novembre 2003
27 novembre 2003
Un dico pas comme les autres : « Abécédaire partiel et partial de la mondialisation ». Signé Ignacio Ramonet et Ramon Chao, pimenté des dessins de Wozniak. Intro par ici, liste des entrées par là. Je ne l'ai pas (encore) lu, mais je parierais que c'est le genre de bouquin dont on a peine à se détacher avant d'avoir croqué la toute dernière page....
27 novembre 2003
Le site de Pierre Desproges nous offre ce mois-ci des extraits des Réquisitoires du Tribunal des flagrants délires. Accordez-vous une pause et tartinez-vous l'humeur de ces joyaux. En prime, des fichiers audio sont offerts. Vous pouvez donc continuer à travailler tout en vous farcissant l'ouïe de l'incisive et truculante parole Desprogienne... si toutefois les larmes de rire de viennent pas à bout de votre acuité visuelle ;)...
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Récré 26 novembre 2003
Si, si ! Avec la majuscule à Fêtes. Quoi qu'en dise l'OQLF et ne lui en déplaise. J'abonde cette fois-ci dans le sens de la recommandation du Bureau de la traduction, qui fait très nettement la distinction entre l'usage européen (minuscule) et l'usage nord-américain. Alors que la période des Fêtes s'étend, chez les commerçants, du 15 novembre au 15 janvier, elle représente pour le commun des mortels la période de festivités s'échelonnant du 25 décembre au 1er janvier (parfois jusqu'au 6). C'est en utilisant la majuscule que l'on consacre ce moment de l'année et qu'il nous est permis de l'évoquer en cernant bien le calendrier, contrairement à d'autres périodes de fêtes. Si je parle, par exemple, de la période des fêtes dans le cadre de la foison des festivals montréalais, la minuscule confirme le caractère général de l'expression ici utilisée. Il est également à noter que l'utilisation des expressions « période des Fêtes », « temps des Fêtes », « joyeuses Fêtes » et autres de même acabit, sont devenues la façon politiquement correcte de faire allusion à ce temps de réjouissance et de formuler nos souhaits en évitant la mention directe de Noël, qui n'est pas le fait de tous. La multi-ethnicité et les différents choix (ou le refus) religieux de nos collègues et amis font en sorte qu'il est préférable de formuler des souhaits moins « ciblants ». Par contre, si j'écris « plusieurs fêtes seront données à l'occasion du Nouvel An », ou si je parle des fêtes de la Saint-Jean, le mot fête est utilisé en son sens général et on doit fuir la majuscule. Mais ça...vous le saviez déjà ! ;) RBO...
26 novembre 2003
Oh la belle ! Courriel reçu de Jean-Baptiste, ce matin. L'homme, bavarois de son état (et vive la Bavière !), s'exprime en ces termes : « Je suis forcé d'accepter », mais « il m'a forcé à venir ». Quelle est la « règle » ? Pour moi, c'est « facile » et assez intuitif en fait. Mais comment l'expliquer à des collègues étrangers ? Où trouver une ressource à ce sujet sur le Web, car le problème revient régulièrement... Cher Jean-Baptiste, vous soulignez un problème bien réel, qui incarne tant la beauté et la souplesse de notre langue que les « cailloux-difficultés » semés sur le parcours de son apprentissage. Dans un premier temps, pour aider vos collègues étrangers à s'y retrouver, je vous recommande un petit ouvrage dépanneur qu'ils apprendront à chérir. Vendu à moins de 5 euros, Est-ce à ou de ?, signé E. Lasserre, viendra au secours de bien des hésitations (un petit manuel d'exercice a aussi été rédigé). Pour sa pertinence dans le contexte de votre question, j'en reproduis ci-dessous, dans sa quasi-intégralité, l'avant-propos signé par l'auteur. Il existe, dans toutes les langues, des choses traditionnelles que l'on ne peut pas expliquer et qui ne s'apprennent que par l'usage. C'est le cas, en français, de l'emploi des prépositions, dans lequel - reconnaissons-le - il y a souvent beaucoup d'arbitraire. Pourquoi dit-on : « chercher