Les coups de langue de la Grande Rousse

Cybercarnet d'une appassionata de la langue de Molière

Je réfléchis

25 février 2007

Sans parler : là où l'impression et l'expression se marient en silence

Je découvre à l'instant une carnetière qui m'a coupé le souffle. Elle publie une poignée de billets par mois, quelquefois même un seul, mais d'une puissance de réflexion telle que davantage donnerait le tournis. Dans un billet de février intitulé Conscience et différence, elle a réussi à résumer en un seul trait tout le fond de ma pensée et celle de bien des gens, j'en suis convaincue. Ophélie écrit : Je peux tolérer qu’une femme musulmane se voile, mais je ne peux tolérer la pensée qu’elle le fasse sans une totale liberté de choix. Ophélie (quel doux nom!) rédige en mots simples, une touche de diariste, un soupçon d'optimisme et une conscience qui allient, Dieu sait comment, à la fois la candeur et une maturité hors du commun. Chaque billet est un fragment de fresque où l'invitation à partager ou à réfléchir nous donne envie de faire partie du paysage et de réfléchir à notre tour. Ne serait-ce que pour prendre conscience que nous avons de la chance d'être ce que nous sommes. Sans parler. Là où les mots sont une invitation au questionnement, à la conscience de soi et de l'autre et à la conversation; des pistes d'aspect parfois modestes qui peuvent vous mener loin.

La discussion

1

Je suis très touchée par vos commentaires. J'écris spontanément et j'essaie de toucher aux sujets qui me tiennent à coeur. Tant mieux si mes billets suscitent la réflexion.

Écrit par Ophélie le 19 juillet 2007

Poursuivre la discussion


Se souvenir de moi?