Cyberportfolio de Roberto Gauvin

directeur d'école au Centre d'@pprentissage du Haut-Madawaska situé à Clair au N.-B.

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16 mai 2008

Leadership de la direction d'école...

En début d’avril 2008, la retraite annuelle des directions d’école du district scolaire 3 avait lieu. J’étais absent pour la deuxième journée mais j’ai appris que nous avions été placés en équipe et que nous devions développer les 7 thèmes d’une école efficace, soient :

1. Leadership pédagogique fort de la direction d’école
2. Une mission et vision claire et à point
3. Un environnement ordonné et sécuritaire
4. Des attentes élevées sur la performance des élèves
5. Suivre de près le progrès des élèves
6. Offrir des occasions d’apprentissage en utilisant le temps efficacement
7. Relations positives avec la communauté et les parents

C’est ainsi que chaque équipe par l’entremise du blog du district, publiera un résumé de ses recherches afin de les partager avec leurs collègues. Il semble qu’il sera ainsi possible de faire un débat d’idée accessible sur le Web.

Pour ma part, je ne peux pas être contre l’idée avec l’utilisation que je fais du blog et de ses qualités importantes pour mon travail quotidien. J’ai donc choisi de développer certaines idées de Micheal Fullan et en présenter d'autres à partir du site suivant. J’aime bien Fullan pour en avoir parlé ici et sur cet autre billet. Ce que je retiens est surtout qu’on ne peut pas mandater le changement. Ainsi, on ne peut pas forcer les gens à faire ce qu’on aimerait qu’ils fassent et encore moins les obliger à travailler ensemble s’ils n’en voient pas le besoin. Je crois qu’on surévalue le travail d’équipe et plusieurs personnes croient qu’il faut tout faire en équipe. C’est faux ! Il y a un temps pour travailler en équipe et un temps pour se retirer seul. En éducation on se sent souvent à part si on veut prendre du temps pour développer des idées ou une vision. Ce n’est pas normal…

Fullan donne 8 règles pour optimiser le changement et faire avancer l’organisation.

1- On ne peut pas forcer le changement.
2- Le changement est un processus et non un plan défini.
3- Les problèmes sont nos amis.
4- La vision et la planification stratégiques peuvent venir un peu plus tard.
5- Les individus et la collectivité doivent avoir des pouvoirs égaux.
6- La centralisation et la décentralisation ne fonctionnent pas.
7- Se brancher à un environnement plus grand est crucial pour le succès.
8- Chaque personne est un agent de changement.

Par où commencer ? Il y a tellement de choses à dire et qui selon moi sont importantes. C’est vrai qu’on ne peut par suivre un plan exact d’où on veut aller. On peut avoir une vision, une mission, un plan annuel ou autre mais c’est dans l’action au jour le jour que nous pouvons mieux définir nos besoins et où nous devons aller. Avec le temps, notre vison de ce que doit être une école efficace prend forme et s’actualise. Loin de l’idée qu’il faut seulement développer une vision d’école, l’afficher sur le mur et aller de l’avant. Difficile à réaliser que dans un contexte organisationnel, les membres de l’organisation doivent voir qu’il est important d’y mettre du temps et de réviser le tout au besoin.

Les problèmes sont nos amis et à la direction d’école, nous avons beaucoup d’amis ! Il faut donc développer une culture organisationnelle où la prise de risques est possible, voir, encouragée. Les gens doivent savoir qu’il est possible de faire des erreurs et qu’ils peuvent apprendre avec celles-ci. L’innovation meurt si on nivèle par le bas ou si on veut tous fassent la même chose en même temps. On peut facilement voir d’une organisation à l’autre celles qui encouragent cette prise de risque et celles qui ne le font pas. Nous avons de jours en jours à faire face à des problèmes de toutes sorte auquel l’université ne nous a peu ou pas préparé. Souvent, une solution pour un certain problème ne pourrait pas fonctionner dans une situation similaire ou dans une autre organisation. Nous devons être créatif et espérer toujours atteindre la cible. Pas toujours facile.

Je me souviens d’une situation à l’école où les élèves célébraient l’anniversaire d’un ami en chantant fort et en faisant du bruit. Cela devenait un problème grandissant au point que certains élèves chantaient l’anniversaire d’un élève à qui ce n’était même pas la fête et juste pour faire du bruit. Comment régler un tel problème ? Je pourrais comme direction me fâcher, faire une annonce, rencontrer les élèves ou les punir. En sachant que cela dérange beaucoup, ils auraient aussi pu s’arranger pour causer d’autres sortes de problèmes. Résoudre une telle situation ne s’achète pas au Wallmart. Je me suis souvenu d’Égide Royer et pensé à trouver une manière innovatrice de faire passer mon message que le bruit et le désordre dépassait les limites de ce qui était normalement toléré et en même temps une manière de trouver une solution gagnante pour tous.

En consultation avec ma direction-adjointe, j’ai donc passé un message sur l’interphone que bientôt, il y aurait à l’école des cours de savoir-vivre sans donner plus d’explications. J’ai fait le même message pendant quelques jours. J’ai par la suite affiché de l’information à la cafétéria de la manière suivante ;

Cours de Savoir-Vivre

Quand : À tous les jours le midi de 12h40 à 1h40
Où : Salle B-112
Par : Direction de l’école
Comment s’inscrire : Faire du bruit et frapper sur les tables.
Coût : Aucun

Lorsque j’ai placé les affiches, plusieurs élèves m’ont posés toutes sortes de questions et ils ont vite fait le lien qu’ils seraient dans un autre local le lendemain s’ils faisaient du bruit de manière inacceptable. À la première occasion, nous avons du le faire avec 8 élèves et une seconde fois avec 3 élèves. Depuis ce jour (Près de 2 ans) nous n’avons pas eu d’autre incident du genre et il ne reste presque plus d’affiches dans la cafétéria. Certaines journées les élèvent chantent bonne fête à un ami, ils applaudissent gentiment et passent à d’autre chose. C’était selon moi une manière efficace de résoudre ce problème.

Je terminerai ce billet sur l’importance de se resauter t d’échanger dans une communauté plus grande que celle où nous travaillons. Pour moi, le blogue me permet de laisser des traces de ce que je fais, de mes réflexions et de mes apprentissages. Tant mieux si cela peut aider à d’autres mais le plus importent c’est que ça me sert aussi à moi. Égo-altruisme ou pas, nous devons voir ce qui se fait ailleurs et échanger nos pratiques. Je dis souvent que ce n’est pas nécessaire d’entrer dans une caverne pour voir s’il y a un ours. On peut demander à quelqu’un qui est déjà entré dans cette caverne.

Nous devons comme direction d’école faisant partie d’un système analyser ce qui doit faire, ce qu’on peut faire et ce qu’on ne fera pas. J’ai commencé à rédiger certaines idées dans le billet suivant où je suggère 77 habitudes d’une école efficace.

Le bon leader doit faire la différence entre ce qu’il aimerait entendre et se qu’il doit entendre. C’est possible de ne pas aimer ce qu’on entend mais il faut par la suite analyser l’information, prendre un recul et faire des choix. C’est possible et cela nous revient de différentes façons.

Au plaisir !

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