à comprendre » et « essayer de comprendre » ? Pourquoi dit-on : « décider de partir » et « se décider à partir » ? Les habitudes, sinon peut-être le génie de la langue, l'exigent ainsi ; mais il faut avouer que cette difficulté est une grosse pierre d'achoppement sur le chemin des étrangers qui veulent arriver à une certaine maîtrise de notre idiome. La justification de cet opuscule est uniquement dans sa valeur pratique. L'auteur doit confesser qu'il lui apparaît à lui-même comme un petit péché linguistique, une atteinte à la vitalité et à la souplesse du français, qui échappe par mille moyens à la rigidité des cadres et des règles. Il ne faut voir dans les listes ci-dessous qu'un aide-mémoire aisé à consulter et n'ayant pas d'autres prétentions que de faciliter un peu le travail des étrangers et de diminuer leurs chances d'erreur dans ce choix capricieux des prépositions. Et à ceux qui voudraient se mettre quelque chose de plus costaud sous l'oeil et dans la grise matière, je recommande roussement le texte de Ronald Lowe, du département de langues, linguistique et traduction de l'Université Laval, intitulé « L'analyse des prépositions « à » et « de » dans le cadre d'une syntaxe opérative. »...
24 novembre 2003
L'OQLF nous présente, rassemblées sous le thème « Terminologie élémentaire du mentorat et de l'accompagnement », 30 fiches pour le moins salvatrices. Ce secteur en pleine progression est envahi par les anglicismes (« coaching » ça vous dit quelque chose ?). Voilà qui, je l'espère, en guidera plusieurs dans le choix d'un vocabulaire français de qualité. Bravo !...
24 novembre 2003
Ce matin, dans La Presse, Druide informatique défraie la manchette (abonnement gratuit, mais requis) de la section Affaires. Dans un texte où la coquille, la faute d'accord, l'anglicisme et l'erreur typographique se cèdent tour à tour les honneurs, Rudy Le Cours (je ne l'en tiens pas personnellement responsable) nous livre une entrevue avec André d'Orsonnens, président du conseil et chef de la direction. Le texte est intéressant et mérite la lecture, en tenant pour acquis que l'on doit « assouplir » sa conscience langagière en cours de route. De toute évidence, les réviseurs de Gesca (en est-il ?) ne connaissent pas Antidote (j'aurais pu être plus méchante). L'erreur la plus cocasse est sûrement la coquille répétée dans la graphie de Druide informatique, qui ne réclame pas la majuscule à informatique, le tout conformément aux règles du français. D'ailleurs, si les gens de Gesca avaient jeté un oeil au dico d'Antidote, ils auraient pu lire ceci : Druide, nom propre féminin. Jeune et dynamique société québécoise spécialisée en linguistique informatique. Peut s’écrire Druide informatique inc., Druide ou Druide informatique. Ce qui me rappelle que j'ai quelque chose à terminer moi......
23 novembre 2003
Belle découverte en ce petit matin d'un dimanche ensoleillé. Si la langue française vous tient à coeur et que vous êtes parfois envahi d'un affreux doute sur la pertinence de vos efforts pour en maintenir la qualité, sachez que vous n'êtes pas seul à vous insurger contre les horreurs langagières de ce monde. Une montgolfière plane sur la carnetosphère et son aérostier, Jean (alias Jerotito), met brillamment certaines choses au clair et au point, au coeur de deux rubriques : Français et Mots sublimes. Faites-vous du bien, allez vous vautrer dans ces billets pertinents, instructifs et (souvent) merveilleusement incisifs....
21 novembre 2003
Rencontre avec la prof de Marie-Thaïs cet après-midi. Entre autres sujets abordés, je mentionne la présence de coquilles, d'ambiguïtés et d'erreurs dans les feuilles de devoir. Je cite en exemple le signe du dollar ($) qui doit, en français, suivre un chiffre et non le précéder. Sa réponse ? « Bien là, écoutez, je ne suis pas adjointe administrative ! » Je vous épargne ma réplique. **Soupir**...
