Difficultés et anglicismes
3 mars 2007
Les druides récidivent et nous offrent un autre point de langue bien juteux et toujours aussi instructif, cette fois-ci en faisant le point sur l'adjectif addictif. Je suis TRÈS rébarbative à l'utilisation de ce néologisme. Pour ma part, je préfère, et de loin, l'utilisation du mot intoxicant, dont le sens figuré convient à merveille à la chose. Le participe présent esclavageant m'apparaît aussi très éloquent. Ne parle-t-on pas fréquemment de l'esclavage de la cigarette ou des drogues. Il véhicule avec lui les idées de contrainte et de soumission subies par ses victimes....
28 février 2007
Encore une fois, il était moins une... mise à jour de février de l'indispensable BDL. Les mises à jour sont toujours aussi enrichissantes. Ce mois-ci, j'attire votre attention sur l'article consacré à la conjugaison d'apparoir. Je sais que l'OQLF passe régulièrement par ici. Alors, dites-moi, pourquoi diable n'y a-t-il aucun moyen efficace d'être informé des mises à jour du site? On oublie la Francilettre ... que vous semblez avoir oublié aussi, non? D'ailleurs, son efficacité m'a toujours semblé être entachée d'un certain décalage....
21 février 2007
Francofête mettra a aujourd'hui mis en ligne le bulletin de vote pour trouver une solution de rechange au mot scrapbooking, en français s.v.p.! Toute l'histoire a commencé en octobre 2006, comme le relate fort bien cet article du Soleil signé Louise Lemieux. J'ai bien hâte de voir les suggestions qui auront été retenues. Il m'apparaît évident que la notion de photo et de bricolage devront être incluses dans le mot. On s'en reparle ce soir (heure de Montréal. C'est aussi ce soir que je vous ferai part de mes recherches et de mes conclusions sur l'anglicisme de transition folksonomie.Mise à jour : Ah misère! Les choix : créacollage, collimage et mémographie. Je ne vote pas....
15 février 2007
Que voici un excellent répertoire des erreurs les plus fréquemments commises en français. Logilangue nous offre au coeur de sa grammaire un savoureux cocktail d'erreurs à (bien évidemment) éviter. Sa grammaire regroupe le b-a-ba de la rédaction française, qu'il s'agisse de conjugaison, de genre et nombre (féminisation, pluriels), ou de toute autre notion à acquérir ou à se réapproprier.Petit bémol cependant, si la Liste de noms dont le genre est un problème, l'article Comment écrire les nombres et les Expressions et mots composés invariables mentionnent les graphies rectifiées, le conjugueur ne les reconnait pas.Mise à jour : Réaction véloce de l'équipe logilangagière, voir ce billet....
8 février 2007
Et un autre calque, un.Source : OQLF....
22 janvier 2007
Line oeil-de-lynx Gingras arpente sans répit les médias (même Le Devoir en prend pour son rhume) et sarcle sans répit le mauvais verbe des textes. Quel merveilleux prétexte pour nous rappeler à l'ordre et désenfouir de notre mémoire les règles de base de notre envoûtante langue. Choux de Siam (d'où le titre de ce billet). Posologie : sans modération ou quotidienne.Attrapé à la volée en passant par le carnet de Jean-Yves Dupuis, de la Bibliothèque électronique du Québec....
10 septembre 2004
Attention ! On rebat les oreilles et on rabat le caquet. Dans la série « paronyme, quand tu nous tiens !...
20 mars 2004
Tout au long des RIMA, je me suis promené (comme tous les participants d'ailleurs) d'ateliers en conférences, de discussions en rencontres, de découvertes en trouvailles. Évidemment, tout cela s'est fait cahier sous le bras et stylo en main. Dans mes notes, ici et là, reviennent quelques mots anglais que je me suis refusé de traduire à la légère, ne trouvant pas spontanément d'équivalents aussi complets, aussi forts et aussi évocateurs en français. J'ai donc commencé mes recherches hier soir. Elles ont enfin abouti ce matin. Étymologie, corpus, synonymes, banques de terminologie, ont été remués, épluchés, explorés et digérés. Il est rare que je puisse arriver en aussi peu de temps à conclure sur la traduction de mots qui semble rester sans réponse dans bien des cas. Même Mario, qui connait très bien la signification et la portée de ces vocables particuliers, tant en théorie qu'en pratique, se fait hésitant lorsque vient le temps de les livrer en français. Et cela est tout à fait justifié et explicable. Les ressources terminologiques (connues et de consultation rapide) en la matière sont décevantes. Je dois quitter la maison dans quelques minutes, vie de famille et spectacle à la maison de la culture de l'arrondissement obligeant... Mais je ne résiste pas à l'envie de poster mes résultats. La démarche, l'explication et les sources seront