Cybercarnet d'une appassionata de la langue de Molière
Un billet de Karl Dubost. Lire Karl est toujours un plaisir, mais il y a de ces jours où ça devient franchement un bonheur !
En parallèle, mon grain de sel...
Un sujet qui contient le souffle haletant d'un problème sous-jacent : écrit-on pour soi, pour les autres, ou pour soi et les autres ? Doit-on chercher la reconnaissance à tout prix, au mépris de ses origines, de ses racines, de ses pairs ?
Je dis non. Je dis que le carnet Web n'est pas un lieu de concessions mais bien un lieu d'expression. Renoncer à sa langue d'expression pour draguer un lectorat plus vaste est une concession. Le faire par choix conscient, vraiment pour soi, parce qu'on s'y sent plus à l'aise ou par affinités se défend tout à fait. Avant de franchir le pas, que vous soyez francophone, hispanophone ou arabophone, posez-vous les bonnes questions.
Un carnet Web, qu'il soit personnel, professionnel, ou thématique, est votre reflet, votre peau, l'effeuillage en public de vos idées et de vos convictions. C'est ce que vous avez dans le ventre, dans la tête et dans le coeur, ou du moins une bonne tranche de tout ça. Si vous n'y croyez pas, les autres n'y croiront pas non plus, peu importe la langue utilisée.
Cela dit, si tous les carnetiers pouvaient publier leurs billets en autant de langues que porte notre bonne vieille terre, ce serait l'idéal. Mais cet idéal est une utopie, du moins pour le moment...
Je ne suis pas très à l'aise dans la rédaction en anglais. Pourtant, je maintiens un weblog personnel dans cette langue. Il s'agit du carnet traitant de ma thèse de doctorat. Le choix de la langue va de soit dans ce contexte. Deux raisons m'ont poussé à adopter l'anglais pour mon blog :
1/ c'est la langue communément adoptée par les scientifiques du monde.
2/ ce blog me permet à exercer ma rédaction.
Il m'arrive souvent de regretter le non-choix qu'impose l'anglais aux domaines de la recherche. Si tu ne sait pas t'y exprimer, personne ne t'écoutera. Je trouve celà dommage.
Je sais, cher Houssein, la communauté scientifique a le couteau sur la gorge plus souvent qu'à son tour en matière de langue. Des écrits fort intéressants ont d'ailleurs été rédigés sur le sujet. Parmi ceux-là, je me permets de te suggérer la lecture de celui-ci
Décidément, ça va faire le tour de la francophonie cette histoire ! Au moins je ne vais pas manquer de matière pour alimenter ma réflexion.
Mettons la notion de reconnaissance de côté pour l'instant. Je ne vois pas en quoi le choix d'écrire en anglais représenterait le moindre mépris de mes origines, racines ou pairs. Au contraire, il s'agit, pour moi, de continuer à communiquer avec des gens de tous horizons dont l'immense majorité ne parlent pas ma langue. Mes pairs sont de tous horizons, pas seulement français ou francophones. Respecter mes origines et mes racines, pour moi, ce n'est pas seulement défendre ma langue et l'utiliser à bon escient, c'est aussi exprimer mon point de vue de français au plus grand nombre. Comme dit Damelon ici : "(my) French perspective in English".
Autre point de désaccord : renoncer à ma "langue d'expression" est une concession. Je crois que beaucoup ici font une confusion énorme ici. L'anglais est tout autant ma langue d'expression que le français, qui est ma langue maternelle. Je travaille et j'échange en anglais depuis dix ans, par moment plus qu'en français. Oui mon weblog est un lieu d'expression (et pas seulement à sens unique), et j'ai utilisé majoritairement celle de mes deux langues d'expression qui me permet de toucher le plus grand nombre de lecteurs ET d'avoir en retour leur avis. C'est cette ouverture à un monde plus vaste que la francophonie que je cherche, et l'interpréter comme une recherche de reconnaissance à tout prix est très réducteur.