20 novembre 2003
Six ans aujourd'hui. Façade récemment refaite et toute de tendre bleu vêtue. L'oeil de lynx d'un webmestre, sa ténacité et sa patience. Un emballage nouveau, recelant la même force de liens utiles, par milliers, des liens avec la pertinence et le monde des cybernautes. Merci François et heureux anniversaire. NDLGR : Pour l'occasion, puisque je me damnais régulièrement d'oublier de consulter liens utiles (comme quoi on peut perdre d'excellentes habitudes), je me suis abonnée à la liste, pour être certaine de ne plus rien rater !...
20 novembre 2003
Sur ton humoristico-biblique, un texte sur les théories d'écriture Web qui met en valeur les théories de Jonathan Price. Une enveloppe originale contenant du gros bon sens. À lire. Signé François Hubert. La prochaine édition nous promet un regard sur la Britannique Susannah Ross. Alléchant !...
18 novembre 2003
Aller avec confiance vers l’énergie que procure l’ailleurs et travailler. Écrire! Écrire! Écrire! À la plume, au stylo, au crayon, à l’ordinateur, le matin, le soir, sans cesse, ne faire que ça, debout, assis, couché, épuisé, ragaillardi, apeuré, serein, en musique ou en silence, mais ÉCRIRE ! Yves Rosset...
18 novembre 2003
Je m'amuse comme une petite folle. La dissection d'Andidote continue. Idéalement, je voudrais terminer les commentaires sur le dictionnaire aujourd'hui, la table des matières et peut-être (j'écris bien peut-être), quelques copies d'écran pour soutenir le tout. Je me suis accordée 10 jours. Il en reste à peine six, et le contenu le plus copieux (celui qui traitera du correcteur) demandera bien des coups de clavier !...
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Récré 17 novembre 2003
À mon grand bonheur, après Iokanan (ça fait un petit moment), c'est Heileen qui s'investit maintenant dans une rubrique de type grand-roussien en renommant le tout : « le mot pour le dire ». Je dois cependant souligner quà la différence de la muselivre (joli nom d'ailleurs !), je n'ai pas l'ambition de parfaire votre culture, juste celle de nourrir votre esprit de découverte ou de raviver les mots dormant au détour d'un synapse oublié. ;))...
17 novembre 2003
Novembre arrive avec son lot de grisaille et sa note de mélancolie (le dernier hyperlien me cause du souci, voir le billet du 12 novembre sur la page d'arrivée). Mois étrange s'il en est un. À mi-chemin entre les splendeurs automnales et le froid vivifiant des blancheurs hivernales, il est, depuis quelques années en la rousse demeure, messager de pépins et de contrariétés. Entre le trou béant (bien que passager) du carnet de commandes, les coups de coeur scrutateurs à terminer, les sources d'émerveillement à commenter (pourtant depuis longtemps sur la planche), les révisions et les traductions bénévoles à faire ou à parfaire, le vague à l'âme guette, insidieux. J'ai alors un regard pour la théière de porcelaine héritée de ma grand-mère, qui trône en permanence sur la table de la salle à manger. J'ouvre un coffret, j'y choisis soigneusement trois sachets d'infusion. La situation réclame une boisson doudou : un thé bien chaud. Aujourd'hui, un darjeeling. C'est alors que je me suis souvenue d'un documentaire extraordinaire tourné sur une plantation de thé et du soin qu'on y prenait à trier des feuilles de thé exceptionnelles pour préparer l'infusion des rois (ou, du moins, des biens nantis). Je me suis dit que le thé avait une âme qui devait rejoindre celle des mots, inévitablement. J'ai fureté. J'ai trouvé. De l'origine du mot thé à son vocabulaire de dégustation, de ses anecdotes au mariage des goûts, des saveurs et des arômes en passant par son cérémonial, ce passage sur le site de l'Association du thé du Canada et du Conseil canadien du thé vous donnera envie d'entendre le sifflet de la bouilloire. Aussi en anglais. Trucs, infos et recettes en prime....
