Cyberportfolio de Roberto Gauvin

directeur d'école au Centre d'@pprentissage du Haut-Madawaska situé à Clair au N.-B.

Je réfléchis

14 février 2011

Clair2011, mon évaluation...

Nous avons eu la chance d'accueillir du 27 au 29 janvier dernier, l'élite du web 2.0 francophone lors du colloque Clair2011. Au CAHM, nous sommes fier d'être l'hôte d'un évènement qui regroupait des gens intéressés à "Voir l'éducation autrement...". La thématique du colloque ne veut rien enlever à ce qui se fait déjà dans nos écoles mais veut porter un regard sur l'utilisation et la place des nouvelles technologies de l'information et des communication en éducation (TICE). Évidemment, comme direction d'école, je suis très satisfait du travail des élèves et des membres du personnel. Je suis aussi renversé par l'intérêt suscité par les participants. Déjà près de 60 articles ont été répertoriés sur le web et plusieurs participants ont laissées des traces de leur visite.

L'an dernier, plusieurs participants avaient manifestés le désir d'entendre plus de conférenciers et cette année ils ont été servis à souhaits. Daniel Peraya, Laurence Juin, François Guité et Sébastien Paquet on su nous faire réfléchir sur l'impact de l'utilisation des TICE mais surtout, de nous apporter à un autre niveau de réflexion à lequel nous sommes malheureusement trop peu habitué. Le BarCamp de samedi animé par nul autre que Mario Asselin a su nous permettre des échanges francs et ciblés selon nos besoins. Les participants ont aussi eu la chance de se promener dans l'école lors de la Foire Pégagogique. Ici, ce sont les élèves qui ont pris la relève et ils ont su répondre aux questions avec précision et avec passion. Leur participation n'a pas passée inaperçue et les participants ont aussi remarqués leur présence lors des quatre conférences majeures.

Au delà du colloque, il ne faut pas sous-estimé l'occasion de développer et de nourrir les réseaux des gens qui partagent les mêmes intérêts et qui vivent au quotidien les mêmes difficultés. Grâce aux réseaux sociaux, il est possible d'entretenir tout au long de l'année ces rencontres et de continuer à échanger et à partager nos connaissances. En lisant quelques billets,nous avons la chance de pouvoir résumer l'essence même de la rencontre Clair2011. Luc Gendron dresse bien la table en offrant dans son billet une série que questions pertinentes;

* En cherchant à penser “en dehors de la boîte”, quel rôle devrait jouer l’école pour améliorer l’éducation de nos enfants?

* Quel environnement scolaire favoriserait le meilleur épanouissement de nos enfants?

* Pour les enfants, leurs parents, les enseignants et les dirigeants, quels sont les nouveaux savoirs, savoir-faire et savoir-être à maîtriser pour bien comprendre et gérer les opportunités de même que les risques d’être en réseaux constamment par l’Internet?

* Comment identifier, qualifier et suivre cette progression technologique plus rapide que notre capacité d’assimilation?

* Quelle place les parents devraient-ils occuper?

* Quel rôle les entrepreneurs et leaders dans les communautés devraient-ils jouer?

* Dans un contexte où les savoirs sont de plus en plus disponibles via Internet et que les jeunes disposent de la capacité de les trouver, quel rôle devrait jouer les enseignants et comment peut-on supporter les plus inspirants pour contribuer à cette actualisation ?

* Comment peut-on tirer profit de ce réseautage et des sources de savoirs sans frontières?

* Est-ce possible de repenser l’école dans les cadres institutionnels actuels?

* Pour les aider à apprendre à apprendre, quels sont les meilleurs enseignants, les meilleurs approches pédagogiques et les meilleures technologies de communication pour stimuler la curiosité des enfants, pour améliorer leur confiance en eux et leur capacité de “lecture” ?

Sylvain Bérubé résume bien le sentiment de bâtir des ponts;
Au final, ce que je retiens, c’est l’importance de bâtir des ponts en cette ère des réseaux sociaux. Il faut donc favoriser les rayonnements d’initiatives du genre et viser le plus possible à éviter les silos. Briser l’isolement et favoriser la collaboration la plus franche possible doit devenir le leitmotiv de l’éducation, car sinon, on ne préparera pas les jeunes à l’avenir, mais au passé de l’époque industrielle, ce qui serait un non-sens en soi !

Un autre participante Nathalie Couzon, exprime bien l'atmosphère de cette rencontre ;
Dans la perspective de changement qui a animé ce rassemblement technopédagogique, il a été fait la preuve à chaque instant que les technologies et les outils du Web 2.0 donnaient du sens aux apprentissages réalisés par les élèves à l’école, les rendaient stimulants, dynamiques, facilitaient le partage, le réseautage, la coconstruction. Je me promenais dans les salles de classe et j’allais de surprise surprise, impressionnée non seulement par ce que les jeunes accomplissaient, mais aussi par leur capacité à m’expliquer avec une aisance toute naturelle ce que l’intégration des technologies avait changé dans leur vie d’écoliers et dans leur vie en général. «Je ne suis plus gênée de parler en public, m’affirmait la jeune animatrice de la station TV de l’école, car apprendre à animer des émissions m’a permis de savoir comment prendre la parole. Maintenant que je sais comment faire, c’est facile pour moi de communiquer.»