ajoutées à mon retour. NDLGR : Mise à jour effectuée le 21 mars 2004 : Empowerment : capacitation Tipping point : point de basculement Fiddling : tripatouillage « Empowerment » : définition Je reprendrai ici une définition tirée d'un document du Groupe Recherche Focus, citée et bonifiée par Mario (en élargissant à raison sa portée au contexte professionnel) : Les auteurs et chercheurs s'entendent tous pour dire que l'« empowerment » est avant tout un processus par lequel une personne se trouvant dans des conditions de vie plus ou moins incapacitantes, développe, par l'intermédiaire d'actions concrètes, le sentiment qu'il lui est possible d'exercer un plus grand contrôle sur les aspects de sa réalité psychologique et sociale [et j'ajouterais professionnelle]. Ce sentiment peut déboucher sur l'exercice d'un contrôle réel. Premier réflexe : jeter un oeil aux traductions proposées par le GDT et Termium, mes premiers arrêts en matière de terminologie. Autant que faire se peut, je suis à la recherche d'un seul mot. Trois choix se dégagent de la recherche (à ce point-ci embryonnaire) : habilitation, responsabilisation et autonomisation. Aucun de ces mots ne rend justice à la force du mot « empowerment », qui sous-entend l'acquisition et l'utilisation d'outils et de connaissances, la prise de conscience de sa valeur et la capacité de changer les choses, le tout en passant par l'action concrète et conduisant ultimement à l'exercice d'une influence significative sur son environnement et sa condition. Les mots habilitation et autonomisation sont pour le moins restrictifs, l'un faisant davantage appel à l'acquisition d'un droit et l'autre laissant pour compte l'interaction avec l'environnement et la communauté. Si l'autonomisation est une étape précieuse de l'« empowerment », elle n'est pas forcément implicite, selon moi, de l'influence exercée sur les décideurs...
7 mars 2004
En ces jours de premières lueurs printanières, voletant à l'horizon telles les escarbilles de nos non regrettés feux de foyer hivernaux, la BDL de l'OQLF nous offre près de 400 éponymes joliment décortiqués en de succincts mais révélateurs tableaux. Les éponymes, noms communs forgés à partir de noms propres (lieux ou personnes) sont ainsi listés par ordre alphabétique et expliqués en quatre colonnes : mot, définition, nom d'origine et explication. Un trésor de plaisirs et de découvertes ! Le vernal présent nous est livré au sein des 44 nouveaux articles fraîchement concoctés par les savants scribes de l'Office, où l'on retrouve également de judicieux points de langue sur les paronymes et un éventail d'anglicismes. Une cuvée à savourer d'un bout à l'autre. NDLGR : À l'intention de ceux qui en profiteraient pour lire les dernières nouvelles de l'OQLF et la mention du dernier bébé de Pivot, je me permets de vous rappeler qu'il n'est pas nécessaire d'attendre l'arrivée du Lire de mars au Québec pour lire le précieux dossier, puisqu'il est déjà accessible en ligne....
24 février 2004
Je repique chez Mario (qui nous gâte d'abondance ces jours-ci) un glossaire du sans-fil, signé Intel, (version française et version anglaise) qui est, à mon avis, un bon ouvrage complémentaire aux bases de données terminologiques plus fournies, surtout en matière de définitions (mise en garde aux puristes, coquilles repérées). Mais sur un ton d'ordre plus général, et de fil en aiguille, voilà la question du jour : écrit-on « sans fil » ou « sans-fil » ? Mmmmm ? Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi l'expression sans-fil apparaissait tantôt avec un trait d'union et tantôt sans ? Si vous y regardez de plus près, vous constaterez (sauf erreur, bien sûr) que le sans-fil (substantif) réclame un trait d'union alors que dans l'expression technologie sans fil (adjectif), le trait d'union est boudé. Il suffisait d'y penser !...
19 février 2004
Tout frais le dernier point de langue des druides, tout frais ! Ce mois-ci : Quel symbole pour le litre ?...
9 février 2004
Soixante-dix-huit types d'entités pour décrire la nature des terres et des paysages du Québec. Les noms de rues, de villages, de villes, les lacs, les rivières, certains édifices, bref, la manne ! N'hésitez plus lorsque vous désirez orthographier correctement un petit bled méconnu ou une grande avenue dont la graphie est malmenée à gauche et à droite. TOPOS sur le Web. Noms et lieux du Québec. Gouvernement du Québec. Source : OQLF. Fidèle à mon habitude, je me permets d'également signaler la mise à jour de la BDL. Ce mois-ci, 35 nouveaux articles viennent étoffer la banque, dont un savoureux petit billet sur l'adjectif ou adverbe « moult »....