15 novembre 2003
Épistolier. Substantif. Au féminin, épistolière. Auteur ou écrivain qui excelle dans le genre épistolaire. On en retrouve certains parmi les carnetiers, notamment Karl Dubost....
14 novembre 2003
Nouvelle présentée par le bulletin d'information du département d'histoire de l'Université Laval. On peut consulter ses 14 volumes français et anglais (et son moteur de recherche). La première phase du projet, lancée dernièrement à Halifax, donne accès, en gros et un peu plus, à ce qu'on retrouve sur le CD-ROM. En février prochain, il y aura d'autres ajouts dont une galerie de photos, puis à l'automne prochain, nous aurons un accès privilégié aux inventaires des fonds d'archives des personnages du DBC élaborés aux ANC. Source : Grimoire...
14 novembre 2003
Les ressources langagières se trouvent à tous les détours. À preuve, même le site des cowboys fringants contient de savoureuses perles de savoir :Papineau (La tête à Papineau) : (Louis-Joseph) Homme politique qui fut président de l’Assemblée de 1815 à 1823. À partir de 1825 jusqu’en 1837, il soutint la cause des Canadiens français et fut l’un des artisans de la rébellion des Patriotes de 1837. Grâce à son éloquence et à ses qualités d’orateur, les gens buvaient littéralement ses paroles et il passait pour quelqu’un de très intelligent. Ainsi naquit l’expression populaire « ça prend pas la tête à Papineau », qui signifie qu’il ne faut pas une grande intelligence pour comprendre une situation donnée. (exemple : Ça prend pas la tête à Papineau pour savoir que 2 et 2 donnent 4.) NDLGR : Les caractères en rouge sont de petits ajustements (et je me suis retenue, je le jure !)...
14 novembre 2003
L'origine de l'expression est expliquée sur le site de 5 sur 5. Merci à Aristotoile pour l'inspiration. Je me permets de reproduire le texte : Pendant tout le régime français, on utilisait, en Nouvelle-France, le même système monétaire qu’en France. Ce système était fondé sur la livre, qui se divisait en 20 sous. En 1760, les Britanniques font la conquête de la Nouvelle-France, mais ils laissent en place le système monétaire français. En effet, à cette époque, la livre anglaise et la livre française ont à peu près la même valeur. Au 19e siècle, les dollars font leur apparition. Il y a donc deux systèmes monétaires qui coexistent : la livre et le dollar. Les gens les utilisent sans trop les différencier. Le gouvernement du Canada détermine que six livres équivalent à un dollar. Puisqu’il y a 20 sous dans une livre et six livres dans un dollar, il y a donc 120 sous dans un dollar (6 fois 20). Et 120 sous divisés par 4 égalent 30 sous. Comme la livre et le dollar étaient interchangeables dans l'esprit des gens, ils se sont mis à dire que ça prenait quatre 30 sous pour faire un dollar. Ce qui a ajouté de la crédibilité à l'expression, c'est que pendant un certain temps il a effectivement existé des 30 sous en papier, imprimés par des compagnies ferroviaires. C'est en 1858 que le gouvernement décide de créer le dollar canadien, de même que les pièces de 25 cents. Ce qui ne nous empêche d’utiliser encore des 30 sous... même s'ils ne valent que 25 cents. Journaliste : Dominique Fournier. Réalisateur : André Ménard. 5 sur 5. SRC....
14 novembre 2003
Branc. Substantif. Masculin. Tiré du vocabulaire médiéval. Épée chevaleresque s'empoignant à deux mains. On dira : j'ai la langue en branc et je la porte haut, méfiez-vous de ses coups, ils s'inspirent du bourreau....
