Cyberportfolio de Roberto Gauvin

directeur d'école au Centre d'@pprentissage du Haut-Madawaska situé à Clair au N.-B.

Je réfléchis

6 février 2007

Le Nouveau-Brunswick entre dans la danse des claques...

C'est maintenant officiel, le Ministère de l'éducation du Nouveau-Brunswick banni lui aussi le site des Têtes à claques.  Il s'en passe-tu des choses importantes en éducation !!!!

J'en ai parlé ici et Mario qui avait fait le billet suivant a reçu plusieurs commentaires intéressants.

Ce qui m'inquiète dans l'annonce d’aujourd’hui, c'est trois choses;

1- Le site des Têtes à claques reçoit beaucoup de publicité gratuite.  Parions que plusieurs personnes qui n'avaient pas encore visité le site l'on fait aujourd'hui.  Plusieurs élèves qui savent maintenant que ce site est à risque auront probablement envie d'y passer plus de temps à la maison afin de pouvoir en discuter par la suite...

2- Qui prend ces décisions ?  On parle ici d'une décision motivée par des plaintes des districts scolaires. Quand a-t-on eu la chance de discuter des problèmes de l'accès à un tel site ?  Comment gère-t-on tout cela ?  Il me semble que c'est beaucoup de pouvoir pour une petit groupe de personnes...

3- Est-ce qu'il y a d'autres sites qui sont bloquées ? Si oui quelle est la liste noire et quels sont les prochains sites à être bloqués ?

Il me semble qu'il y a tellement de choses plus importantes à discuter en éducation.  La peur de certaines personnes (qui n'ont probablement pas d'idées de l'utilisation d'internet..) qui imposent cette censure pour le bien de toutes les petite brebis égarés...C'est à faire vomir....

J'ai beaucoup de misère à concevoir que certaines personnes discutent à huit-clos pour décider de l'accès à l'information sur internt dans le système d’éducation.  Venant d'un gouvernement cela peut prendre une allure louche.  Pour de bonnes raisons dira-t-on !  Est-il possible que d'autres sites soient aussi bloqués?  Des sites par exemples qui pourraient nous donner de l'information sur des statistiques utiles pour évaluer la compétence ou l'efficacité de certains départements gouvernementaux.   Censurer apporte un sentiment de non-confiance et de "Je sais ce qui est bon pour toi...".  On dirait du macaroni au fromage réchauffé...

Il y aura un temps où les pédagogues de ce monde pourront prendre les décisions pédagogiques nécessaires.  On nous demande de remplir des billets d'autobus, de remplir des feuilles de temps, de faire des rapports de budget ou autre, c'est à se demander si on veut nous tenir à l'écart des vrais enjeux et du processus décisionnel.

Nous sommes en train de bâtir avec nos élèves, la société de demain.  Ce sont ces mêmes jeunes qui prendront soins de nous lorsque nous seront en chaise roulante ou à l'hospice...Soyons honnêtes, franc et ouvert avec eux...Ils nous le rendrons bien....

La discussion

1

J'applaudis haut et fort! Excellente envolée, Roberto. Tu ne nous as pas habitués à tant de véhémence!

« J'ai beaucoup de misère à concevoir que certaines personnes discutent à huit clos pour décider de l'accès à l'information sur internet dans le système d’éducation. »

Voilà un excellent argument à ajouter à la discussion. L'école est effectivement une question publique. Toute question qui s'y rapporte doit absolument rester ouverte à tous. Et encore plus dans une démocratie.

Écrit par François Guité le 7 février 2007
2

Bon coup de gueule Roberto!

Le plus comique c'est que les enfants y auront accès quand même, de plus en plus, à travers leur téléphone cellulaire...

Mais peut-être que ce cher Ministre ne sait pas que les enfants ont de plus en plus de téléphones cellulaires en leur possession.

Écrit par Cyrille Simard le 8 février 2007

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