22 janvier 2004
... Et lorsqu'on se plaît à les adjectiver, leur accord est régi par des règles bien définies ! Si les couleurs citron, orange et framboise boudent le pluriel lorsqu'apposées à un nom, en est-il de même pour le rose, inspiré de la fleur du même nom ? Eh non ! Pour tout savoir sur les subtilités de l'accord des adjectifs de couleur, consultez le tout récent point de langue des druides. Un texte que plusieurs voudront conserver en mémoire ou ajouter à leurs signets. Et puis si le tout vous ouvre l'appétit pour la résolution d'autres difficultés de notre langue si belle, mais parfois un tantinet retorse, n'oubliez pas d'aller survoler (sinon dévorer) la mise à jour de la BDL, parue plus tôt en janvier. Les scribes de l'OQLF affichent une constance exemplaire et nous livrent ce mois-ci 45 nouveaux articles liés à la syntaxe et à la grammaire, portant une attention particulière et salvatrice à l'emploi et au choix des prépositions. Cinq articles ont également été ajoutés pour enrichir le volet Rédaction administrative, une section truffée de judicieux conseils et de modèles de documents. Lorsque vous naviguerez dans les eaux de l'Office, tandis que vous y serez, prenez la peine de jeter un oeil au coup de langue de Gérald Paquette, chef des communications de la distinguée maison. Il traite de l'emploi erroné et condamnable de la fameuse « gentrification », un sujet d'actualité s'il en est un, et une erreur que les médias s'acharnent à « semer à tout vent ». J'en discutais justement avec l'aimable Zénon, lors de la dernière rencontre des carnetiers montréalais....
21 décembre 2003
Bon, bon, bon. Je l'avoue, je l'admets, je le confesse. La nuance entre les expressions « en regard » et « au regard » est un de mes talons d'Achille. Normalement, j'évite de les utiliser pour gagner du temps (eh oui ! J'utilise parfois des raccourcis de paresseuse ;). En plein coeur de mon précédent billet, je commets la fatidique erreur, qu'Arnaud relève (merci !). Et puis, je me suis dit que je ne devais pas être la seule dans ce cas-là. Voici un petit article du Centre de communication écrite de l'Université de Montréal qui clarifie fort bien la chose et détruit toute ambigüité....
9 décembre 2003
Si l'OQLF m'a amèrement déçue avec sa Francilettre, il est un endroit où elle n'en finit plus de nous gâter et, surtout, de nous en informer : la BDL (il faut évidemment avoir la curiosité d'aller vérifier s'il y a eu avis de mise à jour au début du mois). Le 4 décembre dernier, elle nourrissait encore son bébé de précieux modèles de documents (lettres, avis, communiqués, factures, alouette !). En prime, abréviations de noms de pays et, bien sûr, de juteux et suintants anglicismes à proscrire. Une bien belle brochette ! Soulignons également l'ajout d'un sage et précieux document : Vocabulaire à éviter relatif aux réunions....
6 décembre 2003
Comme l'ont fait certains druides, je suis les progrès de la réforme de l'orthographe depuis quelques années déjà, de plus près depuis la fin de l'an 2000. L'oeil en alerte, un doute en poche, je me balade d'un écrit à l'autre, d'un blâme à une congratulation, d'un étonnement rébarbatif à un étonnement un tantinet craintif. Je digère, je réfléchis et j'observe. Il faut savoir que la réforme telle qu'elle est prescrite (d'aucuns diront « suggérée ») aujourd'hui, est née de propositions adoptées par l'Académie française en 1975. Or, il est aussi important de savoir que cette même Académie faisait volteface en 1987, en rejetant d'une condamnatrice proposition la quasi-totalité des rectifications proposées en 1975. Adieu rectification des anomalies, normalisation des conjugaisons et simplification des graphies ! Encore en 2002, il s'en trouvait pour se réjouir de la chose, avec un peu trop de hâte et des informations pour le moins incomplètes, semble-t-il. Bien que ce soit le Conseil supérieur de la langue française qui entérinait officiellement l'orthographie rectifiée en 1990, l'Académie allait reconnaitre officiellement le fait nouveau en intégrant à la neuvième édition de son dictionnaire. Cependant, l'Académie souligne que son appui au Conseil était fait sous réserve que les éléments de la réforme soient soumis à l'épreuve du temps. De même façon, elle conserve dans la neuvième édition de son dictionnaire les graphies traditionnelles, qui y resteront bien au chaud, tant et aussi longtemps que les recommandations ne seront pas passées dans l'usage. La reconnaissance officielle et le sceau de l'Académie : de combien de temps disposons-nous ? Si la liste est longue et le chemin du renouveau ardu, les ressources et les ouvrages de référence se multiplient et s'étoffent, aujourd'hui plus que jamais. Depuis les premières propositions de l'Académie, en 1975, il nous aura donc fallu presque 30 ans pour que la volonté de réussir la transition soit assez forte pour mettre à la disposition du public tout un éventail de recommandations, d'outils et de ressources vouées à l'implantation de ces nouvelles normes franco-langagières. Pendant 30 ans, année après année, et plus sérieusement depuis 1990, il faut bien l'avouer, la réforme a frayé son chemin et investi le quotidien en cherchant à l'apprivoiser. Si je devais comparer le tout à un accouchement, je dirais que la dilatation est à dix centimètres ! Aboutissons, ma foi ! Mais retournons à nos moutons. L'usage fera-t-il en sorte que l'Académie éliminera la graphie traditionnelle de la prochaine édition de son dictionnaire ? Il sied ici de s'interroger sur le temps dont nous disposons. Alors que le premier tome de la neuvième édition (A à enzyme) est paru en 1992, le deuxième (Éocène à mappemonde) est paru en 2000. Au 13 novembre 2003, l'Académie en était à négation. Alors que la huitième édition aura réclamé 57 années de travaux, on nous en faisait miroiter une douzaine pour la publication complète du neuvième, ce qui nous mènerait quelque part en 2004. Un doute m'assaille. À vue de nez, nous avons devant nous cinq belles grosses...