Cela dit, je suis entièrement d'accord sur les deux derniers paragraphes ;-). Il me reste à digérer un peu tout ça, laisser de côté ce qui me semble (peut-être à tort) être du ressort de la crispation culturelle francophone et en retirer les points constructifs qui me permettront de trouver un juste équilibre entre deux langues que j'aime assez pour ne pas éprouver de jalousie :-).
Alors si je comprends bien François, tu le fais par choix conscient et par affinités....donc... le problème ne se pose pas ! ;)))
La question de publier en deux langues, et surtout quoi et comment, se pose toujours. Mais une grande partie des problèmes qui ont été posés par les uns et les autres, bien que certainement tout à fait valides dans leur propre vision des choses ou pour leur propre site, me sont étrangers ;-)
On pourra aussi consulter ce document concernant la langue scientifique : http://www.acfas.ca/evenements/documents_flsd.html
J'estime, comme plusieurs, que tout chercheur francophone (éduqué en français) à au moins le devoir de rendre dans sa langue d'origine le fruit de ses recherches. Et rien ne l'empĉche de publier aussi en anglais ou autre langue.
Précision importante qui va prendre toute son ampleur dans la suite de mon post : je ne suis pas technicien, je n'appartiens pas à la communauté scientifique, et même si je lis l'anglais -disons, pas trop mal-, j'en comprends difficilement les subtilités, d'autant plus quand c'est technique !!
Donc, pour ma part, le français s'impose très vite et rapidement (langue maternelle d'une part, et je trouve que rien n'est aussi beau que quand c'est dit en français, d'autre part !!).
J'avoue sans honte aucune que je suis arrivé ici tout à fait par hasard, après avoir lu un commentaire de Mouche qui disait que Laurent ne parlait pas gentiment correct... et je suis tombé sur quelques articles qui parlaient du fait d'écrire soit en anglais, soit en français, chacun donnant son avis et ses convictions !!
Il est certain que l'anglais est la langue la plus utilisée au monde (perso, j'en doute, je miserais plutôt sur le portugais ou l'espagnol, mais bon, ça n'engage que moi !!), mais tout le monde ne lit pas et ne parle pas couramment la langue de Shakespeare, moi le premier ! Si d'aventure j'arrive à saisir le contenu d'un article entièrement en anglais, c'est par association d'idées (mon anglais est nul, mais je me débrouille mieux à la lecture qu'au parler), et j'aimerais mieux que le même article soit en français pour en comprendre toutes les subtilités, mais là, je demande certainement la lune !!
Quoiqu'il en soit, vous qui travaillez en anglais, parlez anglais la plupart du temps mais dont la langue maternelle est le français, il serait de bon ton de poster dans la langue de Molière aussi, ce qui nous permettrait à nous, pauvres incultes de la langue anglaise, de nous tenir éventuellement au courant de ce que vous faites et de pouvoir vous répondre le cas échéant !!! Mais bon, chacun fait selon ses convictions, ses obligations aussi, et, surtout, comme il le pense...
Pour finir, je vais citer la Grande Rousse, qui disait : «Cela dit, si tous les carnetiers pouvaient publier leurs billets en autant de langues que porte notre bonne vieille terre, ce serait l'idéal. Mais cet idéal est une utopie, du moins pour le moment...».
Je pense que ce sera une utopie pour assez longtemps, hélas...
J?ECRIs tout simplement paRCE QUE JE NE M,EN SORT PAS EN ANGLAIS ALORS QUE J,AIMERAI BIEN APPRENDRE CETTE LANGUE POR POVOIR M,ENSORTIR DANS MES DEVOIR SCOLAIRE J,ATTEND VOTRE AIDE SI VOUS POUVER M ? ,AIDER
je suis nul en anglais et ma prof est un K
comment faire
je suis nul en Anglais et ma prof et NUL
comment faire pour m'améliorer
écrit-on "tu auras à faire à moi" ou "tu auras affaire à moi " ?
Merci de votre réponse
jm langlais mais je ne sais pas écrire de rédaction alors que je dois en faire une dans deux jours comment faire?donnez moi des conseils!!!
je veus parler avec un professeur pour ameliorer mon francais car j'ai oublie tout