Coups de langue
2 mars 2007
Quatre employés d'Hydro-Québec sont, depuis hier, équipés d’un réseau de distribution d’énergie électrique. C'est du moins ce que nous rapporte le très savant Journal-de-Mourial. À moins qu'on ait voulu expliquer que lesdits employés avaient été électrocutés. Hon! La sublissime feuille de chou aurait-elle encore été victime d'une béotienne journaleuse?J'ai tout d'abord cru qu'il s'agissait d'une fantaisie du chef de pupitre, massacrant le titre : 4 (sic) employés d'Hydro électrifiés (re-sic). Mais non, à preuve, la toute première phrase de l'article : Quatre employés d'Hydro-Québec ont été électrifiés hier après-midi alors qu'ils installaient une ligne électrique le long de la route 117, à Saint-Faustin dans les Laurentides.Je meurs (ça doit faire au moins trois fois cette semaine).NDLGR : Trouvé alors que j'étais à la chasse aux établissements ouverts en ce jour de tempête (oui, j'ai besoin d'expliquer ce que je faisais sur le site de Canoe)....
28 février 2007
Je m'étonne que parmi les nominations en lice on retrouve une pub de nez rouge où l'on entend Claudine Mercier clamer : (...) Opération nez rouge, que l'on REjoint au 1-866(...)Mes favorites? La pub de la Fédération des producteurs de lait pour les nostalgiques de Bobino et Bobinette et celle de Bélair. Il faut dire que la SAQ ne donne pas sa place (il y en a plusieurs, je vous laisse les découvrir)! J'aime tant le cabotinage ;)Et puis, peut-être, celle de Familiprix pour faire suer ceux-là......
26 février 2007
Je suis un enfant, je vais à l'école. Je veux apprendre. Apprendre à choisir, apprendre à m'informer, apprendre à lire, apprendre à communiquer. Je suis un enfant, j'ai le droit d'être différent et le pouvoir d'accepter la différence. Ne m'enseigne pas l'intolérance, elle ravage ma conscience. Mais quand tu condamnes les mots, quand tu me fermes des portes, quand tu m'interdis l'info, eh bien moi, je m'emporte! Apprends-moi plutôt à repérer l'erreur, à la partager et à rejoindre la collectivité pour la corriger. Apprends-moi plutôt à discerner, à chercher et à m'engager. Si tu dois transverser mes compétences, ne les transverse pas dans l'ignorance! Je suis un enfant et j'ai droit à la liberté, laisse-moi le pouvoir d'y accéder, j'en tirerai mes leçons et j'en ferai mon devoir, celui de la conserver. J'en ai marre de tes chinoiseries, elles m'empoisonnent la vie. T'es un pédabogué et moi j'en ai assez! Laisse-moi apprendre, laisse-moi penser. Je veux étudier! Redonne-moi ma liberté et laisse-moi m'envoler. T'es qu'un pédabogué. Et les pédabogues, c'est dépassé. NDLGR : Mes muses (par conversation, courriel, ou lecture de leurs carnets) : Clément, Mario, Patrick Giroux et Pierre Goyette (RÉCIT, Outaouais)....
21 février 2007
Nouvelle campagne promotionnelle de Pharmaprix.Slogan en anglais : Birds of a feather collect points togetherTradduksion en phrinssê : Cui-cui pour les points entre amisJe meurs....
18 février 2007
Anne Guillard publie dans la carpette anglaise un article digne de mention pour souligner la moindre parcelle d'anatomie comestible de notre ami Porcinet, sous le couvert du nouvel an chinois. Alliant le signe de l'année (je vous le donne en mille : le cochon!) à la gastronomie, notre guillerette Guillard s'efforce d'attraper le lecteur dans ses filets (de porc) en redoublant d'ardeur pour ennoblir la chose et exciter nos papilles par assaisonnement d'hyperliens culinaires. Mais voilà qu'elle s'attaque à l'histoire et fait tourner la manoeuvre en eau de boudin. Heureusement, Le Petit Champignacien veille...Extrait de l'article d'Anne Guillard, Le Monde :Les pieds labellisés Sainte-Menehould ont fait le régal de Louis XVI. La scarole s'éprend du lard, l'échine opte pour les airelles version finlandaise, et le maroilles sublime le filet mignon.Et le Petit Champignacien (Dieu que je l'aime) de lui rentrer dans le lard (bon, le trait est un peu fort, mais c'est pour le jeu de mots, cabotinage oblige). Parions que la palette de détails historico-littéraires fera courber l'échine à la (sûrement moins) quillerette. Il faudrait avoir une tête de cochon pour persister devant des arguments aussi bien ficelés (comme un saucisson). Avouez qu'il y a de quoi perdre pied (de porc). Bon, je m'arrête. C'est trop facile ;))))NDLGR : (une petite dernière ;) Anne Guillard termine cette historique page de la Toile gourmande du Monde en nous rappelant que l'année prochaine sera celle du rat... Il ne nous reste plus qu'à espérer qu'il s'agira d'une recette de Rat-tatouille....