14 novembre 2003
Que ce soit en milieu de travail ou dans votre vie personnelle, n'acceptez jamais que l'on vous manque de respect ou que l'on vous mente. Vous taire n'arrangera rien et vous subirez les contrecoups de votre mollesse tôt ou tard, la qualité de votre travail s'en trouvant (en prime) inévitablement affectée. L'assaillant (probablement affligé d'un immense sentiment d'insécurité personnelle) ne lâchera prise que lorsqu'il vous aura mis au plancher. Se tenir debout, c'est se donner le droit de sortir avec la tête haute. Il n'y a rien de plus pitoyable que le retrait forcé après avoir plié l'échine....
13 novembre 2003
Introduction Matériel et logiciels utilisés 1. Le dictionnaire Survol des nouveautés en matière de présentation : forces et faiblesses Message d'erreur à l'ouverture dans le texteur Définitions absentes Accords en genre et en nombre Locutions Analogies Onomastique Les nouveautés plus importantes Définitions Les fabuleux secrets cachés du dictionnaire personnel Onglets Famille Modes Phonographique Métacaractères (« jokers ») Anagrammes Notes et commentaires sur la bibliographie 2. Les synonymes Petite intro Cette analyse est destinée à tous les langagiers et amants du français désirant un outil convivial pour soutenir leurs efforts en matière de qualité de langue. Les évaluations, commentaires, suggestions, trucs et indices contenus dans ce document n'engagent que la rédactrice et aucune rémunération n'est à l'origine de cette initiative personnelle. Le seul objectif est de partager l'expérience acquise dans la manipulation et l'exploitation d'un outil que je chéris. Je connais et j'utilise la bête depuis la fin de 1997, ou le tout début de 1998. J'ai depuis suivi son évolution et toutes ses mises à jour. Je me rappelle encore mon émerveillement, alors qu'André d'Orsonnens (si, si, le grand Druide lui-même - ou du moins l'un d'entre eux) en présentait les atouts devant une poignée de participants à un certain colloque, rassemblés autour d'un minuscule ilôt (ou ilot, selon la nouvelle orthographe) où trônait un ordinateur armé de la version 97 (si ma mémoire est bonne) d'Antidote. Il y a de cela quelques semaines, mes yeux se sont écarquillés de même façon lorsque j'observais attentivement (le mot est faible) Éric Brunelle (l'autre grand Druide) révéler à l'écran son dernier bébé. La mise en ligne de cette analyse serait faite de façon continue, un peu à l'image de la publication du Glossaire subjectif du jargon carnetier, jusqu'à son achèvement. L'hypertexte sera utilisé afin d'en rendre la navigation conviviale, autant que faire se peut. On y découvrira les forces et défauts d'Antidote, les extraordinaires nouveautés de la version Prisme et leurs palettes d'utilisation ainsi que (et c'est là que ça deviendra intéressant) ses trésors méconnus et inexploités. Cinq boutons verts toujours et heureusement omniprésents, dans quelque outil que l'on soit. Correcteur. Dictionnaire. Synonymes. Conjugueur. Grammaire. Il ne faut pas s'y fier. Antidote, c'est beaucoup plus que ça. Ces boutons ne sont que de modestes clés qui ouvriront autant de portes sur une myriade d'outils. Matériel et logiciels utilisés (Il est à noter qu'Antidote fonctionne également sous Mac) Pentium III 450 MHz Mémoire vive : 256 Mo Plateforme : Windows XP Pro Traitement de texte : Word XP Fureteur : Windows Explorer, version 6.0 Logiciel de courrier électronique : Outlook Express 6 1. Le dictionnaire Antidote Prisme nous offre 4000 mots de plus que la version précédente, portant son contenu à 110 000 mots. Il faut cependant savoir que le dictionnaire d'Antidote est un ouvrage de soutien. Loin de prétendre à l'exhaustivité des Grand Robert et Larousse (en un seul mot ;) de ce monde, il existe, notamment, pour assurer à l'utilisateur une référence pratico-pratique et un accès véloce à l'essence des définitions...
