Cyberportfolio de Roberto Gauvin

directeur d'école au Centre d'@pprentissage du Haut-Madawaska situé à Clair au N.-B.

Je réfléchis

9 mai 2005

Habitude 1

Ce billet est le premier d'une série de 77 autres. Dans ce billet initial, j'expliquais ce qu'il faut à une école pour être efficace. Avec le temps j'ajouterai les billets pour compléter la liste. On pourra consulter tous les billets avec la catégorie "77 habitudes d'une école efficace". Bonne lecture !!!

Habitude 1 : Dans une école efficace, le directeur s'assure de mettre autant de temps à créer un climat propice à l’apprentissage qu’à développer ce qui doit être appris.

Dans une école efficace, il faut que la direction s'assure de développer un climat propice au travail et de permettre des apprentissages de qualité. Bien que les programmes d'études agissent en guide, on doit développer ce que j'appellerai, "le curriculum invisible". Par exemple développer le sens d'appartenance ne figure pas dans les guides du ministère. Par contre beaucoup savent que le sentiment d'appartenance développe le goût d'échanger, de collaborer et de se dépasser. Des exemples de ce sentiment d'appartenance au C@HM seraient :

* La boutic du C@HM
* J.A.G.
* Journée Terry Fox
* Jour du souvenir
* Plan de réussite
* Notre projet de cybercarnets
* Notre chanson thème
* Code de vie
* Logo
* Mascotte
* Mission
* Rapport de rendement 2003-04
* Slogan
* Vision

Certaines personnes croient que développer une mission ou un autre projet du genre est une perte de temps. On croit même que les directions d'écoles devraient se limiter à la discipline, aux apprentissages et aux relations avec la communauté. Certains seraient heureux que la direction d'école s'occupent à temps plein d'enrayer le mâchage de gum et d'être le gardien du bruit. Je me
suis vite aperçu que nous avons l'école qu'on a car on y met les efforts voulus. Je le dit souvent et je le répète; je suis bien chanceux de travailler au C@HM. Je suis même prêt à dire que développer un milieu propice aux apprentissages et le facteur qui fait en sorte qu'il est possible de faire des apprentissages de qualité.

Plusieurs façons permettent de développer un climat propice à l'apprentissage. Je vous invite à lire un billet antérieur que j'avais écrit intitulé "Créer un milieu propice à l'apprentissage". Celui-ci explique en détail ce qu'est un tel milieu.

Patterson (1993) croit que le leadership évolue et change rapidement. Selon lui, le leader de demain doit être en mesure d’être ouvert et d’adhérer fidèlement aux cinq valeurs suivantes ; la participation, la diversité, les conflits, la réflexion et à la possibilité de faire des erreurs. C’est donc dans ce contexte que le leadership se transforme présentement. D’un même son de cloche, les auteurs, Gossen et Anderson (1998) croient que ;

La priorité numéro un des directeurs d’une école de qualité est d’encourager et d’aider professionnellement et personnellement, les professeurs à essayer de nouvelles idées et à les soutenir dans cette tentative. p13

De son côté, Glasser (1994) croit que les dirigeants peuvent devenir de vrais leaders en comprenant la théorie du choix. Selon Glasser (1994) le principe de base de la théorie du choix est ;

On ne peut forcer qui que ce soit à faire ce qu’il ne veut pas faire. On ne peut que lui enseigner de meilleures façons de procéder et l’encourager à les essayer. Si cela fonctionne, il y a de fortes chances qu’il choisisse de poursuivre dans cette voie.” p. 60

Pour assurer le changement, Fullan (1993) croit qu’un leader doit avoir une connaissance solide des nouvelles théories du changement et d’avoir aussi des habitudes personnelles qui vont en ce sens. La collaboration est essentielle et les bonnes façons d’y arriver le sont encore plus.

Selon Fullan (1993), il y a huit facteurs à considérer afin de réussir à changer les choses dans une organisation ; on ne peut pas mandater ce qui est important; le changement est une route et non un plan précis ; les problèmes sont nos amis ; la vision et la planification stratégique peuvent venir plus tard dans la planification ; l’individualisme et la collaboration sont égaux ; la centralisation ou la décentralisation ne fonctionnent pas ; il faut s’ouvrir sur le monde et chaque individu de l’organisation est un agent de changement.

Le leadership a donc évolué et il est essentiel pour les administrateurs scolaires de continuer leurs recherches pour trouver des façons innovatrices de transformer leurs pratiques du leadership afin de le rendre plus moderne et adaptées aux nouvelles réalités.

Références

Fullan, M. (1993). Change Forces. Probing the Depths of Educational Reform.
New York : The Falmer Press.

Glasser, C. (1997). Mon monde de qualité. Montréal : Chenelière/McGraw-Hill.

Glasser, W. (1994). Contrôler ou influencer. Le leader de qualité. Montréal : Les
Éditions logiques.

Gossen, D. C. (1992). La réparation : pour une restructuration de la discipline à
l’école. Montréal : Chenelière/McGraw-Hill.

Grossen, D. et Anderson, J. (1998). Amorcer le changement; Un nouveau
Leadership pour une école de qualité. Montréal : Chenelière/McGraw-Hill.

Patterson, Jerry L. (1993). Leadership for Tomorrow’s Schools .
Association for Supervision and Curriculum Developpment.

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