Je travaille présentement avec un groupe de garçons dans un projet spécial du milieu propice à l’apprentissage. Ainsi, une fois par semaine, nous allons ensembles créer des projets en travaillant le bois et en apprenant les règles du travail en équipe, la persévérance et le travail bien fait. Pas si simple que cela.
Avec mes recherches, je suis tombé un peu par hasard, sur le site de USA Today avec un article intitulé : Girls get extra school help while boys get Ritalin. Je vous fais donc part de ce que j'en ressort. Au départ comme directions d’école, je sais par instinct qu’environ 99 % des problèmes de discipline chez nous sont avec les garçons. Ma théorie ; Il y a un manque de présence masculine dans le personnel enseignant de l'école. Aussi, je me questionne sur la pertinence de certaines activités d’apprentissages qui de répondrait pas au besoin de bouger des garçons. Les nouvelles recherches sur le cerveau montrent qu’il y a des différences importantes sur la manière d’apprendre chez les garçons et les filles. Dans un article de Jerry Gabriel intitulé; Yhe truth about boys and girls, on peut lire que les filles utilisent plus les mots en apprenant alors que les garçons travail plus silencieusement.
Gabriel cite un livre intitulé : Boys and Girls Learn Differently! De Michael Gurian. Celui-ci croit que les enseignants devraient explorer et utiliser ses différences entre les garçons et les filles. Il donne 10 exemples où les garçons et les filles diffèrent. Gabriel écrit :
“Boys tend to be better than girls at being able to calculate something without seeing or touching it,” says Gurian. And on language, Gurian claims that females produce more words than males. “During the learning process,” he says, “we often find girls using words as they learn, and boys often working silently.” Gurian, who has written a number of books about the development of boys, including The Wonder of Boys, sees his book as a tool for balancing the inequities between boys and girls. “I’m talking about teaching each brain the way it needs to learn,” he says. “Not only is there no danger in this, but in fact we’ll accomplish gender equity. And gender equity is accomplished when every individual is trained according to how their brain thinks. Through this, we can help a particular brain with its deficiency.”
En revenant à l’article de USA Today, on y parle d’une direction d’école qui veut reverser la vapeur. On peut lire:
But reversing the trend will not be easy. In classrooms nationwide, girls are pulling ahead of boys academically. Recent federal testing data show that what starts out as a modest gap in elementary-level reading scores turns into a yawning divide by high school. In 12th grade, 44% of girls rate as proficient readers on federal tests, compared with 28% of boys. And while boys still score slightly higher on federal math and science exams, their advantage is slipping.
Il semblerait que le problème majeur est qu’on ignore qu’il y a un problème. On peut lire ;
Most startling is that little is being done to correct the imbalances. All of the major players — schools, education colleges and researchers — largely ignore the gender gap. Instead of pursuing sound solutions, many educators merely advocate prescribing more attention-focusing Ritalin for the boys, who receive the drug at four to eight times the rate of girls, according to different estimates. "Too often the first reaction to an attention problem is 'Let's medicate,' " says Rockville, Md., child psychologist Neil Hoffman. "Some schools are quick to recommend solutions before they've fully evaluated the problem."
Le débat s'il en est un, est lancé :
En fait-on assez pour nos garçons ?
Devons nous faire quelque chose de différents?
Peut-on le faire sans nuire aux apprentissages des filles ?
Bonne réflexion…
Mon ami Rob Paterson de l'IPÉ s'intéresse beaucoup au phénomène, e.g. ici:
http://smartpei.typepad.com/our_kids_their_future/2003/12/what_is_happeni.html
Je remarque que dans ma classe de 1re année, les filles suivent habituellement l'enseignement sans demander beaucoup plus, parcontre les garçons vont bien travailler mais ils ont davantage besoin de parler en travaillant, de bouger et une bonne dose d'humour réussit habituellement à garder l'esprit motivé. J'essaie de garder mes sujets d'animation variés car même si la guerre des sexes a évolué, les garçons sont toujours plus motivés en effectuant un travail qui se rattache aux camions, aux sports, ... . Avec Mme Geneviève, mentor en littératie, il nous arrive de faire des activités diversifiées en divisant les groupes (garçons et filles). Jusqu'à maintenant, toutes nos tentatives ont été des succès.
Le monde des garçons est sans doute très différent du monde des filles. Je ne peux qu'imaginer ou déduire ce qui est nécessaire à l'apprentissage d'un garçon. À la maison, j'ai deux garçons qui ont toujours besoin de faire quelque chose. "Maman qu'est-ce qu'on fait maintenant?" Ce commentaire je l'entends souvent. À l'école, je suis d'accord avec les propos de Brigitte qui dit que les garçons apprennent mieux en bougeant et en parlant. Mais, ce n'est pas toujours approprié. Que faire pour motiver les garçons sans nuire à l'apprentissage des filles?