Cybercarnet d'une appassionata de la langue de Molière
Les langagiers sont de plus en plus appelés à devenir des êtres hybrides, polycéphales du mot et du verbe. Tour à tour traducteurs, réviseurs, rédacteurs et adaptateurs, ils chevauchent les rôles et multiplient leurs chapeaux. J'ai dernièrement mentionné mon admiration pour une nouvelle race de langagiers, celle des « localisateurs » ou experts en localisation, lors de conversations avec quelques professionnels de la langue. Force est de constater que la chose est encore méconnue, même dans les milieux concernés. Pourtant, depuis septembre 2002, l'UQO (Université du Québec dans l'Outaouais, jadis UQAH) il est possible d'obtenir un diplôme d'études supérieures spécialisées en localisation. Le programme « met au point » un langagier dont le savoir expert en matière de langues s'allie à une connaissance approfondie de la culture cible, et à l'acquisition de solides notions en environnement informatique. Il est fort à parier que cette phratrie nouvelle est appelée à donner naissance aux purs-sangs du haras linguistique, issus du croisement de la langue, de la technologie et de la culture des peuples.
Ce billet a été révisé selon les recommandations de l'orthographe rectifiée. Vous ne voyez pas en quoi il en a été affecté ? Possible. Le hasard a voulu qu'aucun mot ne soit visé. Seuls quelque 2 500 mots sont visés par les rectifications. CQFD. ;)
Ca alors ! Je ne me doutais pas qu'on pût écrire "phratrie". Je ne connaissais que "fratrie"... Je n'ai pas fini d'apprendre.