Les coups de langue de la Grande Rousse

Cybercarnet d'une appassionata de la langue de Molière

Culture générale

17 novembre 2003

Boisson-doudou

Novembre arrive avec son lot de grisaille et sa note de mélancolie (le dernier hyperlien me cause du souci, voir le billet du 12 novembre sur la page d'arrivée). Mois étrange s'il en est un. À mi-chemin entre les splendeurs automnales et le froid vivifiant des blancheurs hivernales, il est, depuis quelques années en la rousse demeure, messager de pépins et de contrariétés. Entre le trou béant (bien que passager) du carnet de commandes, les coups de coeur scrutateurs à terminer, les sources d'émerveillement à commenter (pourtant depuis longtemps sur la planche), les révisions et les traductions bénévoles à faire ou à parfaire, le vague à l'âme guette, insidieux.

J'ai alors un regard pour la théière de porcelaine héritée de ma grand-mère, qui trône en permanence sur la table de la salle à manger. J'ouvre un coffret, j'y choisis soigneusement trois sachets d'infusion. La situation réclame une boisson doudou : un thé bien chaud. Aujourd'hui, un darjeeling.

C'est alors que je me suis souvenue d'un documentaire extraordinaire tourné sur une plantation de thé et du soin qu'on y prenait à trier des feuilles de thé exceptionnelles pour préparer l'infusion des rois (ou, du moins, des biens nantis). Je me suis dit que le thé avait une âme qui devait rejoindre celle des mots, inévitablement. J'ai fureté. J'ai trouvé.

De l'origine du mot thé à son vocabulaire de dégustation, de ses anecdotes au mariage des goûts, des saveurs et des arômes en passant par son cérémonial, ce passage sur le site de l'Association du thé du Canada et du Conseil canadien du thé vous donnera envie d'entendre le sifflet de la bouilloire. Aussi en anglais. Trucs, infos et recettes en prime.

La discussion

1

C'est bien vrai que cette boisson est réconfortante par ces sombres soirées.
Je préfère pour ma part le Lung Ching (ou Long Shing) ou puits du dragon, dont on peut trouver plusieurs
variétés au salon de thé Camellia Sinensis. Le thé de 5 heures est à la mode ! J'ai préféré, pour ma part, la finesse et le goût du Lung Ching importé (en quatre variétés) par une petite boutique, la Gladstonian cie,
située au rez-de-chaussée de l'hôtel Holiday Inn du quartier chinois, coin Viger et St-Urbain.

Écrit par Gilles le 17 novembre 2003
2

Pour la petite histoire, le thé se dit également "cha" en Hindi (et, je suppose, les autres du coin), et "chai" en Cockney, l'équivalent Londonien de l'argot titi parisien.

Écrit par dda le 18 novembre 2003

Poursuivre la discussion


Se souvenir de moi?