26 novembre 2003
Si, si ! Avec la majuscule à Fêtes. Quoi qu'en dise l'OQLF et ne lui en déplaise. J'abonde cette fois-ci dans le sens de la recommandation du Bureau de la traduction, qui fait très nettement la distinction entre l'usage européen (minuscule) et l'usage nord-américain. Alors que la période des Fêtes s'étend, chez les commerçants, du 15 novembre au 15 janvier, elle représente pour le commun des mortels la période de festivités s'échelonnant du 25 décembre au 1er janvier (parfois jusqu'au 6). C'est en utilisant la majuscule que l'on consacre ce moment de l'année et qu'il nous est permis de l'évoquer en cernant bien le calendrier, contrairement à d'autres périodes de fêtes. Si je parle, par exemple, de la période des fêtes dans le cadre de la foison des festivals montréalais, la minuscule confirme le caractère général de l'expression ici utilisée. Il est également à noter que l'utilisation des expressions « période des Fêtes », « temps des Fêtes », « joyeuses Fêtes » et autres de même acabit, sont devenues la façon politiquement correcte de faire allusion à ce temps de réjouissance et de formuler nos souhaits en évitant la mention directe de Noël, qui n'est pas le fait de tous. La multi-ethnicité et les différents choix (ou le refus) religieux de nos collègues et amis font en sorte qu'il est préférable de formuler des souhaits moins « ciblants ». Par contre, si j'écris « plusieurs fêtes seront données à l'occasion du Nouvel An », ou si je parle des fêtes de la Saint-Jean, le mot fête est utilisé en son sens général et on doit fuir la majuscule. Mais ça...vous le saviez déjà ! ;) RBO...
26 novembre 2003
Oh la belle ! Courriel reçu de Jean-Baptiste, ce matin. L'homme, bavarois de son état (et vive la Bavière !), s'exprime en ces termes : « Je suis forcé d'accepter », mais « il m'a forcé à venir ». Quelle est la « règle » ? Pour moi, c'est « facile » et assez intuitif en fait. Mais comment l'expliquer à des collègues étrangers ? Où trouver une ressource à ce sujet sur le Web, car le problème revient régulièrement... Cher Jean-Baptiste, vous soulignez un problème bien réel, qui incarne tant la beauté et la souplesse de notre langue que les « cailloux-difficultés » semés sur le parcours de son apprentissage. Dans un premier temps, pour aider vos collègues étrangers à s'y retrouver, je vous recommande un petit ouvrage dépanneur qu'ils apprendront à chérir. Vendu à moins de 5 euros, Est-ce à ou de ?, signé E. Lasserre, viendra au secours de bien des hésitations (un petit manuel d'exercice a aussi été rédigé). Pour sa pertinence dans le contexte de votre question, j'en reproduis ci-dessous, dans sa quasi-intégralité, l'avant-propos signé par l'auteur. Il existe, dans toutes les langues, des choses traditionnelles que l'on ne peut pas expliquer et qui ne s'apprennent que par l'usage. C'est le cas, en français, de l'emploi des prépositions, dans lequel - reconnaissons-le - il y a souvent beaucoup d'arbitraire. Pourquoi dit-on : « chercher à comprendre » et « essayer de comprendre » ? Pourquoi dit-on : « décider de partir » et « se décider à partir » ? Les habitudes, sinon peut-être le génie de la langue, l'exigent ainsi ; mais il faut avouer que cette difficulté est une grosse pierre d'achoppement sur le chemin des étrangers qui veulent arriver à une certaine maîtrise de notre idiome. La justification de cet opuscule est uniquement dans sa valeur pratique. L'auteur doit confesser qu'il lui apparaît à lui-même comme un petit péché linguistique, une atteinte à la vitalité et à la souplesse du français, qui échappe par mille moyens à la rigidité des cadres et des règles. Il ne faut voir dans les listes ci-dessous qu'un aide-mémoire aisé à consulter et n'ayant pas d'autres prétentions que de faciliter un peu le travail des étrangers et de diminuer leurs chances d'erreur dans ce choix capricieux des prépositions. Et à ceux qui voudraient se mettre quelque chose de plus costaud sous l'oeil et dans la grise matière, je recommande roussement le texte de Ronald Lowe, du département de langues, linguistique et traduction de l'Université Laval, intitulé « L'analyse des prépositions « à » et « de » dans le cadre d'une syntaxe opérative. »...
