Cybercarnet d'une appassionata de la langue de Molière
Le ministère de la Culture et des Communications du Québec a accordé une subvention de 650 000 $ au Centre de recherche Franqus de l'université de Sherbrooke. Un dictionnaire qui tiendrait compte de la réalité québécoise sans sombrer dans le « joual » et les québécismes douteux (il en est de beaux... et de douteux, croyez-moi !). En clair, un précieux indice :
L'une des particularités du projet tient au fait que, pour la première fois au Québec, un dictionnaire de langue générale est conçu à partir d'une banque de textes québécois comptant quelque 50 millions de mots, plutôt qu'à partir d'un ouvrage français. Cette démarche a notamment permis aux chercheurs de constater que, si l'essentiel du vocabulaire québécois appartient au français universel, environ 20 % sert à décrire des réalités qui nous sont propres, telles que celles du climat, de l'habitat, de la faune et de la flore.
Si le sujet vous intéresse (à savoir dicos, universités et Québec), consultez l'excellent article du Devoir, signé Christian Lévesque et publié en octobre 2003 : Linquistique - à la recherche d'un dictionnaire québécois. Ce billet est également une excellente occasion de rappeler à votre mémoire les opulents Corpus lexicaux québécois (14 corpus issus de cinq universités québécoises) accessibles via le Secrétariat à la politique linguistique du Québec.
Ce billet est rédigé en orthographe rectifiée.