Cybercarnet d'une appassionata de la langue de Molière
Mission : créer le plus grand dictionnaire de langues modernes (l'équivalent de 500 encyclopédies). Le dictionnaire couvre 30 langues modernes, 10 langues anciennes, et contient au-delà de 30 millions d'entrées. Il se veut libre d'accès à tous les habitants du monde, par le biais d'Internet. Websters Online Dictionnary, The Rosetta Edition. Interface en anglais, mais (évidemment) présence du français. Si je jette un oeil à « vamp », par exemple, je vois défiler les définitions (pour le substantif et le verbe), les définitions relatives à des domaines spécialisés, où on me souligne que le mot est probablement originaire du français « avant-pied » (ce que me confirme le GDT), une liste des acronymes (le cas échéant), les synonymes, les synonymes en contexte, des exemples d'usage en langue courante, d'usage commercial, la fréquence d'usage, les expressions, un recensement de la présence dans les médias et la littérature (multilingue), anagrammes, rimes, et, évidemment, le sens ou l'équivalence dans une multitude de langues et de langages (incluant le HTML, la langue des signes, le morse, le code binaire, etc.). Et j'en passe ! Allez jeter un oeil, le petit bouquin qui s'affichera à droite de votre écran lorsque vous accéderez au mot recherché est l'index (on l'écrit, d'ailleurs), il vous offrira un menu contextuel qui facilitera la navigation au coeur de ces riches et interminables pages. L'accès au menu contextuel vous suit d'ailleurs partout, de haut en bas. Une pure merveille !
Mise à jour : Le distingué Language Hat (un carnetier qui mérite respect, il convient de le dire) est allé faire un tour du côté de la trouvaille et en a été beaucoup moins heureux que bibi ! Les traductions sont quelquefois oiseuses semble-t-il... (mea culpa j'avoue ne pas être allée trifouiller du côté du hongrois et du russe). D'un point de vue de langagier, il trouve le site truffé d'inutilités. Un point de vue que je ne partage pas (je crois que c'est bien la première fois que cela m'arrive dans le cas de language hat...). Je crois sincèrement que ce jeune site est prometteur et que s'il a ses défauts, comme tous ses pairs, langagiers ou pas, il constitue un carrefour d'informations intéressantes et un excellent point de départ pour qui veut élargir ses horizons ou ajouter une ressource (dussions-nous la qualifier d'« alternative ») à celles que l'on consulte déjà. L'auteur du carnet Semantic Compositions, par ailleurs, émet un commentaire un tantinet plus positif. À suivre sur language hat...
NDLGR : Pour fouiller les entrailles de la bête par ordre alphabétique, c'est par ici.
Moi ce qui me chagrine c'est l'encodage avec le jeu de caractère « charset=windows-1252 ». UTF-8 eut été plus approprié pour un dico multilangues.
Ce qui me fait sourire (enfin...), c'est l'avertissement qu'il est interdit de jeter un oeil au code source ou de télécharger la page, à la section terms of use :
« By using this site you agree to:
- NOT ELECTRONICALLY COPY ANY PAGES
&
- NOT ANALYZE OR COPY THE SOURCE CODE
&
- NOT DOWNLOAD PAGES -- NOT EVEN ONE
&
- NOT LOOK AT THE SOURCE CODE. »
Là c'est fortiche quand même :-)
Rassurez-moi, on est bien sur le web ?