24 novembre 2003
L'OQLF nous présente, rassemblées sous le thème « Terminologie élémentaire du mentorat et de l'accompagnement », 30 fiches pour le moins salvatrices. Ce secteur en pleine progression est envahi par les anglicismes (« coaching » ça vous dit quelque chose ?). Voilà qui, je l'espère, en guidera plusieurs dans le choix d'un vocabulaire français de qualité. Bravo !...
23 novembre 2003
Belle découverte en ce petit matin d'un dimanche ensoleillé. Si la langue française vous tient à coeur et que vous êtes parfois envahi d'un affreux doute sur la pertinence de vos efforts pour en maintenir la qualité, sachez que vous n'êtes pas seul à vous insurger contre les horreurs langagières de ce monde. Une montgolfière plane sur la carnetosphère et son aérostier, Jean (alias Jerotito), met brillamment certaines choses au clair et au point, au coeur de deux rubriques : Français et Mots sublimes. Faites-vous du bien, allez vous vautrer dans ces billets pertinents, instructifs et (souvent) merveilleusement incisifs....
11 novembre 2003
L'emploi excessif des pronoms démonstratifs donne un ton fat et pédant au texte et l'alourdit. C'est le site d'une société* de traducteurs (croyez-le ou non) qui m'a fait « sauter la calotte » ce soir. Alors, dites-moi ce que vous préférez lire : L'approche personnalisée ainsi que la vaste expérience de l'équipe de (...) font de celle-ci une compagnie très compétitive où se conjuguent qualité et service. ou L'approche personnalisée et la vaste expérience de l'équipe de (...) en font une société très compétitive où qualité et service se conjuguent. Si je laissais voguer mon esprit « marketing », j'aurais même osé : L'approche personnalisée et la vaste expérience de l'équipe de (...) en font une société très compétitive où qualité et service se conjuguent à votre diapason. * le site en question parle de « compagnie », cependant mon petit doigt me dit que, selon les lois en vigueur au Canada, cette « compagnie » montréalaise est en fait une société... mais je peux me tromper....
11 novembre 2003
Le roux carnet se consacre à la défense et à la promotion de la langue française. Vous le savez déjà. J'y partage mes découvertes cybériennes en matière de ressources gratuites et offertes sur l'immense et merveilleuse Toile. Comme tout le monde (j'imagine), j'utilise aussi des ressources et des ouvrages de référence payants. Parmi ceux-là, la base Termium, le Grand Robert sur cédérom et... Antidote. À chaque mise à jour d'un logiciel de correction ou de référence, j'ai toujours rêvé d'obtenir un commentaire complet rédigé par un utilisateur avancé. Entre les survols des chroniques technos et les études exhaustives des bancs d'essai, livrés sous forme de tableaux bien souvent peu conviviaux, il semble exister fort peu de choix en matière d'écrits réellement axés sur une information complète. Je profite donc de ce carnet pour rédiger enfin une critique (constructive) d'un logiciel que je considère comme indispensable. Une évaluation faite par une utilisatrice qui informe, met en garde, commente, repère et (si, si !), encense. Depuis une semaine, je tâte la bête, je la teste, je lui fouille les entrailles afin de découvrir ses nouveautés, ses forces, ses faiblesses. J'ai hier réalisé que le billet qui en couvrirait tous les aspects de façon adéquate serait infiniment long. J'ai donc résolu de publier chaque jour, autant de fois que cela s'avérera nécessaire, un commentaire sur un des nombreux volets d'Antidote. Et cela en vaut la peine, croyez-moi ! Neuf fois sur dix, j'ai pu constater que les utilisateurs de ce logiciel ne l'exploitaient pas à sa juste mesure (c'est malheureusement le cas de bien des logiciels, je l'avoue). Or, Antidote, dans sa version actuelle, est un atout indéniable pour tout langagier, tout communicateur, tout amant de l'écriture. Dès ce soir donc, premier volet. Mise en contexte (matériel utilisé, historique de mon utilisation d'Antidote et broutilles) et analyse du dictionnaire revampé d'Antidote Prisme (ou du moins le premier volet, car de juteux onglets y foisonnent). Du néophyte à l'utilisateur aguerri, tout le monde devrait y trouver son compte. J'ai même fait tester le logiciel par ma fille de 8 ans, Marie-Thaïs. C'est parti mon kiki !...
7 novembre 2003
Fidèle à son habitude, l'OQLF vient tout juste de gaver la ventrue BDL de 55 nouveaux articles. En plus d'une flopée de toponymes et gentilés qui engraisse la lignée déjà amorcée, on y trouve des exemples d'avis de convocation, d'ordre du jour, de curriculum vitae, de courriel et (ô joie !) un formulaire simple et intelligent à utiliser pour la prise de notes pendant une réunion. Une cuvée qui soulagera bien des hésitations et des maux de tête !...
6 novembre 2003
En lisant avec étonnement l'expression « logiciel informatique » sur un site, j'ai décidé d'effectuer une recherche sur Google. 6750 occurences ! Rien de moins. Quelqu'un m'explique ce qu'est un logiciel non informatique ? Mouhahahahahahaha !...
