Cybercarnet d'une appassionata de la langue de Molière
Pour avoir l'heur de plaire sans heurts et de dire sans peur, l'OQLF nous donne l'heure juste lorsque qu'arrive celle de féminiser la terminaison problématique. Une poignée de mots restent, selon moi à raison, en concurrence en matière de féminisation. Annonceuse et annonceure, assureuse et assureure, revisseuse réviseuse et réviseure, sculptrice et sculpteure, supervicieuse supervisseuse superviseuse et superviseure. Il reste à espérer que l'usage se répandra sur l'(h)eure. ;)
La cavalière servante repoussa le chevalier servant
Si le serveur trouve son féminin en la serveuse et que l'adjectif servant trouve son féminin en la servante, les substantifs servant, serviteur et servante n'ont, pour leur part, aucun équivalent d'un autre genre. Il sera donc de bon ton de dire ou d'écrire galamment, en signant une missive ou en offrant son aide : votre humble serviteure. Parce qu'une femme aussi peut souscrire à la galanterie. Et toc!