Je participe aujourd'hui à une formation sur une trousse de littératie pour favoriser l'oral, la lecture et l'écrit. Voici donc une copie de mes notes ;
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Cette trousse en littératie veut développer les compétences des élèves francophones à l’oral, en lecture et en écriture. Cette trousse a vu le jour dans le cadre du PPCFLP (Projet pan canadien de français langue première). Ce n’est donc pas une trousse de francisation. La trousse veut que les enseignants développent des pratiques réflexives adaptées en milieu minoritaires et pour outiller les enseignants. Elle permet à l’élève de développer une meilleure estime de soi et son rapport à la langue et de démontrer que le français n’est pas seulement une langue scolaire. Elle veut aussi développer chez les élèves un pouvoir sur ces méthodes de travail et son contrôle de la langue. La trousse propose des champs d’intérêts pour chaque tranche d’âge et pour élaborer des tâches en fonction des motivations de l’élève.
Communication orale
La parole est plus facile si le climat est bon. Souvent on a tendance a moins mettre de temps à développer un climat propice et à aller directement aux programmes d’études. Nous sommes des humains et la prise de parole est importante. Si on veut que les élèves prennent la parole, on doit développer un climat propice tout en gardant une bonne structure. C’est de cette façon qu’on développe l’échafaudage et que les élèves puisse mettre en application des stratégies pour s’améliorer.
Comment sait-on si on a apprit si nous ne pouvons pas le dire en mot ou à l’écrit ?
L’élève doit maîtriser la prise de la parole. Souvent en écrivant, on arrive a mettre sur papier des choses que nous n’aurions pas pu dire, on peut comprendre l’importance de l’expression orale.
« L‘aisance à l’oral, la facilité de communiquer, d’argumenter à l’oral et un facteur essentiel de la réussite sociale et professionnelle, alors que l’inverse explique bien des échecs » G. Beaulieu
Comment peut-on promouvoir la communication orale chez nos élèves ?
Est-ce que ceci doit seulement avoir lieu pendant les cours de français ?
Est-ce qu’on transmet des connaissances ou est-ce que nous réussissons à placer les élèves en réflexion et en apprentissage social ?
De quelle façon je vais m’organiser dans ma salle de classe pour que les élèves s’améliorent à l’oral ?
On manque de connaissance pour développer l’oral comme objet d’apprentissage. Une façon de travailler l’oral selon la recherche serait d’utiliser des séquences didactiques. On lui donne un sujet, l’élève s’enregistre, s’écoute, voit ses défis et reprend afin de s’améliorer.
« La maîtrise du langage est, dans la société actuelle, un facteur de sélection »… « chacun a le droit de parole, toutefois ce droit n’est effectif que pour ceux qui savent le prendre et le tenir » Charmeux(1998) (Apprendre la parole)
« La langue est la véritable colonne vertébrale des apprentissages, le savoir des savoirs, la porte qui ouvre aux autres disciplines… » J. Lang (2000)
Voici les quatre fonctions du bon questionnement (O. Maulini):
1. Pour contrôler et l’évaluer (questions d’examen posées pour apprécier ce qui a été appris) ;
2. Pour créer l’ignorance et la dévolution du questionnement (questions posées
pour interpeller l’élève en le confrontant à son ignorance et en tentant de susciter
son intérêt, afin que la dévolution opère et qu’il accepte de jouer le jeu de confronter
son ignorance) ;
3. Pour guider et faire progresser (questions du maître qui permettent d’orienter, de guider,
d’encadrer ou de focaliser l’étude et de diminuer d’autant l’état d’ignorance ou
d’étonnement) et
4. Pour faire exprimer et produire (questions qui invitent l’élève à s’exprimer, à émettre
des hypothèses, à partager ses impressions et ses réflexions)
Vygotski affirmait que « le développement de la pensée est déterminé par le langage, c’est à dire par les outils linguistiques et par l’expérience socioculturelle de l’enfant. ». Par conséquent, il est impératif de considérer l’enseignement de la communication orale au même titre que celui de la lecture et de l’écriture.
Suggestion d’activité : On donne une leçon et on demande aux élèves d’écrire se qu’ils ont retenu. On leur demande pas la suite de parler avec un autre élève et de prendre en note ce qui manque à leur description. L’élève explique aussi ce qu’il a écrit. On refait cette partie avec des équipes de quatre élèves. Lorsque l’élève a eu la chance de l’expliquer au moins trois fois, il y a plus de chance de retenir l’information. On demande par la suite aux élève à quel stade il auraient aimé être évalués… Les chances sont que l’élève a accumulé plus d’information et une meilleur connaissance de la leçon… (Idée de l’auteur Marcia Tate ).