4 novembre 2003
Les deux derniers points de langue du Druide, croisés alors que je furetais sur le site. Les anglicismes i.e. et e.g. et l'emploi de contre et versus. De petits intrus avec lesquels la plupart des correcteurs-réviseurs sont très, très familiers... À lire....
4 octobre 2003
Toujours aussi enrichissante, la BDL de l'OQLF nous livre sa cuvée d'octobre composée de 54 nouveaux articles. Au programme, barbarismes et impropriétés, ainsi qu'un tour de planète qui s'avérera extrêmement utile à tous (nom usuel du pays, nom officiel, gentilé et, surtout, mais surtout : l'emploi de la préposition et de l'article). Autre petite nouveauté de l'OQLF, des dizaines de modèles d'écrits administratifs, de lettres et de formulaires commerciaux et administratifs ont été mis en ligne. Pour remédier au format PDF, vous pouvez faire l'acquisition de la publication « Le français au bureau », qui inclut un cédérom ou (si vous n'avez besoin que d'un ou deux modèles)... passer par ici. ;)))...
9 septembre 2003
L'OQLF nous livre aujourd'hui sa dernière cuvée de nouveautés, versée au sein de la BDL. Parmi les jeunes fiches, je retrouve quelques roux chevaux de bataille, notamment : drastique, à date, et le fameux et insidieux couple et/ou. Mais une fiche a particulièrement attiré mon attention, celle où il est question de nuances sémantiques entre savoir et connaître. Le terme anglais « knowledge » est souvent traduit (lorsqu'il l'est - *soupir*) à toutes les sauces. La nuance qui existe entre savoir et connaissance est pourtant si importante... La connaissance se cueille. Le savoir se forge. Et lorsque le savoir se met au service de la connaissance, les possibilités d'apprentissage et de partage ne connaissent plus de limites....
5 juillet 2003
Il est de ces trucs que l'on remet toujours à plus tard, pour mille et une bonnes raisons (se persuade-t-on). Sur la rousse liste de ces témoins de mon occasionnelle tendance à la procrastination, se trouvait le projet d'écrire à l'OQLF pour m'enquérir de l'existence d'une liste de diffusion ou d'un bulletin électronique. Eh bien biffé le truc ! La dernière capsule de l'OQLF s'intitule « La francilettre vous connaissez ? » et nous annonce la possibilité de recevoir la bonne nouvelle directement dans notre boîte de courriel. Triple hourra ! Évidemment, je me suis empressée de m'y inscrire. Dans une autre ordre d'idée, l'OQLF, dans une communiqué du 25 juin, nous informe de sa collaboration avec des partenaires privés pour la mise en ligne d'un lexique du golf, sujet de saison s'il en est. Pour ceux et celles qui seraient, tout comme moi, pas très « chauds » à l'idée de consulter un lexique en format pdf, je rappelle qu'un tel lexique (anglais-français, avec définitions) est également disponible en ligne, juste ici. Indispensable BDL Dans son édition des nouveautés de juillet, l'OQLF complète avantageusement sa série d'articles « traitant d'homophones lexicaux, de pléonasmes, d'altérations d'expressions et de paronymes ». À parcourir maintenant !...
2 juillet 2003
Scénarimage. Version française de « storyboard ». Élégant et clair, né de la magique et intelligente fusion (vous l'aurez deviné) des mots scénario et image. Si le niveau de compréhension de vos lecteurs vous rend sceptique, inscrivez « storyboard » entre parenthèses.... s'il le faut !...
1 juillet 2003
Plugiciel. Version française de « plug-in» (c'est joli en prime) ! On peut aussi traduire par module d'extension, mais le charme y perd. RBO...
23 juin 2003
Merveilleuse nouvelle ce matin, qui m'était passée sous le nez. Depuis le 20 juin dernier, le mot courriel a été adopté par la Commission de terminologie et de néologie de France et intégré à la base CRITER. Le mot courriel était en attente d'approbation depuis plusieurs années déjà. Il est à noter que le mot e-mail n'a jamais été reconnu par la Commission. Une bonne nouvelle apportée par Karl....
22 juin 2003
« Le site Web anglophone BuzzWhack traque les buzzwords, les fait figurer dans un dictionnaire et essaye de les analyser à sa manière... Est-ce qu'un dictionnaire similaire existe en français ? » MediaTIC Mon cher Jean-Luc, comme point de départ, laisse-moi te suggérer le Dicomoche, régulièrement nourri par Jean-Michel Gaudin et de gentils contributeurs. Pour ceux que la page des nouveautés refroidirait un tantinet (on y recense la dernière mise à jour en octobre 2002), sachez qu'elle est fort trompeuse et que Monsieur Gaudin est toujours présent et actif. Vous pouvez d'ailleurs lui soumettre vos suggestions, commentaires ou questions en participant au forum Dicomoche, ou par courriel ou formulaire en ligne....
