Cybercarnet d'une appassionata de la langue de Molière
Je n'ai diable jamais compris pourquoi l'on privilégiait le mot (qui n'en est pas un en français) chips (prononcer tchips à la québécoise et sans le t à l'européenne) à l'éloquent croustille. Le "crrrr" crrroustillant de croustille lui est aussi évocateur et indispensable que le "auk" de glauque, qui appelle de bon son le sordide et le sombre de l'image évoquée. Il en va de même du mot coulant qui est si évocateur, au sens propre ou figuré. Je m'attriste de constater que sous de faux prétextes, l'on chipe le vocabulaire de la perfide Albion, au mépris du nôtre, si souvent enchanteur.
À ma grande honte, je n'utilise pas croustilles... ni chips non plus, d'ailleurs! Je mange des crounches.
Debout vers 4h30, je mange mon premier repas bien tôt, alors il n'est pas rare que j'aie un petit creux à mon arrivée au bureau, vers 9h! Des crounches, ça semble moins honteux que des croustilles ou des chips ;-) Mais bon, étant enceinte, on me pardonnerait certainement aussi les croustilles. Et à n'importe quelle heure, en plus!
Une adepte de la rêverie mallarméenne sur l'adéquation vocable-réalité ?
[Mais à ma connaissance, croustille n'existe pas en français "métropolitain" - ou seulement comme conjugaison du verbe "croustiller"]
[J'aime bien ce blog, je repasserai ^^]