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12 novembre 2003
... ce n'est pas la rousse torpeur carnetière qui reprend du service. Mais c'est l'anniversaire de naissance de ma plus vieille (Mercedes-20-ans-il-faudra-que-j'arrête-de-l'appeler-mon-ado !!!) aujourd'hui. Avec un contretemps plutôt majeur survenu en plein soleil du midi aujourd'hui... les préparatifs ont pris du retard. Les engagements et promesses de publications reprennent du service demain. Il y a de ces priorités qui ne se reportent pas ;)...
11 novembre 2003
L'emploi excessif des pronoms démonstratifs donne un ton fat et pédant au texte et l'alourdit. C'est le site d'une société* de traducteurs (croyez-le ou non) qui m'a fait « sauter la calotte » ce soir. Alors, dites-moi ce que vous préférez lire : L'approche personnalisée ainsi que la vaste expérience de l'équipe de (...) font de celle-ci une compagnie très compétitive où se conjuguent qualité et service. ou L'approche personnalisée et la vaste expérience de l'équipe de (...) en font une société très compétitive où qualité et service se conjuguent. Si je laissais voguer mon esprit « marketing », j'aurais même osé : L'approche personnalisée et la vaste expérience de l'équipe de (...) en font une société très compétitive où qualité et service se conjuguent à votre diapason. * le site en question parle de « compagnie », cependant mon petit doigt me dit que, selon les lois en vigueur au Canada, cette « compagnie » montréalaise est en fait une société... mais je peux me tromper....
11 novembre 2003
Le roux carnet se consacre à la défense et à la promotion de la langue française. Vous le savez déjà. J'y partage mes découvertes cybériennes en matière de ressources gratuites et offertes sur l'immense et merveilleuse Toile. Comme tout le monde (j'imagine), j'utilise aussi des ressources et des ouvrages de référence payants. Parmi ceux-là, la base Termium, le Grand Robert sur cédérom et... Antidote. À chaque mise à jour d'un logiciel de correction ou de référence, j'ai toujours rêvé d'obtenir un commentaire complet rédigé par un utilisateur avancé. Entre les survols des chroniques technos et les études exhaustives des bancs d'essai, livrés sous forme de tableaux bien souvent peu conviviaux, il semble exister fort peu de choix en matière d'écrits réellement axés sur une information complète. Je profite donc de ce carnet pour rédiger enfin une critique (constructive) d'un logiciel que je considère comme indispensable. Une évaluation faite par une utilisatrice qui informe, met en garde, commente, repère et (si, si !), encense. Depuis une semaine, je tâte la bête, je la teste, je lui fouille les entrailles afin de découvrir ses nouveautés, ses forces, ses faiblesses. J'ai hier réalisé que le billet qui en couvrirait tous les aspects de façon adéquate serait infiniment long. J'ai donc résolu de publier chaque jour, autant de fois que cela s'avérera nécessaire, un commentaire sur un des nombreux volets d'Antidote. Et cela en vaut la peine, croyez-moi ! Neuf fois sur dix, j'ai pu constater que les utilisateurs de ce logiciel ne l'exploitaient pas à sa juste mesure (c'est malheureusement le cas de bien des logiciels, je l'avoue). Or, Antidote, dans sa version actuelle, est un atout indéniable pour tout langagier, tout communicateur, tout amant de l'écriture. Dès ce soir donc, premier volet. Mise en contexte (matériel utilisé, historique de mon utilisation d'Antidote et broutilles) et analyse du dictionnaire revampé d'Antidote Prisme (ou du moins le premier volet, car de juteux onglets y foisonnent). Du néophyte à l'utilisateur aguerri, tout le monde devrait y trouver son compte. J'ai même fait tester le logiciel par ma fille de 8 ans, Marie-Thaïs. C'est parti mon kiki !...
11 novembre 2003
Sélénite, sélénien (au féminin, sélénienne). Substantifs et adjectifs. Qui concerne la lune, lui appartient, relatif à un habitant supposé de la lune ou l'habitant supposé lui-même (lorsque substantivé). Ne dites plus : « je suis souvent dans la lune »... c'est d'un banal ! Dites plutôt : « Je suis sujet à des épisodes séléniens ». ;) NDLGR : Décidément, ce thème lunaire est inspirant ! Merci à Zénon pour son grain de sel....
