Cyberportfolio de Roberto Gauvin

directeur d'école au Centre d'@pprentissage du Haut-Madawaska situé à Clair au N.-B.

Je réfléchis

10 octobre 2008

Première rencontre avec Rosée Morissette...


J’ai eu la chance ce matin d’assister à une rencontre avec Rosée Morissette auteur du livre « Accompagner la construction des savoirs ». Mme Morissette est consultante en éducation et accompagne des organisations scolaires dans plusieurs domaines liés à la gestion et l’analyse réflexive et sur le concept de formation professionnelle. Cette première rencontre d'une série de 5 fait partie d'un processus d'au moins 2 ans (4 autres rencontres l'an prochain). Les prochaines rencontres auront lieu ; le 11 décembre 2008, 20 février 2009, 24 avril 2009 et 22 mai 2009.

J’ai bien aimé cette rencontre qui s’inscrit dans l’objectif du district scolaire 3 d’accompagner les directions d’école dans un processus de formation continue. Voici don un résumé de mes notes personnelles prises tout au long de cette journée.
Comment peut-être compétent et conscient ? Les deux roues de bicyclette…c’est a roue d’en avant qui donne la direction (conscient). Quel outils ais-je besoin pour garder ma bicyclette en équilibre. On travaillera sur la roue en avant…On peut lui envoyer un courriel pour avoir la copie des fiches sur la bicyclette...

Quelles sont mes croyances ?... Je devrais les définir ? Le nommer…

Nous somme constamment en apprentissage… tout au long de notre vie…Derrière apprentissage il doit y avoir des transferts…dans des situations différents avec lesquelles nous avons appris. Il y a des transferts de bas de gamme et transferts haut de gamme. En éducation, des transferts de bas de gamme sont limités aux applications (mettre les temps des verbes selon une règle. C’est de l’exercisation…). Dans un transfert de haut de gamme, l’élève doit reconnaître les meilleurs connaissance qui luis seront utiles à appliquer. C’est la mobilisation… Les recherches disent que le cerveau est sensible d’emblée à des indices de surface semblables ; le contexte. Mais, le cerveau n’est pas sensible à des indices de structure. (Ex; un texte en français VS un rapport de laboratoire (avec ce qu’il a apprit en français). Car les indices de structures sont différents même si les indice de surface sont les mêmes. Il faut développer un processus pour prendre conscience, regarder .ce que je vous demande là à quoi cela peut servir ? Quels sont les outils utilisés ? Qu’est ce qui est pareil ? C’est faire de la métacogntion. La métacognition est nécessaire pour des transferts haut de gamme. C’est de la posture réflexive… Prendre conscience des modèles que nous utilisons dans nos pratiques à la direction d’écoles. Qu’est-ce qui nous mobilise ? Nos forces, nos faiblesses et nos limites…
Il y a une différence entre écouter et entendre…entendre c’est souvent ce que la personne n’a pas dit et qu’il faut comprendre…

Référentiel # 1 : L’analyse réflexive VS la métacognition
Pour faire l’analyse réflexive, un individu actif doit réfléchir sur sa pratique professionnelle. Pour faire de la métacognition, une personne doit réfléchir sur son processus d’apprentissage. Dans une situation d’analyse réflexive, la personé utilise le questionnement métacognitif. Dans les deux cas, c’est le transfert et le développement de la compétence qui sont visés.

Référentiel # 2 : La formation professionnelle doit comprendre 3 types de formation ;

1- Activités d’information et/ou sensibilisation : Congrès, conférences, colloques, ect…
2- Activités d’approfondissement : Ateliers, groupes innovateurs, recherche-action, ect..
3- Activités d’accompagnement : Avec une personne experte, analyser sa pratique pédagogique régulièrement et évaluer la portée pédagogique des stratégies d’enseignement et d’apprentissage utilisées; participer à des groupes d’analyse pratique. Ce sont des activités qui favorisent l’intégration ou le transfert.


Trouver et lire le rapport de l’OCDE intitulé ; Comprendre le cerveau : naissance d’une science de l’apprentissage.

Si on veut faire de l’accompagnement, il faut réfléchir à l’importance que l’on accorde aux relations personnelles au travail. Qui dit choix, dit deuil.. Il faut faire des choix… On ne peut pas tout faire… Pour être bien, il faut trouver ce qui nous mobilise dans notre travail.

Les deux besoins fondamentaux pour les individus ; Le besoin d’être entendu dans ma différence, dans mes mots, mon vécu, mon expérience et dans mes émotions et d’être reconnu tel que je suis et non tel que l’autre voudrait que je sois. Comment voulez-vous qu’une personne s’engage si elle ne se sent pas entendue et reconnue.

