L'APTICA débute sur une bonne note avec une excellente conférence d'ouverture. J'ai eu la chance ce matin d'entendre Nicole-Lirette Pitre, professeure et chercheure à l'Université de Moncton. Nicole a donner des statistiques d'utilisation du web chez les jeunes au Nouveau-Brunswick et a su poser les bonnes questions à savoir si notre système d'éducation et nos enseignants s'adaptent aux nouvelles réalités de nos élèves…la génération net.. Comment la présence forte des Tic cela affecte les élèves ? Les NET (NETGen) sont-ils « vraiment » différent de la génération précédente. Selon un sondage au Nouveau-Brunswick, on voit les mêmes tendances qu’ailleurs dans le monde. Les élèves sondés des élèves de 8 ans à 19 ans. À la question au moins un ordinateur à la maison, les réponses sont toutes au dessus de 94 % à peu près de 98% pour le groupe des 8 à 11 ans. Pour l’utilisation du courriel et de MSN,
Les jeunes de la génération NET savent qu’ils ont toujours accès à des tonnes d’information récentes. Ils sont multitâche, veulent des réponses instantanées (sont parfois impatients), veulent personnaliser tout. Une émission de télévision sur YouTube prend beaucoup moins de temps sans les pauses publicitaires. Veulent être constamment en réseau avec leurs amis, leur collègues, ect… Ils veulent des choix, préfèrent collaborer (jeux, devoirs, ect…) car pour eux c’est nécessaire. Pour résoudre des problèmes difficiles, ça prend beaucoup plus de cerveaux. Nos élèves peuvent résoudre différents problèmes complexes et de façon créatives (Think outside the box). Ils voient les personnes autoritaire comme des gens ayant des expériences accumulées (et pas nécessairement la quantité de connaissance acquises ou le nombre de diplômes). Est-ce que les élèves nous voient comme des experts ? Les jeunes de cette génération, partagent facilement (trop facilement ?) tous les aspects de leur vie privée.
Les jeux sont attrayant car ils respectent les caractéristiques des jeunes de la génération NET. Les tâches sont complexes et simples en même temps. Gagner est basé sur l’accumulation des expériences et non pas sur l’accumulation de faits. Les jeux donnent le pouvoir à l’utilisateur (identité, personnalisation, prendre des risques, ect…), le jeu permet de risquer tout pour réussir sans conséquence. Le jeu est un tuteur patient… Les jeux permettent la résolution de problème (situation complexes passant par des cycles d’expertise) en commençant pas des problèmes plus simples à plus complexes au rythme du jeune.
Ça clique mais, à l’école, les TICs doivent être utilisés pour des activités dynamiques qui favorisent le développement d’habiletés de haut niveau cognitive. Les activités doivent être complexes et de haut niveau tout en permettant la prise de risque. Ces activités parlent aux jeunes… Cela peut leur aider à développer leur pensée critique… Les TICs permettent la résolution créative de problèmes complexes, permet aux jeunes de créer leur « espace d’apprentissage personnel » en ligne, les outils « maîtrisés » par les jeunes doivent être exploités (et non interdits) à l’école (EX; MSN, Facebook, YouTube, ect…). Il faut donc une triangulation entre le contenu d‘apprentissage, la compréhension des styles d’apprentissages des élèves NETGen et les pratiques pédagogiques respectent ces styles, les pratiques évaluatives cohérentes aux styles des élèves NETGen.
J’ai bien aimé cette présentation. Il faut prendre de temps pour trouver des moyens afin de rejoindre la nouvelle génération d’élèves qui occupent nos salles de classe. À suivre...
Mise à jour : L'ami Jacques vient de mettre en ligne la présentation et les statistiques présentées par Nicole. Merci !!!