Cyberportfolio de Roberto Gauvin

directeur d'école au Centre d'@pprentissage du Haut-Madawaska situé à Clair au N.-B.

Réflexion

27 avril 2004

Alvin Toffler

rdl.JPG
Alvin Toffler est un auteur futuriste. Dans son livre "Powershifts", il explique comment la manière d'acquérir le pouvoir a évoluer avec le temps. Ainsi en tout premier lieu, les hommes obtenaient le pouvoir par la force. On a qu'à lire les histoires médiévales pour s'en convaincre. Par la suite, la richesse à permit à des groupes de dominer et d'avoir du pouvoir dans différentes sphères de la société. Toffler croit que dans le futur, c'est l'accès à l'information qui sera une source de pouvoir.

Je suis tombé un peu par hasard, sur le site de l'émission de Radio Canada ; Par quatre chemins, animée par Jacques Languirand. Sur le site Web de l'émission, on donne un extrait d'émission et le résumé du livre "Future shock" de Toffler au sujet du stress dans notre société. Ainsi, on peut lire un extrait de l’émission animé par Languirand :

Dans notre type de société – le type même d’environnement moderne, post moderne – quels sont les facteurs de stress les plus ressentis d’après Alvin Toffler ? On a parlé de lui très souvent, et l’information suivante est extraite d’un livre important qu’il a écrit Le choc du Futur.
Extrait d'une émission de R-C, Par Quatre-Chemins, 28 mai 1990.

Sur le site de Radio-Canada, on peut trouver les 17 facteurs de stress les plus ressentis dans la société moderne, selon Alvin Toffler et commentés par Languirand durant l’émission :


1. Accélération du temps. – Le temps nous entraîne comme un flot contre lequel on ne peut rien. Alors, il convient de se situer en-dehors et de le regarder passer.

2. Augmentation de la densité de l’information et des communications. – On est soumis consciemment et inconsciemment à un très grand nombre d’informations et de communications, desquelles on doit se protéger. Personnellement, j’en suis venu à regarder tout cela avec une certaine distance. Je ne vis pas les informations de l’intérieur, ce qui fait que je me sens moins atteint. Sinon on est constamment comme des boxeurs épuisés par tous les coups qu’ils ont reçus.

3. Besoin de nouveauté (mais aussi choc provoqué par celle-ci).

4. Augmentation de la population globale. – Si je pense, par exemple, à la piste cyclable du canal Lachine : la semaine c’est agréable, un cycliste à l’occasion, quelques patineurs, mais la fin de semaine, c’est la foule; donc il y a beaucoup moins de plaisir et de détente.

5. Augmentation de la population des villes.

6. Production et consommation accrues.

7. Accélération des transports et de la vitesse des véhicules.

8. Accélération de l’invention. – Je ne sais pas où vous en êtes avec votre ordinateur, mais avez-vous fait des mises à jour récemment? Êtes-vous encore compatible avec la voisine?

9. Instauration de l’éphémère.

10. Société du prêt à jeter.

11. Dé symbolisation des objets.

12. Éloignement entre la résidence et le lieu de travail.

13. Mobilité géographique, sociale, familiale. – On déménage, on bouge dans l’échelle sociale.

14. Rupture de l’équipe de travail (tâches parcellaires).

15. Besoin de changements de toutes sortes. – C’est intéressant ici, car le changement entraîne un stress, mais le besoin de changement aussi.

16. Rotation scolaire accrue. – Les garderies, l’école, le service de garde, le mouvement des enfants.

17. Relâchement des liens parentaux et familiaux. – La famille, le milieu, la société, l’encadrement humain sont extrêmement importants pour amortir le stress.

À l’école, nous vivons aussi notre stress à notre façon. C’est pour cela que je crois que nous avons un sérieux besoin d’apprendre à dire non. Spécialement pour les choses qui ne font plus de sens. Demming écrivait « We have to stop doing dumb things ! ». C’est possible de travailler dans un milieu sain où le respect des individus va de pair avec l’acceptation et surtout la valorisation des différences. Être différent et ne pas faire partie d’un même moule social n’est pas un handicap en soi mais une force qu’il faut à tout prix canaliser.

Pour en revenir au premier paragraphe, si Toffler dit vrai, je crois que le développement du projet des cybercarnets à l’école donnera un pas de plus à nos élèves. Ainsi, en apprenant à développer des réseaux de communications et d’échanger rapidement et efficacement de l’information, les élèves du C@HM auront un outil de plus pour affronter les réalités d’un monde globalisant et compétitif…ce n’est qu’une opinion…

Je termine avec une pensée de Toffler :

The illiterate of the 21st century will not be those who cannot read and write, but those who cannot learn, unlearn, and relearn.

La discussion

1

C'est pour cette raison qu'il faut valoriser et motiver notre équipe (adultes et élèves) à se servir du cybercarnet sans que cela deviennent un stress supplémentaire. Pour moi, le cybercarnet est un moyen que j'ai trouvé pour m'asseoir et relaxer le soir.

Écrit par B.Long le 27 avril 2004
2

Il faut organiser nos priorités et le temps que nous voulons consacrer à les développer.

Écrit par D. Michaud le 28 avril 2004
3

Combien de livre par semaine lis-tu? Tu dois passer des nuits blanches... Bon revenons à nous moutons ou à notre stress! Je crois qu'il est primordial de trouver un équilibre. Il faut faire la liste de nos priorités régulièrement, car nous changeons et la vie change. J'apprivoise tranquillement le cybercarnet mais, il n'est pas encore dans ma liste de priorité! Sait-on jamais!!

Écrit par Tina S le 28 avril 2004