22 juin 2003
Mot-bourdon. Rousse suggestion pour remplacer le vilain « buzzword ». Les grands manitous de la langue prêchent les expressions mot dans le vent ou mot à la mode, qui ne rendent pas justice, selon moi à la portée péjorative de la version anglophone. Je rappelle que le bourdon, outre l'insecte vrombissant, désigne également une grosse cloche à son grave ainsi que le son grave et continu de certains instruments de musique (vielle, cornemuse). L'image illustre tout à fait bien celle du mot qui revient sans cesse, de juste façon, ou tout simplement pour jeter de la poudre aux yeux, ce qui peut devenir relativement agaçant, tout comme un bourdonnement. Si on désire être moins innovateur, l'expression mot-cliché semble être tout à fait appropriée. À titre d'information seulement, j'ajouterais que Termium recense également « mot-code » (que j'exècre) ou « jargonnerie ». Le tout soumis très subjectivement. ;) RBO amélioré....
22 juin 2003
Certains mots ne se retrouvent qu'au pluriel, et il y a une raison à cela. Jean Pruvost, professeur des sciences du langage et directeur du laboratoire Métadif de l'Université de Cergy-Pontoise, l'explique mieux que je ne saurais le faire. Pour vous allécher, un extrait : « Passer du singulier au pluriel ou du pluriel au singulier n'est pas toujours possible. Imagine-t-on « une » ténèbre, une fiançaille, une arrhe, une décombre, une obsèque, une affre ? Ce sont en effet des mots qui ne connaissent que le pluriel parce qu'étymologiquement ils désignaient une chose apparemment simple mais constituée en fait de différents éléments. Ainsi en est-il des mâtines qui ont évidemment lieu aux premières heures, des vêpres (du latin vesperæ, soir) qui se déroulent « après none et avant complies », none désignant la neuvième heure du jour (15 heures) et les complies (du latin completa hora, l'heure qui achève, complète) la dernière heure de l'office. « Aller à mâtines, à vêpres, à complies », voilà qui définissait une piété intense, mais « quand les complies sont dites, les Religieux vont souper » ajoute concrètement Furetière. » Du sigulier au sanglierLes chroniques de langue par Jean Pruvost. À inscrire à vos signets. NDLGR : Jean Pruvost est directeur de l'équipe éditoriale du précieux Musée virtuel des dictionnaires...
19 juin 2003
Aliment-doudou. Une fichue de belle traduction de l'expression comfort food (selon le GDT, Aliment qui procure une sensation de bien-être et de réconfort et qui est souvent associé à un souvenir heureux) proposée par David Homel, écrivain et traducteur, bourlingueur de naissance, devenu Montréalais (et nous en sommes ravis, ici). RBO...
19 juin 2003
Imagisme. Discrimination basée sur l'apparence (Hon !). Traduction de lookism. RBO...
19 juin 2003
Addiciel (« add-on ») : Composant logiciel optionnel, ou développé par une tierce-partie, destiné à être incorporé à une application ou un logiciel pré-existant pour en modifier les capacités ou lui apporter des fonctionnalités supplémentaires. Source : Le petit Dico de la francophonie. L'OLF reconnaît addiciel mais favorise plutôt l'utilisation de compagnon. Je préfère addiciel, et de loin. *Soupir* NDLGR : Prudence de mise avec le petit Dico de la francophonie, sachez qu'il contient quelques « farfelutteries ». RBO...
19 juin 2003
Chef, dirigeant, meneur, chef de file, porte-parole. Pas de définitions. Vous n'en avez pas besoin. Seule, une question. Pourquoi utiliser « leader » ? RBO...
16 juin 2003
Lors de sa dernière mise à jour de la Banque de dépannage linguistique (en mai, je crois, peut-être début juin), l'OQLF nous fait profiter d'une bourrasque d'anglicismes sémantiques. Vaut le détour, y inclus pour nos petits cousins des vieux pays....
9 juin 2003
Des capsules savoureuses qui relèvent moult cocasseries (dieu que je suis polie!) sorties de la bouche de chroniqueurs, journalistes, animateurs et autres êtres dont nous ne saurions nous passer (avouons-le). Le français au micro. Je consens à admettre qu'un sourire ironique a malicieusement persisté sur mes lèvres pendant le parcours. N'hésitez surtout pas à cliquer sur les lettres qui apparaîtront en marge de gauche sur votre écran. Je soupçonne Jean Pagé (hon, " s'cusez "...je ne le referai plus) d'avoir alimenté un tantinet certains commentaires de Guy Bertrand. RBO...
30 mai 2003
Pour ceux qui ont apprécié le site du laboratoire RALI en ne se limitant pas au gadget pour les accents, gare au syndrôme du signet en visitant ce site-là. Orthonet, beaucoup moins « songé » et davantage « grand public » que RALI, il faut cependant le souligner, il n'en est pas moins un outil de dépannage à l'éventail intéressant, à l'interface conviviale, et au contenu enrichissant. Des « graphies rectifiées » à une petite drague tout à fait réussie avec l'étymologie (section FORMANT du lexique), il constitue un remède excellent à certaines pertes de mémoire (de celles qui font rager) et sera un bon instrument pour donner dans le néologisme spontané à la lumière de racines clés. RBO...
