
C'est drôle la vie mais hier, lorsque j'écrivais mon billet sur l'apprentissage des garçons, j'étais loins de me douter que j'allais recevoir un cadeau de mon district scolaire. Ainsi, lors de notre réunion mensuelle des directions d'écoles d'aujourd'hui, nous avons reçu un livre de Ginette Lajoie intitulé ; L'école au masculin. Je l'ai survolé rapidement et j’ai aimé ce que j'ai vu. En cherchant un peu plus sur l’internet, j'ai découvert un billet de Audrey Miller publié sur le site « Carrefour-Education » et qui résume en partie, le livre de Lajoie. En passant, ce site semble intéressant à consulter.
Miller écrit :
Ginette Lajoie, psychoéducatrice membre de l’OCCOPPQ, vient de publier un livre intitulé « L’école au masculin ». Cet essai, visant à proposer des solutions concrètes au problème de réussite scolaire des garçons, vient d’être publié par les Éditions Septembre. Il contribue à relancer le débat, toujours à la recherche de solutions efficaces.
Selon Mme Lajoie, l’école s’adapte facilement au comportement des filles et beaucoup moins à celui des garçons. Ces derniers ont plus de difficulté à évoluer dans un milieu typiquement féminin, et s’en désintéressent. Ils manquent de modèles masculins. Elle rappelle que les bousculades et chamailleries entre garçons ont toujours existé, mais qu’elles sont aujourd’hui trop souvent considérées comme des manifestations de délinquance ou d’hyperactivité.
Bien que je n’ai pas terminé le livre au complet, (ça devrait pas être long…) une partie a tout de suite attiré mon attention ; Masculiniser l’école. Ainsi selon elle, il est pressant de recruter des enseignants masculins (p.104). Si on veut que des garçons s’intéressent à cette profession, il faut que les hommes qui exercent cette profession, captent leur l’intérêt. Il faut aussi que les écoles accèptent ces hommes de l’enseignement avec leur façon différente de s’impliquer qui est principalement par le moyen d’activités sportives et manuelles.
Lajoie écrit :
Ne pouvant multiplier la présence masculine par défaut d’un manque d’homme, les enseignantes peuvent ajuster leurs pratiques éducatives de telle sorte qu’elles tiendraient davantage compte du besoin d’identifiaction et d’affirmation masculine des garçons en incluent des projets d’apprentissages masculin pour les rejoindre dans leurs intérêts. Pp 104-105
J’offre une copie du livre de Ginette Lajoie ; L’école au masculin, à tous les enseignants du C@HM qui m’écriront un commentaire sur ce billet. Laissez-moi savoir ce que vous pensez du billet et si vous êtes intéressé ou non d’obtenir une copie du livre.
En terminant, Sébastien Paquet du CNRC m'a envoyé le lien d'un billet écrit par un de ses ami ; Rob Patterson de l'Île du Prince-Édouard, intitulé ; What is happening to boys ? que je vous invite à lire.
Bonne continuation !!!
Mon commentaire d'hier est certainement bon pour aujourd'hui :) Je n'ai pas changé d'idée depuis hier.
Mme Lajoie croit que ce qui importe, ce n'est pas le sexe des enseignants mais plutôt la façon d'ajuster nos pratiques pédagogiques afin de répondre aux besoins des garçons et des filles. Mère de deux garçons et enseignante de 7e et 8e année, je suis consciente que les garçons peuvent être bruillants, énergétiques et actifs. L'école ne répond pas toujours aux besoins des garçons.
M. Roberto
J'ai moi-même deux garçons à la maison et tout ce qui concerne leur éducation m'intéresse. En plus, la moitié de ma classe est des garçons. Alors, j'aimerais bien avoir ce livre qui me permetterait de mieux comprendre ces petits êtres de la gent masculine qui sont dans ma classe et chez-moi! J'ai bien hâte de lire ce livre!
Étant mère de deux grands garçons qui présentement volent de leurs ailes, je peux vous assurer que la présence de leur père a contribué beaucoup à leur développement. Leur père était et est encore proche. Les conversations qu'ils engagent ne visent pas toujours les mêmes intérêts que quand ils discutent avec leur mère.
Je trouve que les garçons manquent la présence du sexe masculin dans les écoles afin de connaître des modèles à suivre.
Je suis intéressée à savoir un peu plus et peut-être qu'en lisant celui que tu nous recommande j'y arriverai.
Salut M. Roberto,
Il est vrai qu'il manque d'homme dans les écoles primaires. Je crois que les hommes choisissent, en général, d'enseigner au secondaire. Le côté "maternel" de l'enseignement du primaire fait peut-être peur. Mon conjoint, qui est enseignant à la C. D. J., me répète souvantla même chose: "Je ne sais pas comment tu fais! Habiller les enfants, les moucher, ... Non, merci!". Je lui dis qu'il faut le vivre au quotidien pour comprendre. Le fait d'avoir deux garçons m'a fait réaliser que je dois lire aussi des livres sur les camions et les avions. Je dois faire plus d'activités qui demandent physiquement des efforts. Apprendre par l'action, par le jeu. J'ai déjà hâte de lire ce livre. Merci!
Bonjour Roberto,
L'école La Source, (maternelle à la 8e année) dans la Péninsule acadienne plusieurs hommes qui enseignent à l'élémentaire : un enseignant de musique, un en éducation physique, un en techno, un en 4e année, un autre en 5e, un en 6e, deux en 7e et un en 8e et le directeur adjoint est un homme. Il serait intéressant de voir si il y a une différence dans le comportement des garçons à cette école!
À voir une activité de classe
"Filles et Garçons" dans le cybercarnet des élèves 1A : http://cahm.elg.ca/portfolios/Leselevesde1A/
Moi qui attend 16 garçons dans ma classe de maternelle en septembre 2004, j'aurai surement avantage à lire ce livre.
Bonjour à tous,
Très sympa de vous lire...vous pouvez également visiter mon site www.reussitescolaire.ca
L'auteure de l'école au masculin,
Ginette Lajoie