enfant comme Bob. Il est parti enjoué et ses parents semblaient bien satisfaits. Nous construisons. Nous n'avons rien démoli. C'est là toute la force des interventions qui visent la réussite.

Ce que je pourrais modifier aussi?

- Est-ce que je pourrais remplir les carnets de suivi en ne mettant que du vert (bon) et du bleu (excellent)?
- Est-ce que je pourrais axer mes interventions pour permettre aux enfants d'améliorer chaque travail afin d'obtenir l'équivalent d'un B ou d'un A? Comment vivre la gestion de tout ça? Je crois que je ferais la promotion de la qualité et qu'il y aurait un temps dans le cycle réservé à la recherche de la qualité: cette période serait consacrée à l'amélioration des travaux et permettrait les rencontres entre l'enseignant et l'élève afin de bien prouver la bonne compréhension. Que faire avec ceux qui ne seraient pas motivés? Leur faire prendre conscience qu'ils font le CHOIX d'en rester là et chercher à entrer en lien affectif avec eux afin de susciter la motivation.

Est-ce que je rêve? OUI! Je rêve d'un monde où on vise haut. Je souhaite que les enfants se dépassent au contact d'adultes qui sont en recherche de mieux. Je rêve de motivation intrinsèque et d'esprit positif. Et comme le dirait mon ami Yevto, je ne veux pas avoir à dire un jour «J'aurais donc dû...».

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