L'été tire à sa fin et nous voilà prêt à embarquer à nouveau dans une nouvelle année scolaire remplie de nouvelles découvertes. Ce qui est intéressant en éducation c'est qu'il n'y a jamais deux années scolaires identiques et on ne sait jamais ce qui nous attend... C'est donc avec fébrilité que je me prépare à rencontrer les enseignants du CAHM afin de préparer ensemble, notre année scolaire. Avant, il y aura un arrêt à Grand-Sault pour le colloque des écoles secondaires des conseils provinciaux de l'AEFNB où je présenterai un atelier (à quatre reprises) sur l'utilisation du cybercarnet à l'école. Ces présentations auront lieu les 27 et 28 août à la polyvalente Thomas-Albert. Je rencontrerai donc les enseignants du CAHM le mercredi 29 août en matinée afin de lancer cette nouvelle année scolaire.
Pas de doutes qu'il y aura beaucoup d'énergie dans l'air. Nous regarderons ensemble la meilleure façon pour assurer que chaque élève puisse réussir à l'école et comment nous pourrons ensemble, y arriver. Cette direction est en phase avec le plan du ministère de l'éducation du Nouveau-Brunswick intitulé; Les enfants au premier plan. Dans ce document, on y retrouve les valeurs suivantes ;
1. L’intérêt des enfants doit être au cœur de toutes nos décisions en matière d’éducation.
2. Chaque enfant a des forces qui peuvent lui permettre de réussir. Il doit donc bénéficier de notre appui pour les développer.
3. Chaque collectivité a un rôle à jouer dans l’instauration d’une culture du savoir et le développement d’un esprit de solidarité envers la réussite des enfants.
4. Chaque enfant a le droit d’apprendre. Pour ce faire, les parents doivent s’engager comme partenaires dans l’apprentissage de leur enfant dès sa naissance.
5. Nous devons intervenir avec un sentiment d’urgence auprès de tous les enfants qui éprouvent des difficultés.
6. Chaque enfant doit apprendre dans un milieu sain et sécuritaire et bénéficier d’un encadrement approprié. Pour ce faire, l’enfant doit pouvoir exprimer ce qu’il vit et ressent à l’école.
7. Les enseignants et les directeurs d’école sont des professionnels qui doivent bénéficier de la liberté et des ressources nécessaires pour innover. De ce fait, ils doivent également rendre compte de leur capacité à mener des changements, à obtenir des résultats et à susciter la participation des élèves.
8. La dualité linguistique et le bilinguisme sont des caractéristiques fondamentales de notre système scolaire. En outre, nous devons concentrer nos énergies sur les résultats de nos pratiques éducatives et non sur de vieux débats.
9. L’inclusion scolaire est une caractéristique fondamentale de notre système d’éducation. Nous devons améliorer notre système inclusif en plaçant l’élève et sa réussite au centre de nos préoccupations et en ayant recours aux ressources appropriées.
10. Les enfants apprennent mieux lorsqu’on leur propose des défis qui éveillent leur curiosité intellectuelle.
Selon le premier ministre du Nouveau-Brunswick Shawn Graham,
Les enfants au premier plan a été conçu pour que le système scolaire favorise chez l’élève le développement d’un esprit critique et d’une pensée créative tout en éveillant une passion pour le savoir.
Les enfants au premier plan exige que chaque adulte fasse passer les enfants en premier, que l’éducation devienne une valeur importante de la culture néo-brunswickoise et que chaque enfant soit fier d’apprendre et reçoive l’aide nécessaire pour atteindre son plein potentiel.
Je retiens que nous avons comme enseignants à s’assurer que les élèves, tous les élèves puissent développer leur plein potentiel. C’est notre travail.
Nos discussions se feront autour d’un article que j’ai lu cet été dans le Journal Le Soleil de Québec intitulé; Les compétences les plus convoités… Curieux, on y parle pas de verbes en « er » ou de connaître les tables de multiplication… Dans l’article, on mentionne que les élèves auront à développer des « compétences du succès ». Les élèves auront donc à être capables de s’adapter à un environnement très changeant et à développer des aptitudes pour s’intégrer au milieu de travail. Patricia St-Pierre dans son article, croit que;
En général, on recherche des personnes capables de retirer du plaisir de leur travail, de travailler efficacement avec les autres employés, de faire preuve de créativité, de croire en leurs moyens, de persévérer et de surmonter des difficultés, de gérer l’ambigüité, de prendre des initiatives, de démontrer une influence positive sur leur environnement……l’utilisation efficace des nouvelles technologies de l’information et des communications devient incontournable…
Ce n’est pas moi qui l’ai dit…cette fois-ci…
Pour y arriver, nous devrons regarder ce qui se fait chez-nous et se donner des cibles individuelles afin de respecter le rythme de chacun (Nous ne sommes pas tous à la même place). Comme l’an dernier, je m’attends que nous prenions tous le premier pas ensemble. Ensuite, comme communauté d’apprentissage nous pourrons travailler en réseau pour atteindre nos objectifs.
But to create real change, we need to move our conversation beyond simply the tools and our jargon. Parents understand the importance of preparing their children for tomorrow's world. They might not understand RSS, mashups, and blogs. Society understands the importance of a skilled workforce, of critical and creative thinkers. They may not understand wikis, podcasts, or user-created video or collaboratively written software. Unfortunately, where our aim should be about change, our sights are set on tools. And we wonder why we're not hitting the mark we desire. Perhaps our vision for change is still unsettled. What would success look like if we achieved it? What would classrooms look like? How would learning occur?
Nous devons donc trouver des moyens pour aller au dela des outils en regardant notre démarche d’enseignement afin de favoriser la pensée critique, l’écriture, la lecture et la résulution de problèmes. Les élèves doivent être en mesure de nommer ce qu'ils apprennent et de prendre une part active à leurs apprentissages. Cela rejoint en même temps notre mission et notre vision au CAHM (Yahoo!!!).
Je redis ce que je pense depuis des années (depuis 1996, en fait) :le changement en éducation est fondamentalement un processus intrinsèque, pas seulement extrinsèque. Chaque intervenant doit faire une instrospection personnelle de sa pratique et actualiser son référentiel pédagogique.Sinon, on copie-colle un modèle archaïque...
Nous profiterons de l'occasion pour regarder la vidéo "Did you know ? " et celle que j'ai fait et qui s'intitule ; "Komment aise kon aprand a ékrir ? ". Ceci nous permettera de réfléchir, de nous mettre en contexte ainsi qu'à me permettera de proposer aux enseignants du CAHM, l'exercice de répondre aux questions suivantes sur une base individuelle et personnelle ;
1- Où en suis-je dans mes pratiques pédagogiques ?
2- Quelle est ma vision de l’apprentissage ? Dois-je faire une mise à niveau ?
3- Dans quelle sorte de classe j’aimerais envoyer mes propres enfants ?
4- Qu’est-ce que je dois faire, ne plus faire et ce que je ne ferai pas pour maximiser le temps d'apprentissage et l'impact de mes pratiques pédagogiques ?
5- Quelles sont mes forces, mes besoins et qui peut m’accompagner ?
Pour terminer, un vent de fraicheur découvert sur YouTube. Comme quoi qu'il n'y a pas seulement que des conneries sur ce site... ;-) Les paroles de la chanson sont disponibles ici.