Cybercarnet d'une appassionata de la langue de Molière
L'OQLF nous livre aujourd'hui sa dernière cuvée de nouveautés, versée au sein de la BDL. Parmi les jeunes fiches, je retrouve quelques roux chevaux de bataille, notamment : drastique, à date, et le fameux et insidieux couple et/ou. Mais une fiche a particulièrement attiré mon attention, celle où il est question de nuances sémantiques entre savoir et connaître. Le terme anglais « knowledge » est souvent traduit (lorsqu'il l'est - *soupir*) à toutes les sauces. La nuance qui existe entre savoir et connaissance est pourtant si importante... La connaissance se cueille. Le savoir se forge. Et lorsque le savoir se met au service de la connaissance, les possibilités d'apprentissage et de partage ne connaissent plus de limites.
On trouve que «La présidente et le vice-président, ou l'une des deux personnes» (20 syllabes) est préférable à «La présidente et/ou le vice-président», qui avec 13 syllabes serait susceptible d'ALOURDIR le texte???
Et le bon sens dans tout ça, il est/où? ;-)
"Et/ou" n'est pas seulement inélégant, mais également inutile. En français, la conjonction "ou" est le plus souvent inclusive.
exemple : "l'entrée est autorisée à ceux qui ont une invitation ou portent une cravate." Ceux qui ont une invitation et portent une cravate peuvent entrer.
autre exemple : "l'utilisation de paille de fer ou de poudre abrasive peut rayer la casserole". Si on utilise les deux, la casserole sera évidemment rayée.