Le texte de l’allocution de M. Ménard est par contre accessible: «L’entrepreneurship pour contrer le décrochage». Je remercie M. Ménard et son équipe de leur générosité. Mon contact avec lui a été très chaleureux…
Mise à jour en soirée: Je suis déçu pour M. Ménard qui avait répondu généreusement à plusieurs questions (dont certaines m’avaient été suggérées par des internautes), mais le document généré par Twitcam est inutilisable. Voici quand même un résumé des propos tenus par le Président du Groupe d’action sur la persévérance et la réussite scolaire au Québec. L’entreprise privée (la grande autant que la PME) a un rôle de support et de soutient à jouer dans la persévérance scolaire et on ne devrait pas avoir peur de solliciter sa contribution. Le fait qu’il soit lui-même banquier a très peu à voir dans son engagement dans cette cause de la lutte au décrochage; c’est un engagement citoyen. Mais il ne peut nier que son raisonnement est influencé par sa pratique… L’équation est simple: crise démographique (peu de gens pour supporter les coûts des programmes publics) + vieillissement de la population (perte d’autonomie qui entraîne augmentation des dépenses en santé) = productivité à accroître et pression sur l’éducation, car c’est le moyen privilégié de résoudre l’équation. Il a observé dans le milieu anglophone, entre autres, la valeur ajoutée de l’entrepreneuriat et c’est pourquoi il croit qu’elle doit devenir la pierre d’accise de sa stratégie. Et nous avons beaucoup de chemin à faire parce que sur ce volet, nous ne nous classons pas bien, peu importe les provinces/pays auxquels on se compare. La dette (si jamais on pensait emprunter)? Elle est l’une des plus gro$$e du continent. Reste l’éducation… Même s’il appuie le Plan Courchesne, il a un double rôles à jouer à l’intérieur du Plan (tout comme la Fondation Chagnon dont il n’est pas l’un des dirigeants) et à l’extérieur, également. Il sent la mobilisation très forte, mais il ne veut rien prendre pour acquis. Aussi, il ne croit pas au mur à mur; à chaque milieu sa solution. Il a mentionné l’urgence à s’adapter aux moyens que prennent les jeunes pour communiquer par nos approches dans la lutte au décrochage et il veut s’inspirer de ces moyens dans un avenir prochain. Enfin, il m’a donné raison sur la tendance «hyperconformiste» de l’école d’hier et d’aujourd’hui ce qui pouvait contribuer à briser l’esprit d’initiative et la prise de risque… donc, de rendre les projets entrepreneuriaux plus difficiles à réaliser. Mais il place sa confiance dans l’école de demain…