Référentiel # 3 : Il existe 5 composantes professionnelles à développer que nous avons tous à développer car nous vivons dans un monde de plus en plus complexe ;

1- Intervenir de façon systémique ; On ne peut pas travailler avec des humains de manière linéaire et séquentielle. Notre approche doit être plus systémique Les humains ne sont pas logiques, rationnel, la décision de changer est affective. Systémique = complexe
2- Communiquer de façon efficace
3- Accompagner les personnes
4- Faire preuve de vision
5- Analyser sa pratique professionnelle

Un changement de paradigme est un changement dans la façon de penser, voir et d’agir. La peur peut être saine mais il faut en être conscient et apprendre à la gérer. Lorsqu’on est en projet, on peut trouver des réponses à ce qu’on cherche et trouver des éléments qui vont nous nourrir. La plus grande peur aux changements c’est la peur d’être incompétent. Souvent, on n’entend pas la peur des gens… On ne veut pas que les gens deviennent comme mais qu’ils partagent des expertises différentes. On doit reconnaître les gens dans leurs forces.

Référentiel # 4 : L’analyse réflexive ce n’est pas une démarche de résolution de problème. Le questionnement est dans le but à amener la personne à découvrir ses pratiques et ses modèles. On met la personne en posture réflexive. Pas tant sur la situation mais on s’intéresse à la personne. C’est à dire plus au sujet qu’à l’objet. Il y a des types de questions qui favorisent la pratique réflexive. Donner du reflet est de dire ce que la personne n’a pas dit… L’intérêt est de rende explicite ce qui est implicite…de lui montrer des choses qu’elle ne voit pas… On doit pratiquer l’écoute, le reflet et le questionnent métacognitif.

Pour présenter une situation d’analyse réflexive;

1- Brève description d’une intervention jugée inefficace (une action posée).
2- Ce que je voulais obtenir comme résultats
3- Ce que j’ai obtenu comme résultats (effets visibles)
4- Comment j’explique la différence entre les résultats souhaiter et les résultats obtenus.
5- Une de mes croyances au regard de cette intervention (Qu’est-ce qui m’a incité à intervenir de cette façon ?)
6- Ce que j’attends du groupe…

Donc : Quels sont les éléments de la situation présentée que je retrouve dans ma pratique professionnelle ?
Si on est bloqué au limbique…on accède pas au cortex… Il faut développer le processus d’apprentissage.




On peut énoncer nos croyances.. Est-ce que nous pourrions appliquer celles-ci est une autre affaire… L’indicateur d’un changement permanent dans une organisation est que celui-ci continue sans que la personne qui porte le flambeau quitte ses fonctions et que le changement continue. La tâche non-négociable dans une école est que les enseignants fassent faire des apprentissages aux élèves…C Des apprentissages solides et durables, c’est ce qui est le plus important…
Qu’est-ce qui est le plus important pour toi ?

Questions à privilégier pour un questionnement métacognitif;

1- Les questions ouvertes ou à développement.
2- Les questions relais
3- Les questions miroir
4- Les questions de validation

Questions à éviter;

1- Les questions fermées
2- Les pourquoi
3- Les comment
4- Les questions qui fournissent les réponses
5- Les questions interro-négatives

Référentiel # 5 : Les questions de l’LELFE qui selon David Sevran-Schreiber transforment le quotidien banal en un instant magique :

Q : Question ; En écoutant la personne au moins 3 minutes sans l’interrompe on lui demande Que s’est-il passé, est arrivé…
E : Émotion : Quelle émotion as-tu ressentie ?
L : Le plus difficile : Qu’est-ce qui a été le plus difficile pour toi ?
F : Faire face : Qu’est ce que tu penses que tu vas faire ?
E : Empathie : Je suis désolé pour ce qui est arrivé…

Deux messages sont à retenir ;

1- Les changements les plus complexes sont les changements humains.
2- Les changements humains ne sont font pas comme des changements technologiques…pas avec de la logique…

Les leaders ne sont pas des vendeurs…Ils doivent expliquer leur vision, leurs valeurs et nos croyances. Il faut aussi aller voir ce que sont les représentation d'un bonne direction d'école.

Je n'ai pas le temps VS Je n'ai pas pris le temps....

Pour trouver du temps, on peut mettre une caricature dans la porte du bureau "Je pense...". Il faut trouver des temps d'arrêt...

J'ai donc bien aimé ma journée et je prendrai du temps pour réfléchir à tout ce que j'ai entendu, tout ce que j'ai écrit et à comment je peux utiliser ce matériel dans mes pratiques professionnelles. Je suis bien content d'y avoir participé !

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