Cyberportfolio de Roberto Gauvin

directeur d'école au Centre d'@pprentissage du Haut-Madawaska situé à Clair au N.-B.

Je réfléchis

26 août 2008

Qu'est-ce qui fonctionne dans les écoles ?

Je suis à préparer la rentrée avec le personnel du CAHM et je veux utiliser les travaux de Robert J. Marzano et plus spécialement son livre intitulé; What Works in Schools publié par l'Association for Supervision and Curriculum Development dont je suis membre. Je veux m'attarder sur le chapitre 9 à propos des stratégies d'apprentissages. Voici en bref, quelques idées tiré du livre de Marzano :

Selon Bennet (1986 et cité par Marzano), la recherche permet de donner repères précis pour un enseignement de qualité. Il faut développer chez les enseignants :

* L'utilisation d'expériences
* L'utilisation de stratégies pour estimer
* Les attentes de l'enseignant
* Le renforcement pour l'effort
* La gestion efficace du temps d'enseignement
* L'enseignement directe
* Les techniques de mémorisation
* Les techniques de questionnement
* Les devoirs et l'évaluation en classe

Aussi, Creemers (1994) a identifié les éléments suivants ;

* L'organisation avancée
* l'évaluation
* Le feedback
* L'enseignement correctif
* La maîtrise de l'apprentissage
* La capacité de regrouper efficacement
* Les devoirs
* La clarté des présentations
* Le questionnement

Marzano propose donc des étapes à suivre pour les écoles qui veulent développer des stratégies efficaces d'enseignement. Ainsi, il faut donner aux enseignants un cadre qui permet le développement de différents comportements souhaiter chez les élèves. Par exemple, identifier des similarités et des différences, prendre des notes et faire des résumer, renforcer l'effort et donner de la reconnaissance, les devoirs et la pratique, les représentations non-linguistiques, le travail coopératif, se donner des objectifs et des buts, faire et tester des hypothèses, poser de bonnes questions, donner des indices et utiliser des organisateurs graphiques. Pour y arriver il faut se donner des buts précis et les communiquer aux élèves. On devrait aussi encourager les élèves à se donner aussi eux-mêmes des buts personnels. Il faut par la suite mesurer le progrès, balancer le travail individuel et celui d'équipe, renforcer l'effort, célébrer les succès en s'assurant de ;

* Donner la chance aux élèves de travailler individuellement
* De pouvoir aussi travailler en groupe
* Grouper les élèves selon leurs connaissances et leurs habiletés dans certains sujets
* Donner du feedback aux élèves sur chacun de leur buts
* Célébrer
* Donner des exemples d'efforts
* Donner la chance aux élèves de s'autoévaluer par rapports à leurs objectifs d'apprentissage

Toujour selon Marazo, il faut préparer les élèves avec une phase de préparation, une phase de réalisation et une phase d'intégration.

Cela tombe bien car je me souviens d'un billet que j'avais écrit en février 2006, suite à ne formation avec Louise Beaulieu. Louise sera avec nous vendredi de cette semaine. Coïncidence ??? Voici une partie de ce billet ;

