Rectifications de l'orthographe
21 janvier 2005
Ce soir, 20 h. En rediffusion dimanche 19 h et mardi 10 h 30, 0 h 30 (heure de Montréal, Québec). Télé-Québec. Il va y avoir du sport. Mon petit doigt me dit que Favreau et Germain risquent d'être plus « émotifs ». On verra bien......
21 septembre 2004
Je l'attendais depuis un moment, la mise à jour septembrale de la BDL ! Surprise au menu des nouveautés : 25 articles reprenant le contenu du Vadémécum de l'orthographe recommandée. Les rectifications tiennent maintenant pignon sur Web dans l'index thématique de la BDL sous le volet orthographe....
4 juin 2004
À la une du Devoir, hier, Guillaume Bourgault-Côté signe un article portant sur les rectifications de l'orthographe. De toute évidence, monsieur Bourgault-Côté s'est très bien documenté sur la chose avant de s'attaquer au clavier. Bref historique, survol des principales rectifications, parallèle avec les réformes passées (je me tue à dire que ce n'est pas la première), bref, un travail bien ficelé. Il est bon de voir un journaliste sérieux aborder le sujet, après avoir lu dans la Presse, tour à tour, une faible de la plume, une chasseuse de faux scandales et un langagier sur le déclin publier des inepties, voire des grossièretés (on traitait notamment les gens du GQMNF de fanatiques, en les accusant de publier des faussetés et de polluer le courrier électronique). Il faut croire que ces personnages n'avaient pas fait « leur Devoir » ! Guillaume Bourgault-Côté, je vous salue ! NDLGR : (mise à jour le 8 juin 2004) Oups ! Il semble que Monsieur Bourgault-Côté a sauté un tantinet trop vite aux conclusions en ce qui concerne la position de l'OQLF. Comme quoi... il ne faut rien tenir pour acquis lorsqu'on lit les journaux... quels qu'ils soient !...
4 mai 2004
Enfin ! Un communiqué. À noter : « L'Office estime qu'en cette période de transition ni les graphies traditionnelles ni les nouvelles graphies proposées ne doivent être considérées comme fautives. »...
11 mars 2004
Annie Desnoyers, Chantal Contant et Karine Pouliot, fondatrices du GQMNF (Groupe québécois pour la modernisation de la norme du français), nous invitent à une soirée d'information sur les rectifications orthographiques. Si vous brulez d'en apprendre davantage sur le sujet, rendez-vous le jeudi 18 mars 2004 à la salle E-240 du 90, avenue Vincent-d'Indy à Montréal. La rencontre se tiendra de 19 h 30 à 21 h. Mais attention ! Prenez soin de réserver vos places par courriel. Au plaisir de vous y croiser, le soir venu ! Ce billet est rédigé en orthographe rectifiée...
14 février 2004
Petit mot de Marie-Ange laissé dans l'espace « À vos claviers » d'un récent roux billet : Je me demandais justement... Cette réforme de l'orthographe est-elle recommandée (et approuvée) par l'Office de la langue française? Oh la belle ! Ce qu'il faut savoir En 1990, feu Claude Ryan demandait au Conseil de la langue française de se pencher sur la nouvelle orthographe. Le Conseil de la langue française du Québec, qui avait d'abord été absent des travaux français en matière de rectifications de l'orthographe, a ensuite formé un comité dont la mission était d'assister le président du Conseil dans ses interventions auprès du comité français. Le Québec a donc eu voix au chapitre, c'est indéniable. Parmi les recommandations du Conseil de la langue française, on peut lire les suivantes (les caractères en rouge ont été colorés par bibi) : Le Conseil de la langue française appuie, dans l'ensemble, les propositions contenues dans le rapport du Conseil supérieur de la langue française de France qui a été publié dans le Journal Officiel de la République française le 6 décembre 1990. Le Conseil recommande l'application des rectifications au Québec à certaines conditions. Le Conseil recommande que, avant de procéder à la mise en oeuvre des modifications actuelles au Québec, l'État s'assure qu'elles seront aussi appliquées formellement en France. Le Conseil recommande que la mise en oeuvre des modifications dans les écoles québécoises se fasse en concertation avec le ministère français de l'Éducation nationale. Et de conclure : En conséquence, le Conseil recommande que la gestion de la mise en oeuvre des modifications dans le milieu de l'enseignement soit confiée au ministère de l'Éducation et au ministère de l'Enseignement supérieur et de la Science. Le Conseil recommande que la gestion de la mise en oeuvre des modifications dans le milieu de l'Administration soit confiée à l'Office de la langue française. AVIS adopté à l'unanimité, le 18 janvier 1991 Source : CSLF.Au printemps 2000, Rosita Harvey signe un article dans Infolangue, où elle énonce clairement : En 1991, alors que le Conseil de la langue française du Québec transmettait son avis au ministre, l'Office de la langue française informait ce dernier qu'il était prêt à prendre les mesures nécessaires pour assurer la diffusion des rectifications dans l'administration publique. Cependant, quelques mois plus tard, après que l'Académie française eut recommandé de laisser le temps faire son oeuvre, l'Office publiait un communiqué dans lequel il demandait de « surseoir à l'utilisation des nouvelles règles orthographiques [en raison des] hésitations de certains de nos partenaires francophones [qui] nous obligent à attendre un consensus plus solide pour appliquer les stratégies d'implantation que nous avons élaborées ». Mais encore : Ainsi, aucune mesure « officielle » n'a été prise pour, par exemple, informer le personnel enseignant de la présence d'un certain nombre de rectifications de l'orthographe dans les dictionnaires récents ou pour lui recommander d'en tenir compte dans l'enseignement et dans les corrections d'examens. Par ailleurs, les autorités donnaient leur aval à une participation québécoise au Colloque CNRS-HESO-AIROÉ (Centre national de la recherche scientifique - Histoire et...
