Belle soirée jeudi dernier en compagnie de Jacque Salomé, sociologue rennomé. Celui-ci était l'invité du salon du livre d'Edmundston. M. Salomé, âgé de 71 ans a su captiver notre attention tout au long de sa présentation. La qualité des relations interpersonnelles au coeur du travail des enseignants porte à réfléchir. Après avoir écrit le billet suivant quelques années passé, je retiens que les parents et les enseigants ont à répondre aux besoins des enfants et non à leurs désirs.
M. Salomé a su nous expliquer avec beaucoup d'objets visuels que nous avons nous aussi nos besoins et nos désirs. Ceux-ci entre en conflit avec ceux des élèves et de ceux qui nous cotoient. On peut y lire par exemple ;
Quand un enseignant pose une question, il attend que l'élève donne la bonne réponse, celle du livre, ou du savoir « officiel » qu'il possède, lui, et dont il veut vérifier l'acquisition ou l'assimilation chez l'enfant. L'évaluation de l'élève se fera sur l'adéquation de la réponse à la question.
Certains pédagogues, cependant, savent l'importance d'accueillir et de s'appuyer sur la la réponse attendue, ou des connaissances à acquérir, pour permettre à l'élève de la relier à ses connaissances et d'intégrer un savoir nouveau, qui devra se différencier des acquis antérieurs.
Le dépassement d'un système de type « question-réponse », trop fermé, quand il est remplacé par une invitation à partager, échanger, témoigner va renforcer la communication relationnelle qui est à la base d'une participation plus ouverte de tous les membres d'une classe.
Demain à la réunion du personnel, j'aurai la chance de remettre à chaque enseignant une copie du livre "Minuscules aperçus sur la difficulté d'enseigner". J'espère pouvoir donner la chance aux enseignants du CAHM de s'intéresser à l'importance des notions de relations interpersonnelles dans leur travail. Je me considère chanceux et heureux d'avoir pu entendre une personne aussi inspirante et qui a en même temps, su me donner un regain d'énergie.
Bonne continuation !!!