10 novembre 2003
Gibbeux. Adjectif. Au féminin, gibbeuse. Qui présente une ou plusieurs bosses. On dira : et l'éclipse évoluait, masquant puis révélant une lune gibbeuse. NDLGR : Il peut arriver que l'adjectif soit substantivé et utilisé en tant que synonyme de bossu. Bien entendu, dans notre société politiquement correcte, point de bossus ni de gibbeux... que des personnes à mobilité réduite....
10 novembre 2003
Lunaute. Substantif. Astronaute « qui a marché sur la lune ». ;) NDLGR : À la demande d'Etolane. Source : Gilbert, Pierre. Le dictionnaire des mots nouveaux. Paris. Hachette-Tchou, 1971. « Marché » c'est pour le clin d'oeil...il suffit qu'il (ou elle) y soit allé, sur cette lune....
10 novembre 2003
Voilà qui avait échappé à ma vigilance... le dico est en ligne depuis le 15 septembre dernier. Malheureusement, il en vous en coûtera 60 Euros (tarif annuel) pour y avoir accès... Je ne l'ai ni consulté ni évalué. Mais la qualité du travail du CNRS est habituellement indéniable. Pour nous mettre l'eau à la bouche, on nous offre une bien minuscule copie d'écran... NDLGR : Merci à Monsieur Henri Rolais pour la note....
10 novembre 2003
Une entrevue avec Éric Brunelle, papa d'Antidote, sur Bénéfice.net. Son bébé a subi les épreuves du roux banc d'essai pendant une bonne partie du week-end. Mais les tests ne sont pas terminés. C'est qu'il est drôlement costaud, ce Prisme !...
8 novembre 2003
Mais qu'est-ce que vous faites à l'ordi (s'il est près de 20 h, heure de Montréal) ? Il y a éclipse de lune ce soir...et elle est superbe !...
8 novembre 2003
Les vingt mots-clés (ou expressions-clés) les plus fréquents qui conduisent au roux carnet, selon les statistiques mises à ma disposition par mon fournisseur : 1. rousse 2. diction 3. expressions idiomatiques animaux 4. la grande rousse 5. la rousse 6. langue 7. legende urbaine 8. grande 9. *comédie française* 10. aide en ligne pour dissertation 11. alphabet 12. anglicisme 13. anglicismes 14.appas 15. arbre de la langue 16. argos francais anglais 17. argumentation bonne 18. atermoyer 19. baudelaire hymne explication de texte 20. bien ecrire en francais NDLGR : intéressant ! ;))...
8 novembre 2003
Nuer. Verbe. Marier les couleurs en une symphonie sans fausses notes. Iriser, nuancer. Un mot qui tend malheureusement à être oublié et qui est pourtant si évocateur... malgré sa petite taille....
7 novembre 2003
Fidèle à son habitude, l'OQLF vient tout juste de gaver la ventrue BDL de 55 nouveaux articles. En plus d'une flopée de toponymes et gentilés qui engraisse la lignée déjà amorcée, on y trouve des exemples d'avis de convocation, d'ordre du jour, de curriculum vitae, de courriel et (ô joie !) un formulaire simple et intelligent à utiliser pour la prise de notes pendant une réunion. Une cuvée qui soulagera bien des hésitations et des maux de tête !...
7 novembre 2003
Supercoquentieux. Adjectif. Au féminin, supercoquentieuse. Superbe, admirable, magnifique, voire grandiloquent. Avec, bien entendu, une petite touche de burlesque et d'ironie qui s'impose dans le ton lorsqu'on afflige l'être pédant ou le faux brillant de la moqueuse épithète ! ;))...
6 novembre 2003
En lisant avec étonnement l'expression « logiciel informatique » sur un site, j'ai décidé d'effectuer une recherche sur Google. 6750 occurences ! Rien de moins. Quelqu'un m'explique ce qu'est un logiciel non informatique ? Mouhahahahahahaha !...
