Lors du dernier congrès de l’APTICA, M. Christian Couturier originaire d'Edmundston au Nouveau-Brunswick, a donné la conférence d’ouverture. M. Couturier occupe présentement le poste de Directeur, programmes de recherches du Nouveau-Brunswick de l'Institut de technologie de l'information du Conseil national de recherches du Canada (ITI-CRNC). Récemment, il était Directeur Général des technologies à l'Université de Moncton ainsi que Chef de groupe, Apprentissage électronique de l'ITI - Affaires électroniques du CNRC. M. Couturier a occupé différents postes à l'Université de Moncton tel que Professeur en Informatique de gestion et Chef de projet au développement d'un environnement d'apprentissage virtuel (IDITAE). Il est diplômé de l'Université du Québec à Montréal où il a obtenu un M.B.A. recherche en systèmes d'information de gestion.
Le jeudi 6 mai dernier, M. Couturier s’est vu décerner le Prix Personne TI de l'Année à la soirée gala KIRA 2004. Les prix KIRA sont les « Oscars » des technologies de l’information au Nouveau-Brunswick. Le prix honore une personne qui a influencé de façon décisive l’orientation des TI dans la province - quelqu’un qui a consacré temps et énergie pour faire progresser l’industrie dans le monde des TI.
J’ai bien aimé son sens de l’humour et sa façon de nous présenter l’inévitable ; Les TIC sont là pour rester ! M. Couturier utilise la métaphore des routes et des réseaux routiers que nous empruntons à chaque jour pour aller au travail. Même si certains voyages en auto sont risqués, nous ne sommes pas a l’abri des accidents. Bien souvent la seule chose qui nous sépare avec une autre automobile est la petite ligne de peinture jaune. Même si nous sommes conscient des risques, nous empruntons quand même ces réseaux car nous savons que c’est la façon la plus simple pour se déplacer. On peut visionner un excellent extrait vidéo de la conférence de M. Couturier qui fait allusion à cette métaphore.
Les réseaux informatiques présentent aussi des risques. Par contre, il est facile de naviguer, de suivre certaines règles de base et de voir que pour trouver l’information que nous désirons, il n’existe pas de meilleur moyen. Les TIC présentent des risques mais ces risques ne sont pas si grands que l’on croit.
Avec les TIC, on devient moins dépendant de la géographie. On s’en va ver la personnalisation des services. C’est possible d’unir plusieurs personnes avec des intérêts communs à la grandeur de la planète pour obtenir des services ou pour influencer les gouvernements. On peut créer ce que l’on appelle, des réseaux de masse critique.
Les systèmes d’éducation passent par là. Il faut donc repenser comment on enseigne. En 1993, moins de 1 % des gens passaient du temps en ligne. Ce pourcentage est passé à 17 % en 1998 et à plus de 24 % en 2003. La croissance continue en augmentant. Même si on ne se sert pas de la technologie avec les élèves, ceux-ci s’en serviront quand même et sont capable de la trouver ailleurs. Les TIC sont un outil. L’élément déterminant est de savoir comment on utilise les TIC pour enseigner. La technologie n’est pas l’apogée mais un outil à utiliser et à développer. Pour ce qui est des cybercarnets, ceux-ci ouvrent une fenêtre avec des gens qui partagent des intérêts communs.
M. Couturier a utilisé le C@HM a plusieurs reprises avec des exemples d’utilisation des TIC en salle de classe. Dans le cyberjournal de l’APTICA, un court article est disponible au sujet de la présentation de M. Couturier.
En passant, dans ce même cyberjournal de l'Aptica, on peut aussi lire un article sur la conférence de Mme Danis Michaud, enseignante au C@HM à propos du portfolio électronique ainsi qu'un autre article sur mon atelier intitulé ; "Devenir membre du REI" et présenté dans le cadre de ce même congrès.
J'ai bien aimé cette conférence. Cela portait à réfléchir.