Processus d'enseignement
Prendre un scénario d'un enseignant. On regarde si c'est motivant et signifiant...On évalue la tâche est contextualisée. Qu'est-ce qu'on va faire avec...(la tâche)...On voit s'il est possible d'augmenter la signifiance. On regarde ensuite si on a de la complexité ou un défi cognitif...Est-ce qu'il y a un déséquilibre et on cherche comment on peut compliquer le problème...Est-ce qu'on veut qu'ils apprennent des connaissances ... On place donc une contrainte (Ex : Il faut que vos questions reflètent l'organisation du territoire...S'ils demandent c'est qui ça...Voilà une occasion pour enseigner..). On peut utiliser la fiche de Rosée Morisette "Critère d'évaluation au regard d'une tâche utilisées comme activité d'apprentissage". Il peut y avoir 3 types de connaissances Déclaratives, Procédurales et Conditionnelles. (Ex : carte de débit...D : j'ai une carte, P : comment l'utiliser et C : quand je l'utilise, manque d'argent...) Le conditionnel c'est un peu comme se demander : Est-ce que je peux utiliser ce que j'ai appris pour faire autres choses... On doit alors évaluer et analyser les besoins. (Moi je fais le lien avec ces travaux de Helen Barret et l'utilisation du cybercarnet avec ce billet de Mario Asselin. On encourage que les productions des élèves ne sont pas généralement. Si on veut que ça soit constructiviste...un conte n'est pas pareil...) Tâche contient une situation complexe, contextualisée et signifiante... On peut utiliser le gabarit suivant : Situation problème. Par exemple en voici un sur l'Égypte. On ne devrait pas justifier le contenu mais, plutôt l'habileté qu'on veut développer... On ne se sert peut-être pas du théorème de Pytagore mais plutôt du processus de comment on va l'apprendre, mesurer, etc...

Les questions de transferts devraient être posés au début dans la phase d'intégration...Les décrocheurs potentiels doivent être rencontrés individuellement pour s'assurer de connaître sa situation de transfert...et pour maintenir le niveau de motivation...Dans la phase de préparation, on doit dire à l'enfant ce qu'il va apprendre. Les connaissances antérieurs on va les chercher sur les stratégies et les habilités qu'ils possèdent déjà. (Front page, capable de faire des recherches, le travail d'équipes..) Il faut trouver des manières pour que les élèves comprennent ce qu'ils vont apprendre et quels transferts ils feront... et activer les habiletés antérieurs pour le projet...Pour qu'ils n'aient pas trop un gros conflit cognitif et qu'ils soient trop en déséquilibre...

Phase de préparation On peut voir ici le document de l'auto-évaluation de la phase de préparation...Il faut savoir ce qu'on veut comme production. On utilise le gabarit situation problème pour préparer un problème à résoudre... Voir document « auto évaluation de la phase de préparation »..Ainsi proposer une mise en situation stimulante et motivante (il ne faut pas oublier ceux qui peuvent décrocher du projet...). On doit activer les connaissances antérieures (les stratégies et les connaissances), représenter la tâche (exemples, critères, évaluation), il faut travailler les stratégies essentielles à la réalisation de l'activité et offrir les outils nécessaires et identifier les éléments du transfert (Dans la vraie vie...est-ce que vous faites cela..(Un rapport de recommandations, convaincre quelqu'un...dans sa vie personnelle, à l'école et dans sa vie professionnelle)...Il faut faire 3 ou 4 habiletés dans des contextes différents...

Comment cheminer dans un processus d'accompagnement et d'auto-évaluation ?

Selon Glasser si on accompagne une personne ...Le seul moment que celle-ci peut évoluer est lorsqu'elle
le réalise elle-même. Il faut comprendre que si on change, nous allons gagner quelque chose avec ce changement...On ne recule pas en arrière...Il faut être plus gagnant que perdant...On peut perdre un peu de temps au départ mais, à la longue, nous gagnerons quelque chose.

Il faut réfléchir à nos pratiques et se demander :
* Qu'est-ce qui peut te permettre d'être un bon enseignant ? On ne porte pas de jugement, ce n'est pas une agression...
* Est-ce qu'e je suis satisfait ?
* Est-ce que j'ai eu les résultats que je m'attendais ?
* Comment vais-je m'y prendre pour changer la situation ?

Ces questions portent à la réflexion...Elles sont importantes...

Pour en savoir plus :
Voir le document "Critères d'évaluation au regard d'une tâche utilisée comme activité d'apprentissage".
Site de l'université de Moncton pour des idées créatives et des exemples...
Métcognition, Tableau sur la métacognition
Socio-constructivisme
Apprentissage par Projet (APP ou Problem-based learning)

Décidemment, l'année scolaire s'annonce bien...

:-)

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