27 mai 2003
« Le terme binette, extension de sens d'un mot existant, a été proposé par l'Office québécois de la langue française comme équivalent de smiley (1995). Le terme émoticône n'a pas été retenu à cause de son manque de précision, puisqu'une binette n'est pas une icône, au sens reconnu en informatique à ce terme. Comme une binette peut suggérer des expressions variées autres que le sourire, les termes souriant et souriard, calques de l'anglais smiley, n'ont pas été retenus non plus. Le terme frimousse a été adopté par la Commission générale de terminologie et de néologie de France en 1999. En reprenant globalement l'idée véhiculée par le terme binette, ainsi que sa connotation et son niveau de langue, il vient concurrencer inutilement ce dernier, favorablement accueilli par les locuteurs depuis 1995, à mesure qu'il a été connu. Les termes trombine, tronche, bouille et bonhomme sourire, qui sont parfois associés à cette notion, viennent aussi concurrencer inutilement le terme binette, consacré par l'usage, notamment au Québec. » [Office québécois de la langue française, 2001] Puis-je faire respectueusement remarquer aux distingués membres de l'OQLF que la richesse de notre langue provient, entre autres, de sa richesse de vocabulaire. Il est courant et de notoriété publique (enfin, j'aime le croire) que le français offre souvent un éventail parfois impressionnant de mots pour désigner une même réalité. De cet éventail, les nuances de sens ne sont pas toujours implicites. Se sentir menacé par un tel état de chose dénote, selon moi, une ouverture d'esprit boiteuse. Ne soyons pas chauvins s.v.p. :-P J'émets d'ailleurs le même commentaire à l'intention de nos cousins français, bien qu'ils aient la langue moins acérée dans leur propos : « 2. Le terme « binette » est recommandé au Québec. « frimousse » doit être préféré à « binette ». » RBO NDLGR : Il est à noter que chez les Belges, on a compris... ;)...
25 mai 2003
Amazon.fr: On trouve dans Le Grand Robert "profileur/euse", mot français qui remplace le mot anglais "profiler". Mais on trouve aussi "e-mail", directement en anglais… Alain Rey: Nous avons gardé e-mail, parce que la très grande majorité des internautes utilisent ce mot – et même le verbe "e-mailer" que nous n'avons pas mis dans le dictionnaire. Ce qui ne nous empêche pas de dire que l'on préfère "courriel", utilisé par les Québécois. Je trouve particulièrement détestable le préfixe qui s'écrit "e" et qui se dit "i" ; abréger électronique en "e" n'est pas dans les habitudes du français. Passent encore "e-mail" et "e-book", qui sont des mots anglais, mais "e-commerce", "e-économie", c'est du charabia. Pourtant, si tout le monde parle de "e-commerce" en France, ce mot sera dans Le Grand Robert. Lire l'entrevue sur Amazon.fr À déguster : les archives du « mot de la fin » d'Alain Rey, sur Radio France. NDLGR : Si vous me rétorquez un jour : mais c'est dans le Robert ! Je sourirai. Et je ne plierai (fort probablement) pas. Les mots y naissent et y meurent. Leur mort (ou leur naissance, c'est selon) est souvent attribuable à ceux qui se battent pour un usage du français digne de ses forces, de sa richesse et de sa grande beauté. Et je les salue ! Et je salue aussi monsieur Rey, qui fait très bien le boulot qu'on lui demande chez Robert, sans pour autant renier ni ses valeurs ni l'acuité de son jugement et de sa pensée....
7 mai 2003
Il y a peu, grâce à un commentaire de l'ange gemp, je suis retournée sur le site du Druide informatique, où il y avait belle lurette que j'avais posé le clic. C'est en lisant avec délectation la légende des chevals que j'ai pu constater l'ajout de quelques points de langue dans les bouillons du chaudron druidique. Tout dernièrement, un article intéressant sur les digrammes est venu se joindre à d'autres billets frères et tout aussi instructifs. Les points de langues du Druide sont denrées rares (parfois jusqu'à trois mois sans nouveauté), mais d'une pertinence certaine....
6 mai 2003
La banque de dépannage linguistique de l'OQLF nous offre, dans sa dernière mise à jour, deux volets respectivements consacrés aux homophones lexicaux et aux nuances sémantiques. Je vous avouerai que j'ai surtout trouvé mon compte dans le volet des nuances. La fiche consacrée à « de nouveau » versus « à nouveau », une nuance qui tend d'ailleurs à disparaître, a suffit à attirer mon attention, déjà, en tête de liste. Je vous suggère un survol rapide, pour l'apprentissage ou le rappel à votre douce mémoire. Index des nouveautés de la BDL. Un excellent outil pour assurer la maîtrise de notre luxuriant vocabulaire francophone....
25 avril 2003
Combien de fois ai-je entendu « les chevals (...), si, si, maintenant, cette forme du pluriel est acceptée ! », et le poil des bras de me hérisser, et le nerf de ma langue de se tordre... Le pluriel de cheval est chevaux. Point....