5 février 2007
Accommodement raisonnableAccommodement raisonnableAccommodement raisonnableAccommodement raisonnableAccommodement raisonnableAccommodement raisonnableSelon Antidote :Accommodement, nom masculin. Compromis, règlement à l’amiable.Raisonnable, adjectif [Didactique] Doué de la faculté de raisonner; pensant. L’homme est un animal raisonnableQui fait preuve de bon sens, écoute la voix de la raison, dont les actions sont réfléchies et mesurées. Un enfant raisonnable pour son âge. Montrez- vous raisonnable pour une fois. Conforme au bon sens, à la sagesse. Choix raisonnable. Conduite raisonnable. À l’époque, on n’estimait pas raisonnable de soutenir les idées coperniciennes. Qui n’excède pas la mesure normale. Prix raisonnable. Portion raisonnable.Mon grain de sel dans un océan de tourmente.NDLGR : Étrange... si la recherche cachée sous l'hyperlien ci-dessus est tronquée en écrivant accommodements avec une erreur (j'ai retiré un m), on obtient ce résultat....Mise à jour : Plus de matière à réflexion chez Clément et Étolane....
30 janvier 2007
...de l'approche et des résultats. Je suis demeurée perplexe devant ce commentaire d'Alain Horvilleur ajouté au billet Un mot pour le dire : technopédagogue. Pour fréquenter des technopédagogues de talent, je crois en l'utilité de ce mot puisqu'il désigne des gens qui font des pieds et des mains pour bellement s'allier la technologie dans un contexte d'apprentissage. J'ai finalement choisi de recevoir le commentaire et l'invitation comme un immense clin d'oeil.Parallèlement, si la lecture de son billet appelle de prime abord le fou rire, il arrache aussi un cri de désolation et un sentiment de profonde tristesse lorsqu'on en découvre la source. Ça donne envie de hurler : Bon sang, laissez donc les enseignants enseigner! Leur compétence se traduit par le bien-être de leurs élèves et l'acquisition réussie des connaissances visées (en d'autres mots : ils doivent apprendre). Si l'élaboration de nouvelles approches pédagogiques est importante, elle ne doit pas occire la capacité de reconnaître la compétence.Référenciel bondissant Le Garde-mots, Alain HorpailleurJournal d'une institutrice clandestineLe blog à lire, Nicolas alias PelouseDe l'hilarant à l'amer....
21 janvier 2007
Énoncer que j'ai du retard à rattraper quant à mes lectures carnetières est une vérité de La Palice. J'arpente donc, aussi efficacement que possible, les sites et carnets langagiers afin de remédier à mes lacunes (temporaires, je vous l'affirme) en cette matière. Mon itinéraire comportait, bien sûr, une visite exploratoire du carnet Les amoureux du français, repaire signé Paul Roux, conseiller linguistique à la Presse.Et je suis tombée là-dessus. Je sais, c'est un tantinet long. Mais veuillez prendre la peine d'au moins parcourir le texte avant de poursuivre la lecture du présent billet.Si je comprends bien l'esprit de l'intervention de Marc-André Lacasse, étudiant et distingué membre du lectorat de La Presse, il demande que l'on favorise, privilégie, voire avantage, l'emploi d'un mot français plutôt que d'un emprunt à l'anglais, attesté en français ou non. Je salue ici monsieur Lacasse et ne saurais être plus d'accord avec les motivations qui l'animent. Monsieur Roux lui répond alors. Il défend bien son employeur sans en être aveuglé et ce geste l'honore. Il a ses opinions et si nul n'est contraint de s'y rallier, on doit la reconnaître, en prendre note et lui faire montre d'un certain respect, comme toute opinion le mérite. Je me permettrai cependant de faire quelques petites mises au point. Bien évidemment, je ne me suis pas contentée de jeter un coup d'oeil furtif à un ou deux dictionnaires usuels de France.Monsieur Roux écrit :Week-end, par exemple, est attesté en français depuis 1906, ce qui fait bien un siècle.Il faudrait ajouter qu'au Québec (je prends la peine de le mentionner, ô Européens ne me fustigez pas) l'OQLF ne reconnaît pas week-end comme synonyme de fin de semaine, à prescrire ici.Si je voulais faire la pointilleuse (et c'est ce que je m'apprête à faire ;), j'ajouterais que si la toute première attestation se montre le bout du nez en 1906, l'usage n'en est devenu courant que vers les années 1920. Au même moment, au Québec, l'usage donnait priorité à fin de semaine et boudait, de bon droit, le mot week-end.Monsieur Lacasse, pour sa part, sera sans doute heureux d'apprendre qu'une rapide recherche sur le site de Cyberpresse dégote 2200 occurrences de fin de semaine contre 160 de weekend et 1270 de week-end, l'un recoupant l'autre. De ce résultat, 96 occurrences sont issues de l'Agence France-Presse en copier-coller. On peut donc énoncer que week-end, avec ou sans trait d'union, cumule moins de 1200 occurrences. Les dates respectives des occurrences s'équivalent et ne permettent pas d'en déduire que l'un ou l'autre des emplois est en gain ou en perte de vitesse dans les pages des vénérés quotidiens de GESCA sur cyberpresse.Si je veux être tout à fait honnête, je dois dire que j'ai proscrit le mot week-end de mon vocabulaire il n'y a qu'une poignée d'années, après une belle discussion avec un linguiste et une recherche étymologique concluante. Mon point de vue en est d'autant mieux senti et éclairé.Monsieur Roux ajoute :Match est plus ancien encore. Ce terme est apparu en français en...
11 septembre 2004
Attachementez-vous à vos tuques ! Sans 100 sens cent cens commentaires. *soupir*...
1 septembre 2004
... croit qu'une espace, en typographie, est de genre masculin. Alors dites-moi, quand je lis, là :« Il y a un espace (et non un trait d'union) uniquement entre le numéro municipal et le nom de la rue (p. ex., 123 22E AV).Il y a un espace (et non un trait d'union) uniquement entre le numéro municipal et le nom de la rue (p. ex., 123 22E AV). »s'agit-il d'un espace intersidéral ? La courrier canadienne se rend bien loin !!!...