Une autre belle journée passée en compagnie de Rosée Morissette. Voici une copie de mes notes personnelles. Vous pouvez voir les autres billets de mes rencontres d'accompagnement en cliquant sur le lien suivant.
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Lorsqu’on parle d’apprentissage, on parle de pouvoir faire des transferts. Il existe 2 types de transferts ; Bas de gamme et haut de gamme. Pour un transfert de bas de gamme, on parle de développer des applications, de décontextualisé, d’exercices (automatisme) et de répétition. Pour les transferts de haut de gamme on parle de mobilisation de contextualisation et de conscientisation. Avec les transferts de bas de gamme, cela fonctionne seulement si le contexte est le même. Lorsqu’on arrive dans la vraie vie, ce n’est pas toujours automatique. Le cerveau ne reconnaît pas le contexte. Il doit donc y avoir un contexte varié et multiple en vivant un processus de conscientisation. Il doit avoir une disponibilité mentale pour le faire et inclure toute la personne.
Lorsqu’on veut faire un apprentissage, nous apportons avec nous tous notre bagage émotionnel et un inconfort. Ce qui nous dirige, c’e sont nos émotions, nos expériences et nos références. Il faut souvent s’occuper plus du sujet que de l’objet. L’analyse réflexive est un bon moyen pour y arriver. Pour être efficace, on doit passer du réactionnel et aller vers le relationnel. Les 3 contextes pour situer l’accompagnement sont ; La conscientisation, la disponibilité mentale et la dimension affective.
La communication relationnelle ou interpersonnelle développe le sentiment d’appartenance et le niveau d’engagement. Elle répond aux deux besoins ; d’être entendu et d’être reconnu… Dans ce que je suis dans ma différence, dans mes mots, dans mon expérience de vie et dans mon ressentie et non dans ce l’autre personne aimerait me voir. Ëtre reconnu tel que je suis et non tel que l’autre voudrait que je sois… Les burnouts, les dépressions, les maladies sont souvent un signe de relations malades… La responsabilité revient à la personne qui doit parler et suivre certaines règles.
1 : Ne pas parler sur l’autre, mais parler à l’autre
2 : J’utilise et je pratique la confirmation
3 : Travailler sur ma capacité à sortir du réactionnel pour aller vers plus de relationnel.
4 : Je choisis de privilégier la confrontation plutôt que l’affrontement.
5 : Entendre une demande n’est pas y répondre.
6 : Le ressenti de l’autre ne peut être considéré (pas plus que le mien).
7 : Nul autre que moi ne pourra secréter mes propres émotions.
8 : Ne pas confondre celui qui parle avec ce dont il parle. J’entends le problème et j’écoute la personne qui le vit.
9 : Accepter de renoncer à l’approbation de l’autre pour confirmer ma position. Prendre le risque de s’affirmer.
10 : Ne jamais mettre dans une relation ce qui appartient à une autre. Chaque relation a une dynamique au présent qui lui est propre.
En situation d’analyse réflexive, on essaie de se concentrer sur le sujet et non l’objet. Le sujet étant la personne qui vit la difficulté et l’objet étant la situation. On peut utiliser les questions de l’LELFE de David Sevran-Schreiber :
Q : Question ; En écoutant la personne au moins 3 minutes sans l’interrompe on lui demande Que s’est-il passé, est arrivé…
E : Émotion : Quelle émotion as-tu ressentie ?
L : Le plus difficile : Qu’est-ce qui a été le plus difficile pour toi ?
F : Faire face : Qu’est ce que tu penses que tu vas faire ?
E : Empathie : Je suis désolé pour ce qui est arrivé…
Livre suggéré « Les mots sont des fenêtres » de Marshall B. Rosenberg