Cyberportfolio de Roberto Gauvin

directeur d'école au Centre d'@pprentissage du Haut-Madawaska situé à Clair au N.-B.

Je réfléchis

3 janvier 2005

Salomé, un brin de suite...

Me voici à redevenir Roberto le directeur. Demain premier jour de classe depuis un bout. Pendant le congé, j'ai acheté un peu d'équipement pour notre radio-étudiante. Nous essayons avec un groupe d'élève de digitaliser notre radio-étudiante de créer un studio unique avec de l'animation et une structure suivant un peu ce qu'on peut entendre dans toute bonne radio communautaire ou autre. Je me remets donc à la lecture et je veux terminer le livre de Jacques Salomé que j'avais entamé la semaine précédent le congé des Fêtes. Quelques pages suffisent pour ce soir...J'attire votre attention sur ce premier billet que j'avais écrit avant le congé.

Voici deux passages qui encore une fois, viennent me chercher à la bonne place...

"Toutes relation pédagogique, en ce sens, est fondamentalement une relation de conflits de besoin. Ces conflits, qui la plupart du temps dans les structures scolaires classiques ont tendance à être niés (les élèves étant conduits à s'ajuster aux attentes du professeur), devront à l'avenir être pris en compte et devenir un support à une relation pédagogique fondée sur plus de réciprocité..." p. 59

"Il est important de redire, voire d'apprendre, aux adultes, qu'ils sont là pour répondre aux besoins des enfants (et cela jusqu'à un certain âge seulement !), mais qu'ils ne sont pas là pour répondre à leurs désir. Une relation d'élevage - au sens le plus noble du terme : élever un enfant pour lui permettre d'affronter la vie avec une autonomie satisfaisante et des ressources propres suffisantes - n'est pas de satisfaire ou de répondre à leur désir, mais de les inviter à se donner les moyens d'y accéder, quand ceux-ci sont recevables et viables. De leur faire découvrir aussi qu'il y a des désirs acceptables et d'autres qui ne le sont pas. Et que certain désirs peuvent aussi rester à l'état de désir, que cela suscite des rêves, des sublimation, appelle l'espérance et ouvre à la créativité et au dépassement de soi." p. 81-82

Encore une fois, je ne résiste pas à ce genre de texte. Je trouve que notre réalité de tous les jours fait en sorte qu'on peut un peu plus facilement apprécier la manière que c'est écrit. Il y a tellement d'élèves, tellement de besoin. On se sent souvent submergés par le flot des services à offrir. Ce n'est que par un étroit travail d'équipe qu'on peut offrir plus à plus d'élèves. Ceux-ci veulent se dépasser et se développer. Quand ont peur réussir à offrir à chaque élève au moins un adulte à l’intérieur de l’école avec lequel, il peut se sentir compris et écouté, on s'assure de suivre un peu le chemin de Salomé.

À suivre...

La discussion

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Je travaille avec des jeunes, j'ai des enfants et je suis une adulte donc... «Apprendre aux adultes, qu'ils sont là pour répondre aux besoins des enfants...mais qu'ils ne sont pas là pour répondre à leurs désirs.» Cette phrase m'a fait beaucoup réfléchir... J'ai donc un nouveau défis pour l'année 2005!!!! Répondre aux besoins...et évaluer les désirs des enfants qui partagent ma vie personnelle et professionnelle.

Écrit par D. michaud le 4 janvier 2005

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