5 novembre 2003
Pour un enfant, la différence entre « écrire » et « dessiner des mots » est énorme ! Et la différence des résultats sur papier est fulgurante ! ;)))...
5 novembre 2003
Monoplage. Substantif ou adjectif. Disque ne présentant qu'une seule pièce musicale. Une solution de rechange toute charmante et fort logique, ma foi, pour remplacer le fameux « single » (drôlement prononcé « signe-guèle » par plusieurs francophones...). J'ai d'abord trouvé le mot un tantinet puriste, et puis je me suis tout simplement prise d'affection pour lui. Source : GDT (qui réserve cependant l'appellation aux disques compacts). NDLGR : Il est à noter que single est admis en français par certaines sources (dont le GDT) et largement répandu. Et alors ? Innovons !...
4 novembre 2003
Charlotte. Substantif. Féminin. Bonnet de douche. Mignon comme tout (pas le bonnet, le mot ;) ! Note : Dorénavant, et à la demande fort pertinente de plusieurs lecteurs, les mots publiés sous la rubrique « Un mot pour le dire » seront inscrits en titre. Au cours des prochaines semaines, j'éditerai les billets antérieurs en conséquence....
4 novembre 2003
Les deux derniers points de langue du Druide, croisés alors que je furetais sur le site. Les anglicismes i.e. et e.g. et l'emploi de contre et versus. De petits intrus avec lesquels la plupart des correcteurs-réviseurs sont très, très familiers... À lire....
4 novembre 2003
Druide Informatique, l'entreprise qui abrite les cerveaux « fomenteurs » d'Antidote, s'est vu décerner le sceau « Informatique tout en français » par l'OQLF pour la dernière et époustouflante version de leur plus beau fleuron : Antidote Prisme. On peut consulter l'évaluation technolinguistique (format pdf) par ici. Avec cette nouvelle version, Druide a fait des pas de géant. De (très) loin, la version la plus étoffée mise en marché jusqu'à présent. Des fonctionnalités à couper le souffle. J'ai (évidemment) tâté la bête, qui sera sur le roux banc d'essai ce week-end. Je vous reviens avec mes commentaires. Je peux déjà vous dire que les rédacteurs, traducteurs, réviseurs et langagiers de tout acabit seront comblés par cette nouvelle version, qui inclut même les antonymes (enfin !). Mais plusieurs autres surprises sont au rendez-vous... À suivre....
4 novembre 2003
Et on ajoute poulamon, boyau d'arrosage, cartable, fève, vidanges et vidangeur. De quoi s'agit-il ? Des québécismes qui ont été intégrés au Petit Larousse 2004 grâce au travail bénévole de Claude Poirier, professeur à l'Université Laval, qui collabore depuis trois ans à l'ouvrage. À lire dans la publication de l'établissement universitaire, Au fil des événements. Un petit lien-cadeau reçu par courriel de monsieur Pilon, qui se réjouissait, le 15 octobre dernier (aïe !) du retour de la grande rousse... J'en suis quitte pour une petite dose de culpabilité !...
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4 novembre 2003
Alain me laissait en commentaires un mot charmant : Ma petite nièce, du genre vipère salace, vient de me poser une colle : D'ou vient l'expression "de but en blanc"? Aidez moi, je ne voudrais pas passer pour un quinqua obsolète devant la génération montante.Cher Alain, l'expression « de but en blanc » était à l'origine « de butte en blanc » et faisait allusion au tir. En fait, il s'agissait de la butte de tir et du blanc de la cible, ou du blanc de la butte où l'on dirigeait son tir. C'est aussi simple que ça ! Source : Dictionnaire de l'Académie française, Première édition, 1694....
4 novembre 2003
Non, je ne suis ni malade, ni morte. Un agenda chargé, des échéances « souffrantes », une vie familiale bien remplie et le carnet en prend un coup... Je reprendrai petit à petit le clavier, à compter d'aujourd'hui. Que de retard à rattraper, que d'hyperliens collectionnés pendant la rousse torpeur carnetière. Ouf ! Bref, c'est reparti !...