11 février 2004
Le 6 décembre dernier, alors que je publiais un billet sur la nouvelle orthographe, je terminais en écrivant : « Ce carnet adoptera d'ailleurs bientôt la nouvelle orthographe pour tous ses billets. » Après mure réflexion, j'ai décidé de finalement faire le grand saut... avec modération. À compter de ce jour, donc, un billet sur deux sera rédigé selon les prescriptions de la nouvelle orthographe. Seuls échapperont à cette règle les billets rédigés sous la rubrique « Un mot pour le dire », afin d'assurer l'homogénéité de ce volet particulier. Le lecteur aura ainsi le loisir de s'habituer doucement à la réforme orthographique, sans que soit reniée l'orthographe ancienne. Chaque billet rédigé selon les nouvelles règles portera la mention « Rédigé en orthographe rectifiée ». Cette façon de faire s'inscrit, je le crois, dans l'esprit de l'orthographe rectifiée qui est recommandée et non imposée. Malheureusement, cette nouvelle facture ne mettra pas mes textes à l'abri des vilaines coquilles et des fautes de distraction. Mais je sais que quelque part veillent les yeux de lynx de chevaleresques lecteurs et que j'aurai une petite note en commentaire lorsque je commettrai « le réparable » ! ;) Rédigé en orthographe rectifiée....
6 décembre 2003
Comme l'ont fait certains druides, je suis les progrès de la réforme de l'orthographe depuis quelques années déjà, de plus près depuis la fin de l'an 2000. L'oeil en alerte, un doute en poche, je me balade d'un écrit à l'autre, d'un blâme à une congratulation, d'un étonnement rébarbatif à un étonnement un tantinet craintif. Je digère, je réfléchis et j'observe. Il faut savoir que la réforme telle qu'elle est prescrite (d'aucuns diront « suggérée ») aujourd'hui, est née de propositions adoptées par l'Académie française en 1975. Or, il est aussi important de savoir que cette même Académie faisait volteface en 1987, en rejetant d'une condamnatrice proposition la quasi-totalité des rectifications proposées en 1975. Adieu rectification des anomalies, normalisation des conjugaisons et simplification des graphies ! Encore en 2002, il s'en trouvait pour se réjouir de la chose, avec un peu trop de hâte et des informations pour le moins incomplètes, semble-t-il. Bien que ce soit le Conseil supérieur de la langue française qui entérinait officiellement l'orthographie rectifiée en 1990, l'Académie allait reconnaitre officiellement le fait nouveau en intégrant à la neuvième édition de son dictionnaire. Cependant, l'Académie souligne que son appui au Conseil était fait sous réserve que les éléments de la réforme soient soumis à l'épreuve du temps. De même façon, elle conserve dans la neuvième édition de son dictionnaire les graphies traditionnelles, qui y resteront bien au chaud, tant et aussi longtemps que les recommandations ne seront pas passées dans l'usage. La reconnaissance officielle et le sceau de l'Académie : de combien de temps disposons-nous ? Si la liste est longue et le chemin du renouveau ardu, les ressources et les ouvrages de référence se multiplient et s'étoffent, aujourd'hui plus que jamais. Depuis les premières propositions de l'Académie, en 1975, il nous aura donc fallu presque 30 ans pour que la volonté de réussir la transition soit assez forte pour mettre à la disposition du public tout un éventail de recommandations, d'outils et de ressources vouées à l'implantation de ces nouvelles normes franco-langagières. Pendant 30 ans, année après année, et plus sérieusement depuis 1990, il faut bien l'avouer, la réforme a frayé son chemin et investi le quotidien en cherchant à l'apprivoiser. Si je devais comparer le tout à un accouchement, je dirais que la dilatation est à dix centimètres ! Aboutissons, ma foi ! Mais retournons à nos moutons. L'usage fera-t-il en sorte que l'Académie éliminera la graphie traditionnelle de la prochaine édition de son dictionnaire ? Il sied ici de s'interroger sur le temps dont nous disposons. Alors que le premier tome de la neuvième édition (A à enzyme) est paru en 1992, le deuxième (Éocène à mappemonde) est paru en 2000. Au 13 novembre 2003, l'Académie en était à négation. Alors que la huitième édition aura réclamé 57 années de travaux, on nous en faisait miroiter une douzaine pour la publication complète du neuvième, ce qui nous mènerait quelque part en 2004. Un doute m'assaille. À vue de nez, nous avons devant nous cinq belles grosses...