Lorsque les gens arriveront dans le local, la vidéo suivante pourra être visionnée avant le début de la présentation. Cela pourrait être une belle occasion pour présenter la vidéo « Komment aise kon aprand a ékrir ? » et aussi d'expliquer l'importance de donner aux enseignants la possibilité de créer des activités pédagogiques en relation avec un cadre flexible et ouvert. On doit décider si nous voulons des techniciens de l’enseignement (ceux qui utilisent des manuels et des feuilles de travail) ou des professionnels de l'enseignement (ceux qui fabriquent des activités pédagogiques riches et variées). Cela peut être un sujet délicat, mais incontournable... J'aurai avec moi une copie des livres suivants;
The Worls is Flat ; Thomas L. Friedman
Le peuple des connecteurs; Thierry Crouzet
Preparing Student for the 21st Century; Donna Uchida, Marvin Cetron et Florette McKenzie Voici donc un résumé de mes notes que j’utiliserai pour ma présentation de lundi et de mardi. Évidemment, je vais élaborer pour chacun des points. L’exercice de publier ce billet me permet en même temps de réfléchir sur mon discours et d’analyser mes interventions. Je vous invite à me faire part de suggestions ou autre…
Introduction (qui je suis) et présentation de notre projet de cybercarnet. Lorsque je présente, je dois faire attention, car cela peut effrayer certaines personnes avec l’ampleur du projet ou encore motiver les gens à vouloir faire un projet semblable. Au CAHM, le projet existe depuis près de 4 ans et nous avons préparé le terrain bien avant. Cybercarnet, blogue, weblog, portfolio électronique, cyber portfolio c’est un peu semblable. Nous avons plusieurs projets au CAHM qui utilisent les TIC dont, le projet des portables, le projet du réseau des écoles innovatrices (Télévision, radio, cybercarnet) et le programme SAE. Notre projet de cybercarnets est basé sur les travaux d’Helen Barrett et les développements du cybercarnet chez Opossum de Québec avec l’aide de Mario Asselin. Notre but est d’apprendre à écrire pour lire, lire pour mieux lire, lire pour mieux écrire et écrire pour mieux écrire…ça vient de Mario… Notre projet est composé d’un agrégateur pour les nouveaux billets et d’un autre pour les commentaires récents. L’autorité sur le savoir (où avant, les enseignants transmettaient leurs connaissances et seulement les leurs…) est dépassée. Il faut donc redéfinir la littératie. Nous voyons les machines et les élèves voient les possibilités (David Warlick). Les jeunes sont des connecteurs (Thierry Crouzet). Nous les adultes, sommes des immigrants des nouvelles technologies de l’information et des communications. Les jeunes, nos élèves, sont des natifs. (Digital immigrant VS Digital Natives). Ils ont toujours connu le web. Il ne connaissent pas le monde avant Google… Notre projet à l’avantage d’être rassembleur. Cette année, tous les élèves et tous les enseignants à tous les niveaux y ont contribué. Cela a un impact sur la pédagogie et sur les apprentissages. La démarche d’apprentissage des élèves et différente tout comme la démarche pédagogique des enseignants. On voit aussi une différence dans l’apprentissage de l’écriture chez les garçons (ils écrivent plus et ils écrivent mieux). Les cybercarnets donnent aux élèves le goût de se dépasser et d’en faire plus. Ils participent à la construction des savoirs sur le web. Les élèves ne sont pas interrompus lorsqu’ils écrivent sur leur cybercarnet. Les élèves plus timides peuvent s’affirmer. On voit des élèves qui se font entendre et qui partagent leurs connaissances avec le reste de la planète. Les élèves peuvent aussi faire des transferts avec ce qu’ils apprennent et nous surprennent par ce qu’ils retiennent et sur ce qu’ils ont appris. Apprendre se fait en 3 temps (Yves Nadon) ; expliquer, démontrer et pratiquer. Par exemple, pour apprendre à jouer au tennis, il ne suffit pas de se faire expliquer le jeu et de se faire démontrer comment tenir la raquette. Il faut pratiquer… Plusieurs heures, plusieurs jours et plusieurs années si on veut être un excellent joueur. Il faut donc passer plus de temps à se pratiquer qu’à se faire expliquer. Dans nos classes, est-ce la même chose ? Est que nous passons trop de temps à expliquer et pas assez pour se pratiquer à écrire? Les cybercarnets sont nos terrains de tennis de l’écriture. On ne peut pas attendre d’être un joueur professionnel avant de jouer au tennis non? Alors est-ce qu’il faut attendre que les élèves sachent écrire sans fautes avant d’écrire? Ceux qui enseignent la musique et les sports savent que les apprenants doivent à l’occasion se produire devant un public pour mieux réussir et pour s’améliorer. (Mario Asselin). Pourquoi ne serait-ce pas la même chose pour l’apprentissage de l’écriture ? Par exemple, ma fille Cloé a joué du violon pendant un an. Lors de son concert de fin d’année, elle a échappé son archet pendant qu’elle jouait « L’hymne à la joie ». Qu’avons-nous fait à la fin du spectacle? Nous nous sommes levés et nous avons applaudis chaleureusement. Pourquoi on ne peut pas faire la même chose avec l’apprentissage de la lecture? Le cybercarnet permet donc la formation de communautés d’apprentissages favorisant l’utilisation de logiciels sociaux afin de développer le socioconstructivisme et la métacognition. On peut aussi avoir un impact sur la zone proximale de développement. Les élèves peuvent alors réussir leurs travaux avec l’aide d’un accompagnateur. Cela donne beaucoup de pouvoirs aux élèves. Par exemple en faisant une recherche Google avec les mots « La roue de conduction », ce sont des élèves de 12 ans du CAHM qui sortent en tête de la recherche. En tête au niveau de la planète !!! Fascinant non ? Si l’on sait que quelqu’un va nous lire, nous voir ou nous écouter, il y a de fortes chance que nous fassions des efforts supplémentaires pour mieux faire et faire le moins d’erreurs possible et aussi de trouver des moyens pour se dépasser…c’est dans notre nature. En terminant, le projet de cybercarnet nous permet de créer des objets d’apprentissages francophones en milieu minoritaire et de prendre notre place sur le web en participant à la construction des savoirs. Par exemple, la vidéo de Megan sur «La cellule végétale» peut être utilisée par n'importe qui sur la planète qui a une connexion internet. Les élèves peuvent ainsi partager des textes, des vidéos, des podcasts, des images ou autres à l’aide de logiciels sociaux tels que YouTubes, Flickr, MovableType. S’ils peuvent faire ceci à dix ou douze ans, imaginez ce qu’ils feront à 20, 30 ou 40 ans ? Liens utiles et importants :
Suite à l'invitation de Mathieu Quimper, je présenterai la conférence d'ouverture et un atelier lors de la journée des cercles de l'AEFNB vendredi. Pour ma conférence, j'utiliserai Keynote pour la première fois. Pour ce qui est de mon atelier, j'utiliserai mes notes d'une présentation que j'avais fait un peu plus tôt que j'actualiserai au besoin...
Bravo Roberto. Ton billet est bien complet et très intéressant. J'ai justement eu une bonne discussion ce matin avec une enseignante qui est bien inspirée par votre carnetWeb. Elle le consulte souvent et elle remarque une qualité d'écriture remarquable pour des élèves de ces niveaux. Bientôt, elle aura son carnetWeb pour sa classe.