Cybercarnet d'une appassionata de la langue de Molière
Il arrive au français de se colorer de parures locales, régionales ou nationales, surtout là où il a été injecté par les contrecoups de sinistres élans guerriers (et déplorables, je tiens à le souligner). Ce qui est étant, inutile d'abuser du ziboulateur et laissons encapsulés (et tout au fond de la bouteille) les souvenirs douloureux, pour plutôt nous repaître de la goûteuse cuvée du français au Burundi. Pour accéder directement aux flots et remous du succinct lexique et y naviguer sur l'océan alphabétique, c'est par ici. Gracieuseté de la bibliothèque en ligne de l'AUF (Agence Universitaire de la Francophonie). Source (dont il ne faut pas hésiter à abuser) : L'Infothèque francophone.
NDLGR : Dans la même veine, tapez-vous une petite visite vers la Nouvelle Calédonie, la Réunion, l'Île Maurice, ou en Centrafrique.
A propos du zibolateur : le mot est une forme dérivée du verbe lingala, et probablement kirundi : kozibola = ouvrir. Lui-même dérivé du verbe koziba = boucher (l'infixe -ol- permet de construire la forme réversive du verbe.)
Mon petit doigt m'avait dit que tu ajouterais ton grain de sel. ;) Mais je t'avoue qu'il surpasse ce que j'espérais. Merci !