Quelques articles du Telegraph Journal de Saint-Jean au Nouveau-Brunswick ont attirés mon attention récemment. C'est ainsi que certains résidents de la communauté de Springfield semble se diriger vers un bras de fer avec les autorités scolaires concernant l'interprétation de l'hymne national à l'école. Ceci aura probablement aussi des répercussions dans la communauté et naturellement, dans les autres écoles de la province. Le débat semble en gros au fait que l'école a décidé de ne plus jouer l'hymne national le matin et de le réserver pendant les événement spéciaux comme le Jour du Souvenir ou autre.
L'article de vendredi est disponible en ligne et est précédé de celui-ci et de celui-là quelques jours auparavant.
On peut y lire par exemple la perception d'un parent ;
It was last year, as her daughter Julia prepared to sing O Canada for Canada Day celebrations in Sussex, that she realized her youngster needed help with the lyrics.
"She said, 'I have to practise, we don't sing it at school anymore,' " Boyd said. "I was completely shocked. This is a personal thing for me and my family."
In an attempt to reinstate the anthem, Boyd has spoken with School District 6 superintendent Zoë Watson, Millett, the Home and School Association and, on Tuesday night, attended the Parent School Support Committee to voice her concern that the elimination will hurt the respect children feel for their country.
et aussi celle d'une direction d'école ;
As a school administrator, he attempts to juggle the interests of a diverse population, Millett said.
"Whether it's for religious or family value reasons, this is a public education system, it's secular and we're serving the public," he said. "Is it right or is it fair for children who are not allowed to sing the anthem to be forced to?
"Different families have different beliefs. There are people of particular faiths who would say the Lord's Prayer should be brought back. Other people of particular faiths or beliefs say they don't want their child to sing the anthem. It's not up to me as a school administrator to subject kids to something their parents don't want them exposed to. I have to protect the minority rights as well as the majority rights."
"We're not living in a bubble in the Belleisle - there's cultural diversity everywhere," he said.
Dans un autre article publié samedi, les politiciens ont fait connaître leur position ;
Education Minister Kelly Lamrock has sided with Belleisle parents and believes the tradition should be restored in the school. He spoke with all superintendents in the district on Thursday, his spokesperson said, to voice his position that the anthem should be sung in schools.
Premier Shawn Graham too has weighed in on the issue.
"I would love to see O Canada sung in the schools and I think Kelly's bang on that we have to develop a policy that's uniform across the province," he said during a meeting with the Telegraph-Journal's editorial board on Friday. "When I heard about this it shocked me because I remember we used to sing O Canada in elementary school, but we never sang it from Grade 7 to Grade 12. I remember thinking: 'Why would we sing it in elementary school, and not in the high school?'."
Beau débat en perspective...
Pour une petite province avec une population un peu plus grande à celle de la ville de Québec, il ne se passe généralement pas grands débats. Notre système d'éducation qui garantit les droit aux francophones et au anglophone est assez renfermé et l'idéologie et la culture organisationnelle est souvent contrôlée par quelques personnes du type "Old Boys Club". Il sera donc intéressant au cours des prochains jours de voir l'évolution de ce débat et jusqu'à où ira la démagogie d'un bord comme de l'autre. Par exemple, un peu par hasard, j'ai trouvé sur le web une pétition en ligne mais aussi un blog d'une personne qui montre sa position assez clairement en plaçant même le courriel de la direction d'école pour encourager les gens a faire part de leur mécontentement... Il ne manque que son adresse postale, son numéro de téléphone personnel ou d'une localisation GPS sur Google Map...là, je crois, que ça dépasse les bornes et que ça commence a déraper... Une autre belle raison de ne plus vouloir utiliser les courriels pour les directions d'école... non ?
On parle beaucoup sur l'importance de la fierté d'être canadien et canadienne et du mandat qui n'est pas clair pour les écoles. Au Centre d'apprentisage du Haut-Madawaska par exemple, nous jouons le Ô'Canada à tous les lundi matin et un drapeau de l'unifolié est placé dans chacune des classes. Nous avons la chance d'avoir notre harmonie qui peut l'interpréter lors d'e rencontres spéciales comme le Jour du Souvenir et lors de notre cérémonie du juin. Est-ce assez ? Est-ce que nos élèves seraient plus patriotique si on faisait jouer l'hymne national à tous les jours ? Est-ce qu'au contraire, si on le jouait plus souvent, nos élèves seraient désensibilisé et en porterait moins d'attention. Car il ne faut pas se le cacher, on s'attend que les élèves soient à l'attention (pour ne pas dire au garde à vous...), silencieux et en ligne droite pendant l'interprétation. Pour certains enseignants cela rythme avec discipline et confrontation. Notre société n'en n'est pas une qui peut se comparer au patriotisme de certaines autres nations comme les États Unies ou la Chine. Notre approche semble plus libérée et décontracté. Il y va aussi de savoir si oui ou non certaines paroles dont "...il sait porter la croix..." a bel et bien une connotation religieuse et si ainsi certains personnes ont un argument de poids avec son utilisation à l'école. Est-ce qu'on devrait par exemple exclure les élèves qui ne veulent pas participer à l'interprétation de l'hymne national. Ça promet... Il est clair que la société actuelle est différente, change et se transforme. Certaines personnes auront à s'adapter... On ne peut par retourner en arrière même pour les nostalgique de la chose...
On n'a pas parlé beaucoup de ce débat de la qualité versus la quantité. Ce que je veux dire est que même si on fait jouer le Ô'Canada avec la piètre qualité de certains enregistrements que nous avons en notre possession (certains vont même jusqu'à 5 minutes) vont permettre de développer un patriotisme exemplaire. Il ne faut pas que cette activité soit "garrochée". Au CAHM, nous essayons à chaque semaine d'inviter un élève ou une classe pour interpréter notre hymne national. Cela rend l'activité plus personnelle et semble toucher droit au cœur les élèves et le personnel à l'école. Il ne faut pas tomber dans le piège de jamais versus tout le temps. L'une ou l'autre des approches a ses points forts et négatifs. Je m'attend donc à ce qu'une politique ou directive soit émise du Ministère de l'éducation du Nouveau-Brunswick suite à la pression sociale qui sera exercé par certains parents et avec le déploiement d'un sondage qui semble dépasser largement les frontière de la province. Au pire, cela fera l'objet d'un longue et vague discussion lors d'une réunion de directions entre le développement de listes de matériel scolaire et sur le besoin de bloquer un autre site web. Décidément, plus ça change plus c'est pareil... au Canada...
En terminant pourquoi ne pas se laisser sur le visionnement de l'harmonie du Centre d'apprentissage du Haut-Madawaska qui interprète sur YouTube...qui n'est pas encore bloqué...
Mise à jour: (3 février 2009) : Voici un article de Radio-Canada où on a placé certains de mes commentaires suite à une entrevue.
La séparation de l'État et de l'Église ne serait-elle pas mieux représentée si on actualisait les paroles de l'hymne national ?
On ne peut nier notre passé, avec ses profondes racines religieuses (catholiques et protestantes, surtout) mais la réalité démographique du Canada du 21e siècle, avec sa grande diversité, et notre fierté de s'afficher comme une société ouverte et libre serait moins distraite par des incidents de ce genre si l'hymne du pays choisi par tous ceux qui l'habitent serait exempt d'allusions à des symboles religieux.
Entonné chaque lundi + événements spéciaux? Ça fait du GBS pour moi ;-)
Je suis d'accors avec jacques sur tout les point.