Les coups de langue de la Grande Rousse

Cybercarnet d'une appassionata de la langue de Molière

Pertinence

19 juin 2003

Maître de sa langue

Nous avons voulu changer le Québec et nous l’avons changé. Aujourd’hui, nos enfants de toutes origines se retrouvent dans notre langue commune et savent que le français, s’il nous isole en Amérique du Nord, nous ouvre aussi tous les horizons à travers le monde. Ils savent que quand nous défendons le français chez nous, ce sont toutes les langues du monde que nous défendons contre l’hégémonie d’une seule. Nos enfants savent que nous sommes là « pour rester ».

Ce pays est vivant et il est libre, l’héritage est intact. Quant à moi, si j’ai pu dire ce que j’ai dit et si j’ai pu faire ce que j’ai fait, c’est qu’il y avait tout un peuple avec moi qui me soufflait les mots et qui m’inspirait les gestes. Ce que j’ai fait, je l’ai fait avec plaisir et je reste convaincu que j’y ai gagné ma liberté.

Extrait de l’allocution que Pierre Bourgault, premier lauréat du prix Georges-Émile-Lapalme, a prononcée au gala des prix du Québec en décembre 1997. Texte intégral sur le site de l'OQLF.

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