Sur son blogue, l'auteur Thierry Foulkes, reprend une citation de Mario Asselin;
Je me souviens très clairement du moment où j’ai vraiment pris conscience de ce qu’on était venu faire à Clair 2011. Sébastien Paquet venait juste de terminer sa présentation dans laquelle il nous bombardait de concepts inusités (followership, Littératie de réseau, Dissensus, chaordination, colibération). J’avais une question en tête et l’occasion est venue de la lui poser : «Tu es un universitaire Sébastien… Si tu avais à nommer la première chose à faire dans le milieu universitaire pour faire progresser les choses en éducation, tu dirais quoi ?» Sa réponse : «La collaboration ouverte !»

De son côté Jean-Claude Plourde écrit;
Comme observateur intéressé à la gestion des connaissances, j’ai participé au cours des derniers jours à l’événement CLAIR 2011 au Centre d’@pprentissage du Haut-Madawaska (C@HM) au Nouveau-Brunswick qui regroupait des éducateurs, des gestionnaires du domaine de l’éducation, des chercheurs internationaux, des professeurs universitaires et étudiants en éducation, des gestionnaires de communauté sur l’éducation et même des consultants auprès d’entrepreneurs. Ils participaient à cette rencontre afin de réfléchir sur l’école en transformation vers un lieu animé par ce que permettent les outils du «WEB 2.0». J’étais préoccupé par le projet éducatif qui place le savoir numérique au premier plan des interventions des gestionnaires, éducateurs et personnel de soutien et de l’implication des jeunes dans l’acquisition de ces savoirs. J’y ai rencontré des gens inspirants, innovants et créatifs qui ont su utiliser les ressources du WEB 2.0 pour l’apprentissage des étudiants. Mais j’y ai surtout remarqué le développement de ressources interactives entre les gestionnaires, professeurs et étudiants. Même les parents y trouvent leur compte au dire des jeunes auxquels j’ai parlé. Ils ont su établir des relations fortes entre tous les acteurs pour adapter les activités aux besoins des étudiants tout en s’habilitant mutuellement dans l’utilisation des outils du WEB 2.0, réseaux sociaux, wiki, blogue et outils multimédias. Lors des ateliers, tous les jeunes étaient les présentateurs de leur expérience pédagogique au même titre que leurs professeurs, ils intervenaient au même titre que les participants lors des conférences d’experts, ils rendaient disponibles leurs observations auprès de personnes intéressées qui n’étaient pas présents sur place mais suivaient à distance sur Twitter l’événement, mais aussi ils signifiaient l’implication de toute la communauté et particulièrement des parents à l’éducation des jeunes de la communauté.

Finalement, Clair2011 aura été l'occasion de proposer une déclaration intitulée "La déCLAIRation" de Clair2011 qui permet aux participants de prendre position au fait que;
Les participants à l'événement Clair 2011 de façon solidaire et responsable déclarent :

* qu'apprendre à apprendre pour la vie, à travers les technologies, les réseaux sociaux, les gens et les livres (virtuels ou papier) est d'une importance capitale pour l'éducation... afin de former des citoyens responsables capables de contribuer à notre société du savoir en constante évolution.

* que nous, les jeunes, nous voulons de la technologie dans nos écoles. Nous voulons apprendre en utilisant les technologies, mais aussi agir en tant que citoyen à l'aide de celles-ci.

* que les enjeux pour «voir autrement l'éducation» ne sont pas vraiment «technologiques», mais humains. Nous considérons que les enseignants et tous les autres membres de la communauté éducative ont le droit de se considérer eux-aussi, «en apprentissage», dans le contexte où l'une des seules choses permanente en éducation, c'est le changement!

* que les compétences essentielles à développer dans cet univers où l'information foisonne sont l'esprit critique, la capacité d'analyse et de synthèse et la construction identitaire.

Nous vous invitons à lire l'ensemble des trace de l'après Clair2011 et nous terminerons en laissant la parole à un élève du CAHM avec un extrait d'un billet de Patrick Boutot, président du conseil des élèves du CAHM;
J’ai été impressionné par le nombre de personne présent lors de ce colloque. Il y avait des gens de partout qui ce sont déplacé pour venir voir ce que nous faisons dans notre école. C’est une grande fierté pour moi d’avoir pu faire un discours de bienvenue devant tous ces personnes lors de la conférence de vendredi soir. Dans notre classe « les gens se pillaient carrément sur les pieds ». La classe était remplie de gens de tout pays qui venait voir les technologies présente en salle de classe.

Je suis fier de mon école car même si notre école est situé dans un village aussi petit et inconnue que Clair, nous faisons de si grande chose technologiquement et nous sommes si avant-gardiste que des gens de partout dans le Québec et même jusqu’en France veulent prendre de trois à quatre jours de leur temps pour venir visiter notre école et voir les façons d’enseigner de nos enseignant. Notre région est petite et les événements de Clair2010 et Clair2011 vont sûrement « mettre Clair sur la carte ».

Merci de votre participation !!!

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